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K S S A 1 HISTORIQUE
traduit en anglois et en allemand , a eu un si grand nombre d’éditions (1) , etWinter (2) , qui terminent honorablement l’un et l’autre cette nomenclature,vers la fin du dix-septième siècle.
Ingrassias , regardé comme Y Hippocrate de la Sicile , ne dédaigna pas lavétérinaire ; il loue beaucoup cette science et ceux qui l’exercent, dans l’ou-vrage qu’il a rédigé sur la similitude qui existe entre la médecine des bestiauxet celle de l’homme (3). Tiraqueau, jurisconsulte célèbre, publioit, dans unde ses ouvrages , une liste des médecins vétérinaires et des savans agriculteurs ,qui honore les fastes de ces deux branches d’une même science (4). On conçoitqu’alors elle n’avoit pas encore celte marche assurée et méthodique qu’elle n’acommencé à prendre que dans les ouvrages de la Guérinière et de Garsaut,et au moyen de laquelle elle a fait tant de progrès de nos jours , entre les mainsde llourgelat, créateut des Ecoles vétérinaires en France ; des Lafosse , pèreet fils ; de Chabert, Vitet, Vicq-d’Azyr ; de Paulet, qui a publié une excel-lente histoire des épizooties (5); de Huzard, Gilbert, Flandrin, etc. Combiende contes étoient alors débités sur l’hippomanes , que Haubenton a prouvén’être que le sédiment de la liqueur placée entre l’amnios et l’allantoïde I On letrouve non seulement dans la jument, mais encoi’e dans l’ânesse et dans lavache (6).
L’art du manège , sur lequel François Sacci et Jacques Savary ontcomposé des poèmes latins (7), fut perfectionné d’abord en Italie , par Fiaschi,Grisou , Corte , Caracciolo , et sur-tout par Pignatelli, à qui la France dutLabroue, Pluvinel et Menou.
La maréchatlerie le fut en Allemagne , ensuite en France ; l’art d’élever leschevaux et de croiser les races , le fut en Angleterre.
Ou temps de Gaston il y avoit à Mazères des haras dont parle Fais-selle (8). Notre collègue Huzard prétend que leur destruction , en France ,lut indirectement l’ouvrage de Richelieu, qui eut la politique d’appeler à la
naire. Montpellier , 1771 , in-8°. , et quel-ques autres ouvrages sur l’agriculture , en-tr’autres : Traité de V Olivier. Montpellier ,1784 , in-8°. ; Mémoire sur les Haies declôture. Paris , 1787, in-8°., dans lequel iltraite des haies épineuses, d’agrément, et pro-ductives ; Notice des Insectes de la France ,réputés venimeux. Paris , 1789 , in-8°., etc.
(1) Le Parfait Mareschal, etc. Paris ,1664, in-4 0 . , première édition ; la dernièreest de 1775. On lit dans le privilège de laquatrième, imprimée en 1680, l’année mêmede la mort de l’auteur, qu’il y avoit, à cetteépoque , plus de dix-sept mille exemplairesrépandus de contrefaçons de cet ouvrage.
(2) Eques peritus et Ilippiater expertus.Norimbergce , 1678, 3 vol. in-fol.
( 3 ) Quod Veterinaria Medicina formaliteruna, eademq. cum nobiliore ho minis Medi-
cinâ sit, materice duntaxat dignitatc, seunobilitate dijferens : ex quo Veterinarii quo-que Medici, non minùs, quàm nobiles illihominum Medici, etc. Venetiis, i 568 , in- 4 °.
( 4 ) Cornmentarii de Nobilitate et JurePrimigeniorum. Lugduni, 1617 , in-fol. ,quarta editio , cap. XXXI , pag. 2ç3 etseqq.
( 5 ) Recherches historiques et physiquessur les Maladies épizootiques , avec lesmoyens d’y remédier. Paris , 1775, 2 vol.in-8°.
(6) Mémoires de l’Académie royale desSciences , année 1751 , in- 4 °-, page 293.
(7) Hippicnn , libri IV. Romce, 1 634 ,in- 4 °. — Album Hipponce , sit e Hippo-dromi loges. Cadomi, 1662 , in-4°.
(8) Histoire générale du Languedoc. Pa ris , i 665 , in-fol. , tome IV, page 3 ÿ 8 .