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PREMIER LIEU
comme j’ai dit: de mesme n’estant de l’ar-pent, etdumuid: cestui-ci servant pour leblé, et cestui-là pour la terre.
T si valeur C’est quant à la contenue des fonds.
‘ , ‘ , ‘ 1 Touchantleurvaleurpourlamettreenévi-dence, communément on y procède parl’ordre suivant (17). Escheant arpente-ment public (source du particulier) gensexperts sont députés pour faire l’avaluationdes propriétés, qui, accompagnons l’ar-penteur , tout-d’une-main lui monstrentles limites, tenans et aboutissons des fondsdont est question, desquels ils font quatreou cinq prix (plus ou moins selon l’usagedes pays) appellés, estimes, mettons lesplus fertiles et gras , à la première ; ceuxd’après , à la seconde; et ainsi par degrésjusques à la dernière estime, qui est le ter-roir le moins valeureux ou désert. Ce quepour un préalable l’arpenteur notera enson livre : puis mesurera la pièce par deuxcostés , longueur et largeur, qu’il multi-pliera l’une par l’autre , d’où il tirera lenombre des perches ou canes quarrées,qu’elle contiendra ; cent desquelles perch esfont l’arpent, et seize cens desquelles canesla saumée , ainsi qu’il a esté représenté.Maurêet Pour les diverses figures des terres , di-
indiffèrent’ f , & -
ment toutes versement neantmoins ne veulent - elles
d'une sorte. • , » . , ij p
estre maniées, ams tout d une taçon con-vient les arpenter ou mesurer, assavoir ,en les réduisant en quarré, seul moyend’en venir justement à bout. Ce qu’aisé-mentsefait, quelques extravagantes qu’ensoient les superficies, en estans les facesen droite ligne. Néantmoins, obliques seréduisent-elles en quarré , bien qu’avecdifficulté, comme sera veu.ij, j-nce Par la figure parfaitement quarrée ,
ra,rr “- comme par la plus facile, commence-rons nostre démonstration. Cestc-ci ayant
en chacune de ses faces, vingt perches, encontiendra superficiellement, quatre censquarrées : d’autant que vingt, multipliéspar vingt, rendent quatre cens, qui ferontquatre arpents, à cent perches chacun. Sice sont des canes , les quatre cens, ferontla sestérée, qui est le quart de la saumée,à seize cens chacune.
Pareille facilité treuvera-on au mesurerde la pièce barlongue ; c’est à dire , pluslongue que large , ou en quarré-long : la-quelle contenant en sa longueur, trente-quatre perches , en sa largeur, dix-huict :dirons, dix-huict fois trente-quatre, rendresix cens douze perches quarrées, faisans sixarpents un octave et un vingt-cinquiesme.
Estant la figure trapèze ou inégale ensa largeur, cl’un costé tirant vingt perches ,et de l’autre trente ; assemblerons ces deuxnombres , qui rendront cinquante : dontla moitié , qui est vingt-cinq , multipliéesur septante, se treuvans en la longueur,produiront dix-sept cens cinquante perchesquarrées, qui sont dix-sept arpents et de-mi. De mesme seramaniéela terre diverseen ses quatre faces, pourveu qu’elles soienten ligne droite : de laquelle prenant lesmoitiés des longueur et largeur, puis mul-tipliées l’une par l’autre , produiront lesperches quarrées comme dessus.
Pour bien mesurer le champ triangu-laire équilatéral, convient le réduire enquarré-parfait, à quoi justementl’on avientpar une seule ligne perpendiculaire, divi-sant le triangle en deux jmrties égales.D’un angle jusques à la face opposite, esttirée une ligne , laquelle joindra la face àsa moitié, après icelle moitié mesurée ; etles perches qui en proviendront, multi-pliées, par les contenues en la ligne procé-dant de l’angle, rapporteront le nombre