SUR L’AGRICULTURE.
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sur les matières d’économie rurale . Le seizième siècle vit naître ceux à?Ala-manrti (1), le plus beau poëme géorgique de l’Italie ; de Rucellai (2)5 deTansillo ( 3 ) ; qui ont été suivis de beaucoup d’autres, et dont on a publiéun recueil intéressant (4).
Nous venons de nommer Gallo. La prééminence de cet écrivain le recom-mande à la postérité; et les vrais appréciateurs de son mérite applaudiront àRè , pour en avoir pris la défense ( 5 ), contre Haller qui l’a maltraité (6).L ’Agriculture de Gallo (7) a eu plus de vingt éditions en Italie , sans compterles traductions françoises. On trouve dans les discours d’un de ses interlocuteurs,quelques idées fausses ou exagérées , par exemple , quand il soutient que lescommerçans feroient mieux de se livrer à l’agriculture ; comme si le négocen’étoit pas aussi un des élémens dont se compose l’organisation sociale. Avecla plupart des auteurs géoponiques , Gallo s’élève contre les rêveries astrolo-giques. Il écrit sans ornement; mais ses réflexions sont judicieuses, et l’ouvragese fait lire avec intérêt. On y voit, entr'autres choses, que les Milanois faisoientcuver leurs vins, vingt-cinq et même trente jours. Louis XII ayant conquis lepays, les François répugnoient à boire ce vin extrêmement dur : les habitanscontractèrent en conséquence l’habitude de cuver peu leurs vins. Gallo parle deceux de la Voltolina, qui, peu ou pas cuvés , se conservoient pendant vingt ans.
Ne pourroit-on pas reprocher à plusieurs des artistes qui, dans ces dernierstemps , ont écrit sur l'architecture, d’avoir dédaigné les constructions rurales ,sur lesquelles notre collègue Lasteyrie a publié un traité, traduit de l’Anglois ?
auvent des chaumières d’autantchâteaux sont plus nombreux,
x ± , _ ies, si l’un a trop, l’autre a trop
peu ? Rendons justice aux architectes des quinzième et seizième siècles : Al-berti ( 8 ) , Grapaldi (9), chez les Italiens ; Ponsard ( 1 o), chez nous, et beaucoupd’autres, se sont occupés des édifices champêtres. Ce dernier, sur-tout, dissertesur la bâtisse des étables, des poulaillers, des colombiers.
Les détails que l’on vient de lire ne sont guère qu’une énumération fasti-dieuse d’auteurs géoponiques ; mais l’intérêt qu’inspiroit alors l’agriculture àl’Italie , est prouvé par la multiplicité même de ces écrits, et par la va-riété des objets dont ils traitent. En donnant les préceptes, leur tâche est
(1) La Coltivazione, libri VI- Parigi,i 546 , in-12.
(2) Le Api } i53o , in-8°.
(3) LIPodere. Ce poëme, qui a été publiépour la première fois , à Turin , en 1769 ,avoit été composé deux siècles auparavant.
( 4 ) En 1785, à Lucques , on les a réunisen deux volumes in-8°. avec ceux de Betti ,il Baco da se ta; de Baruffaldi, il Cana-paio ; de Spolverini, la Coltivazione delBiso ; de Lorenzi, délia Coltivazione de ’Monti; de Giorgetti, il Filugello ; etc.
(5) Bibliographia georgica , pag. 35.
(6) Bibliotheca botanica, tom. I, pag. 3o4-
(7) Le vinti Giornate dell’ Agricoltura.Venetia, 1569 , in-4 0 . La première édition ,en dix journées , est de i55o.
(8) De Re Ædificatoriâ. Tlorentier, 1 485 ,in-fol.
(9) De Partibus AEdium. Parmæ , sansdate (1494) 1 in-4°.
(10) Traie té de V élection et choix desLieux salubres, pour la construction desBastirnens. Paris , 1617 , in-4°-