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Tome I.
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DU THÉÂTRE DA G RI C UL TU R E.

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quattendant, ne sera le père-de-famillesans délectation, voyant ses revenus sac-croislre par sa diligence , employée èsoeuvres susdites ; le plaisir suivant tons-jours le profit.

La distinction des saisons est aussi très-requise en ces choses, pour ne les entre-prendre quen année de moyenne fertilité :afin quelles ne soyent de trop grand coust.Car en temps auquel les vivies sont à prixexcessif, le bon mesnager, sabstenant deréparer et dentreprendre rien denouveau,vend ses denrées, et en serre les deniers,pour les employer en réparations, la sai-son revenue meilleure. Ou ce seroit que lanécessité le contraignis! , ou que charita-blement entreprint quelque ouvrage, pourdonner à vivre aux pauvres en la famineou cherté. Au contraire, estansles fruictsde la terre à fort petit prix (comme quel-ques-fois avicnt nestre daucune vente) ^est lors la vraie saison de les faire mangeren réparations. Car pourveu que ses ré-parations soyent raisonnablement inven-tées, mieux ne pourroit-il débiter son re-venu. Aussi ordonnera-il de ses répara-tions, en telle sorte quelles ayent plu-sieurs visages; à ce que tant plus gaiementily face la despense requise, que plus du-tilité il espère de leur fin. A cela regardeun fossé, qui en fermant le chamj), les-puise des eaux nuisibles : les fossés sous-terrains, dits, pied-de-geline, faits pourdessécher les terres marescageuses ,des pierres sont enterrées , servent à sedépestrer et des eaux et des pierres toutensemble : planter la saussaie près de larivière, sert et à donner du bois, et dedéfense contre leau pour la terre voisine :bastir la muraille du clos , et à fermer lesjardinages et vignoble, et de forteresse, àThéâtre d'agriculture Tom, /.

la maison : édifier le colombier, et à avoirdes pigeons , et à se pourvoir de bons fu-miers : dresser la mureraie, et à recouvre)de 1 a soie, et à saccommoder de bois pourle chauffage, et à faire des cercles pour lestonneaux: dresser la garenne, et à se mu-nitionner de connins, et du fagotage pourle feu. Ainsi des autres.

Moyennant lesquelles observations , et Vepressant vos ouvriers par vostre présence, mm.treuverésen vosouvrages lecontentementquen telles choses chacun se promet. Pour-veu aussi, que prudemment elles soyententreprinses, comme a esté dit, sans vousenfoncer par trop avant en inventionsvaines, ou de peu de profit, si tant est quene veuilles vous arrester aux nécessaires.

Ce que toutes-fois ne devés espérer parvostre absence, mesme si navés homme,sur lequel en ce cas, vous vous puissiés re-poser: encore moins, cpie serviteurs louésà lannée vous satisfissent en cest endroit,pour la presque générale desloyauté desmercenaires , servans à lœil ; spéciale-ment de ceux-ci;, tant à cause de len-nuyeuse peine que la longueur de lœuvrevous donneroit, les tenans de près, par nepouvoir avec eux seuls estre tost expédié,pour leur petit nombre (et den louer àsuffisance pour la liaster, ne se peut et nedoit, pai les raisons dictes), que pour netravailler, les domestiques , jamais tantvigoureusement en nouvelles réparations,que les journaliers. Dautant que soulésdevostre bon traictement, sans se vouloirenquérir d vient le bien, vivent sanspensement, comme enfans-sans-souci , etcuident vous servir à trop bon marché,quand ils comptent leurs journées ne ve-nir aux prix de celles des journaliers : dontse rendent négligens en vos affaires. Sans

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