Band 
Tome I.
Seite
40
JPEG-Download
 

4 °

PREMIER LIEU

Est néces-saire de chus,lier les fautesdes dômestiques.

bon service de vos domestiques, sils viventen commune amitié j et nont autre occa-sion de sentre-quereller, que par émula-tion débattre de lIionneur de bien faire envostre service : chose souhaitable, quoiquerare. Et comme il ne faut jamais fairemal 3 afin que bien en avienne : quelqueapparence de raison quait Caton , ne lais-sera le père-de-famille, dentretenir tousles siens en union fraternelle , à ce quedune commune main semployent à sesaffaires. Estant ce acte de chrestien, deprocurer la paix envers tous, de laquellelui-mesme plus facilement jouira, quandelle habitera chés soi, et le relèvera de lapeine dappointer les querelles et difïé-rensdes siens. Les fautes de ses serviteursseront réprimées par sa prudence , avecdes moyens justes et équitables, sans sepéner beaucoup den inventer des obliqueset réprouvés. Marquant pour très-impor-tantes meschancetés , contraires au bienet repos de la maison, les paillardises etlarcins, à ce que leur sévère chastiinentpar justice , trenche le cours de tels crimes:car les dissimulant, ou réprimant douce-ment, ce seroit tous-jours à recommencer,dont pauvreté et confusion aviendroit à lafamille (24).

CHAPITRE VII.

Des Saisons de lAnnée , et termesde la Lune , pour les affaires duJSIesnage.

P ou R ne défaillir à nostre père-de-fa-mille aucune partie requise à tout bonoeconome , se délectera de sçavoir , tantque faire se pourra , les propriétés parti-culières des temps, saisons de lannée, etinfluences des astres, pour les observer :et que par , prévenant les changemensdes temps, dispose ses affaires de tellesorte, que rien ne soit exercé en son mes-nage , quavec art et raison, et quaucunechose ne soit commencée, que les vents etpluies surprenans , puissent destournerou gaster. Mais dautant quen ce poinct,presque tous hommes se sont tronqués ,donnans confusément, tout, à la vertu dusoleil, de la lune , des autres planètes etestoilles , y ayant indifféremment assu-jetti tous ouvrages humains , la plus-partsans apparence de raison : est besoinmonstrer jusques il se doit estendre entelles matières , et de mesme manifesterlabus qui dessus se commet, pour ice-lui retrenché , venir au légitime usage destemps. Ostant par ce moyen la confusioninvétérée que telles scrupuleuses et fan-tasques observances causent au cours dumesnage,yapportans quelques-f ois grandeperte : en tant quon laisse bien souventescouler les bonnes saisons, pour attendreles termes et poincts superstitieusementremarqués.

En telle vanité estoient tant attachés Supersti-

les