Aux terres,est nuisiblele trop
Marbres ,
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S E C 0
ND LIEU
DU THÉÂTRE
D’AGRICULTURE,
E T
MESNAGE
DES CHAMPS.
CHAPITRE PREMIER.
P réparer la Terrepour le Labourage.
.Les terres donques ainsi recogneues ,doivent estre cultivées par art et diligence,pour en tirer service : mais avant qu’envenir là , il les faut préparer au labou-rage : afin que soufjfr ans le maniment, avecfacilité, puissent estre utilement gouver-nées. Tout terroir porte en soi de la diffi-culté , laquelle si on ne peut ou oster oudomter, pour-néant et le temps et le tra-vail y seroient employés. C’est pourquoi,il y a tant de terroirs estimés inutiles , oupar faute de cognoistre ce qui destournele rapport, ou n’ayant la science d’y re-médier.
Trois principales causes apparemmentnuisent à la culture des terres , au détri-ment des grains; c’est assavoir, les arbres,les pierres et les eaux, rendans le terroirde peu de rapport, quoi-quede soi-mesmeil soit bon , quand ils s’y rencontrent entrop grande abondance. Caries racines etles rameaux de plusieurs grands arbresassemblés , ne permettent ni à la terre ,
ni au soleil, de faire leur devoir : l’im-portunité des pierres , perd une partie de df P Ur,e, >la terre, et engarde l’autre d’estre ma-niée ainsi qu’il appartient : mais la piremaladie vient des eaux sur-abondantes , “ ddestrempans trop la terre, dont ne se peutjamais bien labourer, ne recevoir les se-mences àpropos, s’y noyans presques tous-jours à la première survenue des pluies.
Puis qu’à ces maux l’on peut pourvoir ,mesme à Irais modérés, ne seroit-ce pastrop lourdement faillir en mesnage , quede n’y apporter les utiles remèdes ?
Pour un préalable , il se faut soigneu-sement descharger de ces fascheux empes-chemens, lesquels ostés, serés tout esmer-veillé du subit changement des terroirslesquels d’inutiles , laids , et importuns ,dans la première année, se rendront fer-tiles , plaisans et faciles à cultiver: et parconséquent, propres à produire toutessortes de grains, moyennant la faveur duciel. Tel mesnage ne peut estre dict cultureordinaire , ains extraordinaire et perpé-tuelle réparation : parce que la despenceque vous y employés , est pour une seulefois , où n’est nécessaire de retourner , sielle est bien et profitablement fàicte au