SUR L’ AGRICULTURE.
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intérieure, comme le conseilloitihziZy(i). Jovellanos , qui insiste sur ce moyen,observe que les blés de la Beauce et de l”Orléanois, très - éloignés de la mer,arrivent a Cadix avec l’économie de cent jpour cent, comparativement à ceux dePalencia , éloigné seulement de vingt miyriamètres de Santander. Pour avoircombattu des abus et des préjugés désastreeux, quel a été le sort de Jovellanos ?Sorti de la carrière ministérielle , où il poortoit des lumières et de la droiture,assiégé de calomnies, livré à l’Inquisitioni, il a été relégué dans une chartreuse,à Mayorque. Vainement, par sa lettre au rroi, du 8 octobre 1801, il expose qu’at-tenter à la liberté d’un innocent, c’est mœnacer celle de tous les autres ; il de-mande qu’on le juge, qu’au moins on lui dise de quoi il est accusé : ce cri dela vertu est regardé comme un nouveau ccrime. Le triste appanage des amis del’humanité est-il donc d’être tourmentés pendant leur vie! Souvent la justicetardive ne reparoît que sur leur tombe, ett des éloges posthumes ne leur rendentpas la vie. Un jour luira ! ce jour de la iiustice présentera Jovellanos , mort ouvivant, à l’estime de son pays , dont il i a voulu opérer le bien, tandis que letribunal dont l’existen ce calomnie la religion et déshonore l’Espagne , sera vouéà l’exécration publique avec les hommes dont il est l’instrument et l’organe.
Le Portugal , souvent considéré comme un satellite attaché au sort d’un plusgrand astre, suivit long-temps l’impulsion de l’Espagne . Mello, écrivain Portu-
£ ais , assure que ses compatriotes fùrentt toujours de soigneux cultivateurs (2).
l’auteur d’un mémoire inséré dans ceux dce l’Académie des sciences de Lisbonne ,sur l’histoire de l’agriculture de Portugal , sse plaint que les faits lui manquent ( 3 )jil désire que, pour remplir cette lacune, <on compulse les archives de la Torredi Tombo. Il a cependant recueilli assez dce documens pour combattre l’assertionexagérée de Mello.
L’agriculture avoit été encouragée en Portugal , au quatorzième siècle , parDenis I etSanche I, honoxésl’un etl’autrcedu titre de rois laboureurs. Mêmeéloge est dû à la reine sainte Élisabeth,, qui s’occupoit d’élever et de marierles filles des cultivateurs pauvres.
Sous JeanII, l’agriculturefit uneconquêîte,par l’introduction du mays, nommégrosso de maça-roca , qui, semé d’abordl à Coimbre , puis àBeira, se répanditdans tout le royaume , où il fait une grantde partie de la nourriture du peuple.
Mais depuis Vasco de Gama , le goût die la navigation, les fausses idées degloire , la soif de l’or , le luxe Asiatique „ firent négliger l’agriculture ; on nerêvoit plus que découvertes. Le pays si’afïoiblit encore par l’expulsion desJuifs, la multiplication des moines, et les passage d’un nombre incroyable dePortugais , avec les Espagnols , en Flandrœ , pour y faire la guerre ou s’établir.
Alors les étrangers s-’emparèrent du ecommerce du Portugal , achetèrent sessoies, mirent leurs troupeaux dans ses pxâturages, et le rendirent tributaire.
( 1 ) Elémens de Mathétma tiques, tome IX.(2) Institutionum Jurés civilis Lusitani,lib.III. Olysippone, 1800, ïn-4 0 .1 . 1 , c.VII.