essai: historique
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servant même de mousses , <de menues branches d’arbres résineux et coni-fères ( 1 ) , etc. En sommes — nous plus avancés dans ces diverses branchesd’économie rurale ? Commentt profiteroit-on des connoissances venues de loin,quand on néglige ce qu’il y a die bon chez ses voisins? Dans le nord de la France ,la Hollande, l’Angleterre, on se sert généralement de ce qu’on appelle la tuileflamande : a-t-on seulement essayé d’en comparer l’usage à celui des tuilescreuses ou plates employées dams les autres Départemens? La pince à arracher leschardons est un instrument supérieur au sarcloir ; pourquoi n’est-elle employée,jusqu’à présent, que dans quelques communes de la ci-devant Normandie ( 2 )?
Arrieta , Herrera, Castelllnou, et d’autres écrivains , se sont récriés contrel’attelage des boeufs au joug, qu’ils regardent comme un acte de cruauté : ilssoutiennent que les ligatures exerçant une compression douloureuse sur le frontde l’animal, il en résulte qu’aiu milieu des tourmens il dépense ses forces plusvite et avec moins de profit. Ce;s réflexions, dictées par l’humanité et l’économie,ont-elles détruit un usage blâimable ?
Mais le plus grand obstacle ;aux progrès de l’agriculture ancienne et moderne,fut le mépris dont elle se trouv/a frappée par l’abandon exclusif qu’on en fit auxesclaves , puis aux serfs de lai glèbe. Après avoir avili les individus , on avilitl’industrie et la terre. 11 est éttrange que dans l’enseignement religieux on aitconservé l’expression d ’œuvrees serviles , puisque la religion a tant fait pourhonorer le travail, affranchiir les hommes, et les rappeler à leur dignitéprimitive.
Constantin déclara libres touis les esclaves qui embrasseroient le christianisme.De Cairol prétend que la saineî politique condamne cette mesure, et que le décretde Constantin nous a produit ces mendians vigoureux , hardis et fainéans, quiinfestent diverses contrées de l’Europe (3) : il s’est abstenu prudemment d’endéduire les preuves. Autant vaiudroit, comme le père Barre et Linguet, assu-rer que l’esclavage est un moyœn de civilisation et de bonheur.
Il faut que la propriété et le;s produits de la terre soient libres, pour la faireprospérer. L’estimable Malouiet avoue que l’agriculture ne s’est perfectionnéeenEurope, que par la destructiion du servage qui, substitué à l’ancien esclavage,en avoit prolongé les effets désastreux ; et c’est de-là, dit-il, que date la préé-minence de cette partie du momde (4)- Ailleurs , cependant, il prétend que lesColonies ne peuvent être cultiwées par des blancs. On seroit effrayé des consé-quences et des contradictions qpii sortent d’une telle assertion, si l’on ne pensoit,avec de Pradt que la matuirité des abus dans les Colonies y amènera pro-chainement un nouvel ordre dœ choses (5).
Les moines, jadis trop prétconisés , aujourd’hui trop décriés; les moines ,