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PREMIER LIEU
Est néces-saire de chus,lier les fautesdes dômes •tiques.
bon service de vos domestiques, s’ils viventen commune amitié j et n’ont autre occa-sion de s’entre-quereller, que par émula-tion débattre de l’Iionneur de bien faire envostre service : chose souhaitable, quoiquerare. Et comme il ne faut jamais fairemal 3 afin que bien en avienne : quelqueapparence de raison qu’ait Caton , ne lais-sera le père-de-famille, d’entretenir tousles siens en union fraternelle , à ce qued’une commune main s’employent à sesaffaires. Estant ce acte de chrestien, deprocurer la paix envers tous, de laquellelui-mesme plus facilement jouira, quandelle habitera chés soi, et le relèvera de lapeine d’appointer les querelles et difïé-rensdes siens. Les fautes de ses serviteursseront réprimées par sa prudence , avecdes moyens justes et équitables, sans sepéner beaucoup d’en inventer des obliqueset réprouvés. Marquant pour très-impor-tantes meschancetés , contraires au bienet repos de la maison, les paillardises etlarcins, à ce que leur sévère chastiinentpar justice , trenche le cours de tels crimes:car les dissimulant, ou réprimant douce-ment, ce seroit tous-jours à recommencer,dont pauvreté et confusion aviendroit à lafamille (24).
P ou R ne défaillir à nostre père-de-fa-mille aucune partie requise à tout bonoeconome , se délectera de sçavoir , tantque faire se pourra , les propriétés parti-culières des temps, saisons de l’année, etinfluences des astres, pour les observer :et que par là , prévenant les changemensdes temps, dispose ses affaires de tellesorte, que rien ne soit exercé en son mes-nage , qu’avec art et raison, et qu’aucunechose ne soit commencée, que les vents etpluies surprenans , puissent destournerou gaster. Mais d’autant qu’en ce poinct,presque tous hommes se sont tronqués ,donnans confusément, tout, à la vertu dusoleil, de la lune , des autres planètes etestoilles , y ayant indifféremment assu-jetti tous ouvrages humains , la plus-partsans apparence de raison : est besoinmonstrer jusques où il se doit estendre entelles matières , et de mesme manifesterl’abus qui là dessus se commet, pour ice-lui retrenché , venir au légitime usage destemps. Ostant par ce moyen la confusioninvétérée que telles scrupuleuses et fan-tasques observances causent au cours dumesnage,yapportans quelques-f ois grandeperte : en tant qu’on laisse bien souventescouler les bonnes saisons, pour attendreles termes et poincts superstitieusementremarqués.
En telle vanité estoient tant attachés Supersti-
les