D U T II É A T II E D’AGRICUL T U R E.
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payen: en yajoustantles naissances d’au-cnnsgrands hommes du passé, et autres no-tables et anciens événemens .Parce moyen,voulans célébrer leurs présages , avec desconclusions autant foibles, comme à l’a-venture et sans tesmoignage, asseurentles choses cpi’ils escrivent. Car quelle rai-son y a-il de conclurre sur la naissance deJacob, qu’ils disent avoir esté le seziesmejour de la lune , qu’il fait bon lors acliep-ter et dompter des chevaux et des bcufs :que le malade sera en danger de mort,s’il ne change d’aer : et que l’enfant nayaudit jour vivra longuement ? D’asseurerque si quelqu’un tumbe malade le premierpur de la lune , en relevera à la longue ;d’autant que c’est le jour de la créationd’Adam, comme ils disent ( bien qu’auGcnese se treuve estre le troisiesme ) etpour la mcsme cause , que l’enfant quinaistra en icelui, sera de longue vie : etque les songes qu’on fera lors se tourne-ront en joie ? Que le second , parce qu’ilsle donnent à la création d’Eve , soit bonpour croistrc lignée : pour requérir princeset grands seigneurs : pour entreprendrevoyages par mer et par terre : pour bastir:pour faire jardins : pour labourer et semerles terres? Ainsi ont-ils parlé jusques à unde tous les autres jours de la lune : don-nans à chacun quelque remarquable pro-priété , que j’omets à escient, pour n’en-trer en plus long discours.
Plusieurs autres ont escrit des affairesdes champs avec risée, tant impertinenssont leurs préceptes: entre lesquels Cons-tantin César est digne d’admiration , ceque nostre mesnager entendra, tant pourcontenter sa curiosité , que pour ne s’a-muser à telles folies.
Pour faire profiter les semences au
champ, ordonnent avant que les y jetter, oSwjiiw,d’estre trempées en jus de jombarbe , ou Cfdans du vin, ou dans la lie d’huile d’olive, uar ~ou dans d’eau nitrée, ou dans du jus deconcombre sauvage. Pour le mesure, fontpasser la semence ]iar un crible faict de lapeau d’un loup , auquel 11’y ait que trentetrous , chacun capable pour y passer ledoigt. De peur que le soleil brusle la se-mence , est défendu au semeur de la fairetoucher aux cornes des boeufs, la jettant àterre. Que la semence repose quelquetemps dans le vaisseau où aurés accous-turné de la mesurer, couvert d’une peaud’hyène ; afin que par l’odeur d’icelle au-cune beste ne s’attache à la semence, pourla degaster en terre. Pour empesclxer lesoiseaux de toucher aux semences estansfaictes , sèment à l’entour du champ, duveraire (26), avec un peu de fromentpar-mi, pour tuer les oiseaux qui en mangent:et afin que ce remède serve généralement,font pendre par les pieds quelques-uns deces oiseaux morts, à des canes fichées droic-tement par le champ, dontpour exen^de,les vifs s’en-fuiront. Contre le desgast desoiseaux, tiennent estre bon, d’arrouserlessemences ja faictes, avecdel’eau où auronttrempé des escrevisses , ou corne de cerf,ou d’ivoire , meslant parmi des f ueilles deciprès, sèches et mises enpoudre. Croyentqu’il profite aux semences, si à 1 a charrue,avec laquelle elles sont couvertes, en di-vers lieux est escrit ce mot, Raphaël :si avant estre mises en terre , on les faicttoucher avec l’espaule d’une taupe : si denuict on enterre au milieu du champ nou-vellement semé , un crapaut enclos dansun vase de terre, l’ayant auparavant portéàl’entourde laterreet faict faire laronde :pourveu aussi qu’avant moissonner le blé
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