DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.
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a/i.tnt lat.’ise et la. une.
selon les lieux, coustumes et ouvragesqu’on mesure, comme dix-huict, dix-neuf,vingt, et vingt-deux. Du piedn’est ainsi,par demeurer tous-jours de douze pouces,et le pouce de douze lignes , ce qui le faitpar tout recognoistre. Mais pour réglerces choses, nous ferons la perche selon laplus générale coustume etplusreceue, as-savoir, de dix-huict pieds ou de trois toises,Le tournée àsix pieds de roi chacune. Quant à la sau-fieur m( j e q e terre, elle est de seize cens canesquarrées, mesure de Montpellier ; chacunecane, de huict pams, qu’on divise par de-mis , tiers , et quarts : ainsi, ayant à lasaumée quatre sestérées , chacunecontien-supputa- j ra q ua t re cens canes quarrées. Geste eu-
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riosité servira en cest endroit, bien - quenon-nécessaire , que rapportant la toise àla cane, par exacte vérification, se treuvela toise contenir huict pams , neuf vingt-sixiesmes, reste à diviser quatre vingt-sixiesmes : et le pain, huict pouces, neuflignes. Par laquelle supputation, appert,l’arpent faire la troisiesme partie de la sau-mée , peu plus ou moins , sur quoi l’onpourra faire son compte.
Selon le naturel de tous corps , l’arpentet la saumée se divisent en tant de por-tions qu’on veut, la moitié duquel arpentcontient cinquante perches quarrées : lequart, vingt-cinq : l’octave , douze et de-mie , etc. La saumée de mesme , dont lamoitié, est de huict cens canes quarrées : lequart, c’est assavoir la sestérée, de quatrecens: l’octave, de deux cens, etc. Parsemblable méthode, prenant de l’autrecosté : le tiers de cent perches et de seizecens canes , pour faire des tiers d’arpentet de saumée, et en suite , des sixiesmes ,douziesmes , vingt-quatriesmes et autresparticules.
suret t taper.
pourmonstrer lucontenue deterres.
Par- ceci se voici l’arpent et la saumée L'arpent ,
• •• , , la saumée et
estre certaine espace de terre mesurée, Ici- autres me-quelle ne se peut justement limiter, ne par Z7tle labourage, ne par la semence, commej’ai dit: sous lesquelles mesures, etautres,selon les pays et coustumes indifférem-ment , toutes places et aires sont mesu-rées , soient terres-à-grains, vignobles,prairies, bois , pasturages et autres pro-priétés, de quelque assiete qu’elles soient,plate, enfoncée, relevée: comme l’on faitès boutiques des marchands, par l’aune,la cane, le bras, et semblables, générale-ment toutes sortes de marchandises de di-vers prix, sans distinction de leurs valeurs.
Les antiques Romains ont usé du mot, ^L'arpeJ;arpent ( dont ils représentaient les me-sures des terroirs), qui estoit la terre quedeux boeufs accouplés labouroient en unjour. Il estoit large de cent vingt pieds ;et long, de deux cens quarante : lesquelsmultipliés les uns par les autres, fontvingt-huict mil huict cens pieds quarrés , quecontenoit la superficie de leur arpent.
L’arpent françois, est composé de centperches quarrées, comme a esté dit, cha-cune de dix-huict pieds : rendans par lamultiplication, trente-deux mil quatrecens pieds quarrés : donc, il excède le ro-main , de trois mil six cens pieds, ce quiest la neufiesme partie de l’arpent fran-çois. Par lesquellesdiversités, se remarqueclairement ce qui a esté dit , que fonde-ment asseuré ne peut estre mis pour le la-bourage des terres et leur ensemencement,ne sur l’arpent, ne sur la saumée ; ainsque ce sont inventions politiques, pour, à-peu-près , prendre avis sur tel mesnage,ainsi l’ayant voulu nos ancestres. En Lan-guedoc et voisinage, le nom de saumée estretenu, pour mesurer et le blé et la terre,
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