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Tome I.
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SECOND LIEU

commencement, considération qui vousdoit inciter à mettre vigoureusement lamain à si excellente réparation.

Chacun est assés instruit de lordre re-irrrJ." qui s à se dépestrer des arbres nuisibles,ny ayant à cela autre mystère, que de lescoupper, et en arracher profondément etr , , curieusement les racines. Si le bois quenhoucauppé. os terés nest propre en bastimens , ou nele voulés employer au chaufage , le brus-lerés sur le lieu mesme, après ly avoir faictseicher : mais que ce soit à la veille de lapluie (1). Par ce moyen, le feu cuira unepartie de la superficie de la terre, et leaufera pénétrer les cendres dans le fonds ,qui lui serviront dautant damendement :ainsi évitant les vents , lesquels emporte-roient les cendres , gist la graisse deceste bruslure , de mesme éviterés le malque les flammes du feu pourroient causer,estans portées ès arbres et maisons voi-sines, comme de tels dangereux exemplesse sont veus plusieurs fois : preuve degrande imprudence. Ce seroit autantmau-vais mesnage , voire encores plus à rejet-ter, de deffricher inconsidérément les bon-nes forests , que de laisser entières cellesde peu de valeur : par quoi distinguerésVittifiction CCS choses , pesant les circonstances. Si"'ir u'i'me,- vous estes en pays escliars de bois et dher-bages, ne vous vienne jamais en pensée,den coupper aucun arbre, quel quil soit :au contraire, estant vostre domaine sur-abondamment en forests, ne sera que mes-nagé den rompre quelques parties, desmoins peuplées darbres , et des plusplattes en leur fonds, par estre pluspropre le labourage, quen pente : joinctaussi que plus facilement se reherbent leslieux abaissés, que les eslevés : ce qui estnécessaire de prévoir, pour ne se priver

de la liberté de les remettre en leur pre-mier estât, changeant davis. Les bois enseront retirés , estans utiles en quelquesouvrages $ les autres , ou bruslés sur leslieux, comme ci-dessus , ou envoyés aufour pour cuire le pain, ou à la cuisine. Ilest aussi quelques-fois à propos de se des-faire des arbres fruictiers, etsouventes-foisdes noyers, pour leur importun ombrage.

A cela pourvoirés en mesurant le profitpar la perte , pour sarrester au plus rai-sonnable. Laissant quelques arbres dansvostre labourage , faictes que ce soient deceux qui mieux le méritent, pour leur va-leur , et en petit nombre, lesquels , sipossible est, ferés rencontrer aux bords etorée de vos champs. Par-ainsi, vostre la-bourage se rendra tel que désirés : carcest sans doute que chacune espèce defruicts demande sa part du ciel, du soleil,de la terre , avec séparé gouvernement.

Facilement aussi peut-on espierrer les Lctterres. Si elles sont occupées et de pierreset deaux tout-ensemble , de mesme à lafois et tout-dune-main les deschargera-onde ces deux malignités, comme seramons-tré en son lieu. Mais ny ayant que despierres , on les transportera , d on lesenlèvera, dans des valons ou fondrièresprochaines lesquelles défaillans , on lesenfouira en terre sur le heu mesme, dansdes grands trous quon y creusera. Selonlestendue du champ et abondance depierres , ces trous et fosses seront faictes,et en nombre et en grandeur, laissantleurfigure à la liberté dun chacun. Tels récep-tacles sont appellés, caisses, comme en-fèrmans les pierres quon y met repo-ser : pour les creuser est requise la maindhommes forts et robustes , mais à lesréamplir, toutes sortes de gens peuvent

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