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PREMIER LIEU
Au commencement, ou à la fin ,
Avril a de coutume d'être mauvais.
Année de glands , année de peste.
Année de gelée , année de blés.
Recule-toi de moi, et je donnerai pour moi et pourtoi , dit un arbre à l’autre.
Bonne est la neige qui vient en sa saison.
Chaque chose en son temps ,
Et des naveaux en l’Avent.
Maison pour ta demeure, du vin pour ta boisson ,
Et des terres tant que ta vue peut porter.
Fièvres automnelles,
Ou longues , ou mortelles.
Avec la bise , il pleut pour sûr,
En été, bon ; en hiver, non.
Acheter à la foire, et vendre à la maison
Des couleurs, l’écarlate ;
Des fruits , la pomme.
De los colores , la grana.
De lasfrutas, la maçana.
Et maison avec cour et puits !
Dios te de saludy gozo ,
Casa con corraly pozo !
Deux poules et un coq, mangent autant qu’un cheval.Dos gallinosy ungalloCometi tanto corne un car allô.
Le bon soldat, tire-le de la charrue.
Le mauvais anEntre en nageant.
C’est-à-dire, par la pluie.
Le fumier n’est pas saint; mais où il tombe il faitmiracle.
L’Espagnol dit : el estiercol , et Oudin traduitle fient.
Le blé qui croît près du village, mets-le en ton grenier.En bonne année , le grain est du foin ,
Et en mauvaise , la paille est grain.
Entre Avril et Mai , fais de la farine pour toute l'année.
En Mai froid, élargis ton grenier.
Hiver qui a beaucoup de soleil, fait l’été bon balayeur.
Parce qu’il y a peu de grain , et qu’on estsoigneux de le bien ramasser.
Mai, jardinier,beaucoup de paille et peu de grain.
Brouillard de Mars , eau tout promptement, ou geléeen Mai.
La nuit rouge (ou colorée),
Le jour blanc (c’est-à-dire clair).
Noche tinta,
Blanco el dia.
A la Saint-François, l’on sème le blé :
La vieille qui le disoit, l’avoit déjà semé.
A la Saint-Mathias , la nuit égale le jour.
A la Saint-André , tout le temps est nuit.
Peu de vin , vends du vin.
Beaucoup de vin, gardes du vin.
Quand il pleut de la bise, il pleut pour tout de bon.
Quand décroîtra la lune ,
Ne sème cnose aucune.
Quando menguare la lurta,
Ho sembres cosa alguna.
Qui laboure et nourrit, file de l’or.
Septembre emporte les ponts , ou tarit les fontaines.
Sème de bonne heure, et taille tard ; et tu recueilleraspain et vin.
Tout n’est rien , fors le blé et l’orge.
Vigne entre vignes,
Et maison entre voisines.
Un mois après Noël , tout comme un mois devant,C’est l’hiver à bon escient.
Gelée de Février, donne lui du pied, et vas au la-bouxage.
Jette du fumier et de la fiente de pigeon sur le blé , carles terres te le payeront.
Le fond du labourage est toujours riche d’espérance.El caudal de la labrançaSiempre rico de esperança.
Pain de froment, bois de chêne, et vin de treille,entretiennent la maison.
Pan de trigo , y lefia de enzina ,
Y vino da parra , sustanta la casa.
Où ira le boeuf, qu’il ne laboure ?
Oiseau pour oiseau, le mouton , s’il voloit !
Chevreau d’un mois ;
Les bouchers vont à la messe, et prient Dieu qu’ilmeure force moutons.
Un œuf veut du sel et du feu.