DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.
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qualité , et principalement dans nos jardins, desplantes très-puantes. ( L. )
fa & 4 , ( 5 ) On ne doit point regarder comme im-
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4. propre a la culture, un sol qui produit la lougereen abondance. Cet excès de végétation dénote aucontraire un terrein doué du principe de fertili-té , et susceptible de produire de bonnes récoltes.Il suffit alors de le seconder par l’art , et desavoir lui confier les semences analogues à sanature. ( L. )
idem, /g) Le gonflement des terres , signe de leur
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bonté , est un des moins rautiis parmi ceux qui
n’exigent pas les procédés de la chimie. On avoit
eu l’idée de fabriquer un instrument, nommé
l’ Extensimètre, parce qu’il auroit pu mesurer
les degrés d’extensibilité des terres. Ce moyen
de connoitre et d’estimer un sol , seroit, par sa
simplicité, à la portée de tout le monde. Il est
à désirer que l’on revienne à cette idée , et que
l’on sache au juste le parti que l’on peut tirer de
cet Extensimètre , proposé par M. Barthès.
( F. D. N. )
idem, (y) La mauvaise odeur ou saveur d’une terre
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n est pas toujours une preuve de stérilité. En ef-fet, les matières végétales et animales en décom-position , qui donnent au sol une odeur et unesaveur très-désagréables, sont cependant un desagens les plus actifs de la végétation. ( L. )
5, (g) La meilleure manière de reconnoître les
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ligne 4. substances dont les couches se trouvent sous lasurface de la terre, c’est d’employer la sonde outarière, décrite et recommandée par Turbilly,dans le mémoire sur les défrichemens. Il devroity en avoir une dans toutes les sous-préfectures ,avec une instruction sur la manière de s’en ser-vir , et une prime en faveur de ceux qui feroient,par ce moyen , des découvertes utiles. Qn saitque cette sonde est composée de plusieurs tigesde fer qui s’emboîtent l’une dans l’autre , ter-minées par une cuiller qui rapporte des échan-tillons de la couche de terre où elle a pénétré( Encyclopédie méthodique , Dictionnaire desArts et Métiers, t. î, p. 5 27). Cette tarière estl’instrument que les Anglois connoissent sousle nom de perçoir, et qui est ainsi désigné dansla traduction des œuvres de M. Young. Les
Etats de Bretagne avoient eu soin de procurer àleurs bureaux d’agriculture , de ces sondes ban-nales , de vingt mètres ou soixan te pieds de long.
On en faisoit usage en sondant la terre à sixmètres ou dix-liuit pieds de profondeur , pourtrouver de la marne, de la pierre à chaux , ou duplâtre. Il faudroit aller à vingt mètres ou environsoixante pieds , pour trouver du charbon de terre,de la terre à foulon, etc. Il faudroit aussi qu’onsuivit le conseil donné dans les mémoires de laSociété royale de Médecine , de faire examinerles diverses substances trouvées dans les fouillesque l’on fait pour creuser les puits. Faute de con-noître le sol, combien on laisse perdre de trésorsqu’il recèle? Grâce à Guettard, Hellot, Buache ,nous savons en gros que la France contient troisespèces de sols, formant autant de cercles enfer-més l’un dans l’autre. Le premier n’est que sable,et n’a de métal que le fer ( Paris , l’Orléanois,la Normandie , et jusqu’à Londres ). Le secondn’est que marne (Champagne, Picardie, Tou-raine , Berri, Perche, et partie de la Normandie ).
Le troisième fournit de l’ardoise , des pierresdures, toute sorte de minéraux ( limites de laFrance et contrées montueuses). Voilà le coup-d’œil général de notre territoire ; mais il varieà chaque pas. Quand le sable est à la surface ,souvent l’argile est sous le sable. L’un est lecorrectif de l’autre. Il 11’est point de mauvaisesterres qu’un mélange bien calculé ne parvienneà rendre fertiles. Combien il est donc importantque les agriculteurs , ou du moins les proprié-taires , soient instruits en physique , en miné-ralogie , et sur-tout en chimie, s’ils ne veulentpas s’exposer à être étrangers chez eux-mêmes,et à fouler aux pieds des richesses cachées pourla seule ignorance ? ( F. D . N. )
(9) Columelle dit, au contraire, qu’il faut p age 5 ,pour les fromens , deux pieds de bon humus , co,0 '‘' ,r 1 >et qu’il suffit de quatre pieds de bonne terre pourles arbres ( Colum. liv. 2 , ch. 2. ). On a vu destiges de blé qui avoient des racines de quinze àdix-huit pouces. Comment un pied de bonneterre pourroit-il leur suffire ? C’est encore bienpis pour les arbres fruitiers, et je ne conçois pasque notre auteur ait pu se contenter pour euxd’un pied de bonne terre; il y insiste cependant,