SUR L’ AGRICULTURE.
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que fixoit la Sacca, on accordoit un an de terme à ceux qui recevoient desmarchandises étrangères , sans aucunes formalités, ni recherches gênantes. Cetusage ancien subsistoit, à ce qu’il paroît, en 1723. On voit que , cette année,on permit d’importer de la bière à Lisbonne , pourvu qu’on fît sortir des vinsde Portugal , dans la proportion de l’entrée de la bière 5 mais des précautions sisages ne sont plus observées. Par le traité de Methuen , le Portugal s’est mis à ladiscrétion du Gouvernement anglois. Voilà la principale cause de la décadencerapide qu’a éprouvée l’agriculture dans ces belles contrées de l’antique Lusitanie .
On a vu les Maures en Portugal , en Espagne , cultiver les sciences et les arts ;par - tout ailleurs l’islamisme fut escorté de l’ignorance. Dans ces brillantescontrées de la Grèce , il refoule, pour ainsi dire , au sein de la terre, les pro-ductions spontanées de la nature.
Les auteurs gardent le silence sur l’état de l’agriculture dans la Turquie d’Eu rope au seizième siècle. Belon, qui alors la visita, se borne à nous vanter legoût des Turcs pour les fleurs , et leur habileté dans le jardinage (1) , ce qui nesignifie pas toutefois que parmi les bostangis on trouve des de la Quintitvye.
Chez les Grecs modernes, une routine, quelquefois assez bonne, préside auxtravaux rustiques. Dans l’Attique, et particulièrement au mont Hymète, dontle miel conserve sa réputation, Félix Beaujour compte environ douze milleruches. D’après un règlement de SolimanII, mort en i 566 , règlement qui est envigueur dans plusieurs provinces, les mouches à miel ne sont pas confiscablespour payement d’impôts.
Les Grecs continuent à faire usage de ruches cylindriques en terre cuite , etforment, comme leurs ancêtres, de nouveaux essaims, en substituant aux vieillesruches, pendant que les abeilles sont à la picorée, une ruche nouvelle qu’ils gar-nissent de quelques rayons et qu’ils frottent avec des feuilles vertes de mélisse.Trompées par la ressemblance, les mouches, au retour des champs, entrent danscette habitation nouvelle (2).
Mais la routine repousse toute innovation : les Grecs n’ont pas encore adoptéla bêche , ils se servent de la houe ; dans l’Attique , ils continuent à gauler lesoliviers pour faire tomber le fruit, opération qui le meurtrit et qui endommageles rameaux ( 3 ); et l’on n’a pu, jusqu’ici, les engager à se servir de la garancefraîche, ce qui épargne la moitié des racines, sans que la teinture soit moinsnourrie (4).
Les Grecs de l’Archipel , moins exposés aux avanies et aux actes arbitraires