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ESSAI HISTORIQUE
les continua sous les règnes suivans , et les trois ou quatre premières annéesde la république (1). Il inventa, dit Haller, une machine pour arracher lesarbres. Malgré ses talens , ses écrits et les services qu’il avoit rendus, P latte s ,accablé sous le poids de la misère, périt dans une rue de Londres , n’ayant pasune chemise sur son dos , disent les auteurs du Fermier complet, de qui nousempruntons cet article.
Ôn a donné de grands éloges aux nombreux ouvrages de Gervais JVLarkham ,qui écrivoit dès xSfb. L’auteur a la bonhommie de dire que les combats decoqs sont l’amusement le plus délicieux , le plus noble $ en conséquence, unchapitre a pour objet l’éducation des jighting - cocks, ou coqs destinés auxcombats 5 mais ses ouvrages renferment, d’ailleurs, des vues utiles. Il observeque l’usage de la marne, employée autrefois comme engrais en Angleterre ,puis discontinué, avoit recommencé depuis trente ou quarante ans (2). Sil’on juge de la bonté de ses écrits sur l’art vétérinaire et principalement surl’hippiatrique, par celui que nous avons sous les yeux ( 3 ), et dont Foubertnons adonné une traduction françoise ( 4 ), on en aura une médiocre idée. Un juge irré-cusable , notre collègue Huzard, remarque qu’à cette époque, ce qu’on avoitde moins mauvais sur cet objet si nécessaire à l’agriculture , c’étoient les tra-ductions des Grecs et des Latins , et quelques ouvrages italiens peu répandus.
Au milieu des guerres civiles , les Anglois avoient souvent changé en armesleurs instrumens aratoires ; les troubles étoient-ils calmés , à l’instant l’agri-culture reprenoit une nouvelle vie, et beaucoup d’hommes, enrichis desdépouilles du clergé , retournoient à la charrue qu’ils avoient quittée. Onremarque sur-tout, vers l’an 1600, de grands efforts pour ranimer le travail deschamps , et bientôt après parurent des traités géoponiques, qui ont encore dela célébrité ; tel est celui de B lit h, dédié à Cromwel, et au frontispice duquelon lit, en françois écrit ainsi : Vive la Bépublik. L’auteur donne la descriptiond’une charrue à deux socs. Les vergers , le trèfle , le sainfoin, la guède, lesafran, le houblon , la garance, le lin, le chanvre , l’emploi de la marne, de lacraie, tout cela occupe successivement l’attention de Blith, qu’on peut citercomme un bienfaiteur de son pays ( 5 ).
Supérieur aux hommes qu’on vient de citer, Hartlib , fils d’un marchandPolonois, vint en Angleterre, vers 1640. Ami de la religion et des bonnesmoeurs, il ne cessa de les encourager ; il écrivit sur les moyens de mettre lapaix entre les théologiens protestans. Seroit-ce le chagrin de n’avoir pas réussi,qui le porta vers des études où il eut plus de succès ? Instruit à l’école des Fla-mands , il publia d’abord son traité sur l’Agriculture de la Belgique (6) ,
{y) A Treatise of Husbandry. London ,i 638 , in- 4 °. , et d’autres ouvrages dont onpeut voir la liste dans Haller, Boehmer, etc.
(2) The VPJiole Art of Husbandry , etc.London, 1657, in- 4 °., neuvième édition. Ilcontient ses adieux à l’Agriculture ÇFarev/elto Husbandry). On trouvera le catalogue deses ouvrages dans Boehmer, etc.