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Tome I.
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PREMIER LIEU

lité des terres. Mais comment reconnoltre avecprécision ce qui domine et ce qui manque? Per-suadé que lanalyse chimique en est le seulmoyen , M. J. B. de Beunie a lu à lAcadémieimpériale de Bruxelles , un essai chimique desterres, extrêmement curieux. Il combat lopi-nion de ceux qui attribuent le principe fertili-sant à la terre calcaire. Il revendique cet avan-tage pour largile. Selon lui , dix mille livrespesant de fumier ne forment, au bout de quel-que temps, que cent quatre-vingt-sept livres etdemie de terre argileuse. La terre la plus fertiledes environs dAnvers , ne lui a donné quunsixième de sable , et environ cinq sixièmes dar-gile. De ses analyses , il résulte que le sableseul est stérile, que largile sans mélange estéga-lement stérile , et que toute terre fertile doitcontenir un mélange dargile, de sable, de terretourbeuse ou adoptive , ou de quelque terre cré-tacée ou calcaire ; mais que ce composé est dau-tant plus fécond que largile y domine plus surles autres substances. Le C. Dumont- Courset aessayé des terres simples et des matières com-posées. On voit, par ses expériences, que lesable de mer fertilise les autres terres et ma-tières stériles. Moitié de ce sable de mer , avecmoitié de marne blanche ou craye de la sur-face , a produit plus que du terreau. Lauteur deces essais sur létude du sol, et sur les moyensde le corriger , en a rendu compte dans lintro-duction de son livre , intitulé : Le Botanistecultivateur. Ses vues paraissent mériter un exa-men approfondi. Dans ces derniers temps ,M. Kirwan a remporté le prix de lAcadémieroyale dIrlande, piar un mémoire sur les en-grais , il examine la nature des sols fertiles ,et les moyens dapjprécier leur fertilité. Il sefonde sur les expériences de Giobert, à Turin ;de Bergman , en Suède ; de Tillet, et du C. lias-se nfratz , à Paris . Il trouve , dans les sols fer-tiles, un mélange de silice , dargile, et de chauxaérée. La silice et la chaux dominent , largiley est inférieure ; mais M. Kirwan fait beaucoupdattention à la quantité moyenne de pluie, pourjuger de la constitution des terres fertiles. Sonchapitre trois donne les moyens chimiques dedéterminer la compiosition dun terrein. Dans saconclusion , il désire sur-tout que lon trouve les

moyens , i°. de rendre le carbone soluble dansleau, pour favoriser la végétation; 2 0 . de dé-couvrir la composition des terres les pdus propresà retenir ou à laisser évapiorer la proportion con-venable de la quantité moyenne deau qui tombedans chaque piays. La fertilité des terres dépendessentiellement, selon lui, de ces facultés et deces rapports. Leur amélioration régulière dé-prend ausside la connoissance des substances quileur manquent , et de la quantité absolue de cedéfaut. Malheureusement, les procédés néces-saires prour ces analyses , ne sont pas à la prortéedes simpdes cultivateurs ; et tant que lagricul-ture ne fera pras une prartie spéciale de lensei-gnement prublic , il est à craindre que les pro-priétaires eux-mêmes ne soient p>as, à cet égard ,pdus instruits que leurs fermiers. Les chimistesrendroient un grand service à léconomie rurale ,sils piouvoient simprlifier les procédés de lana-lyse des terres , au point de les rendre usuels.Cela paroit très-difficile , vu linfinie variété dessols. En attendant, il seroit piossible de rem-plir , du moins, le vœu très - raisonnable dePluche. Le Gouvernement pourrait, à peu defrais, donner à la Société dagriculture de Paris ,un laboratoire , elle seroit chargée danaly-ser et de compiarer toutes les terres dont on luiferoit piarvenir des échantillons ou piarallélipi-pièdes réguliers , avec des notes sur iexpiositionet le climat du lieu d ces terres auraient ététirées. On sent quels immenses avantages enrésulteraient pour le public. Ces expériences ,comme le dit M. Kirwan , sont preut-être cellesqui contribuent le pdus directement au bonheurdu genrehumain. A cetitre , ellesferontlagloiredu siècle elles seront exécutées. (K. D. N.)

(3) La couleur des terres ne suffit pas , ainsique vient de le dire Olivier de Serres , pour dé-terminer la plus ou moins grande fertilité du sol.Il est, en effet, une espèce deterre qui offre à lœilun aspîect blanchâtre , et qui néanmoins est très-fertile. Cette qualité de terre convient sur-tout àla culture du froment, et se trouve dans pdusieurslieux de la ci-devant province de Beauce. (A.)

(4) La mauvaise odeur des plantes est un signenon moins équivoque de la stérilité du sol. Onvoit, en effet, croître sur nos terres de meilleure

tage S,

colonne I

ligne 3 -j..

Idem ,ligne 40 .