Band 
Tome I.
Seite
149
JPEG-Download
 

DU THEATRE DAGRICULTURE.

1 49

en remettant à cest effect tous les jours denouvelle, au lieu de celle que la terre con-sume. Ce blé sera couppé estant meur ,

Quand 11- i» A

moissonner qui sera dans le mois d Aoust, en ayantquelques jours auparavant osté leau pourla dernière fois, afin de le faire du toutsécher. Le moyen de moissonner le rizet de le recueillir, estans communs avec larécolte générale des grains , fera nenparler ici plus avant, vous renvoyant auserrement de vos autres blés, pour à leurfaçon retirer cestui ci dans vos greniers.

n engrmu Pour fin de ce mesnage , je dirai la

ta terre ouii ver iu du riz estre dengraisser la terre ,laquelle en ayant porté deux ou trois ansde suite , se rend par après propre à pro-duire toutes sortes de blés hyvernaux etprintaniers , tant le fonds par ce traicte-ment se treuve bien disposé, commeayant prins nouvelle vigueur. Telle fer-tilité lui avient principalement du béné-fice de leau , dont le naturel est damen-der le lieu de son séjour : tant par cer-taine vertu engraissante qui la suit, quepar les bestioles , racines et herbes nui-sibles quà la longue elle estouffe : des-quelles nuisances se treuvant deschargéle fonds au bout de cinq mois, que con-tinuellement leau y a crouppi, demeurevigoureux pour tout service dagriculture.Mesnage du tout notable, approchant ce-lui des estangs desséchés, duquel le pru-dent père-de-famille fera son profit. Leaudormante si longuement en tels endroits ,mesme en la saison de lesté, cause quel-que mauvais et des-agréable aer, prove-nant non-seulement de sa qualité ; maisaussi de celle du riz, qui est cause que plu-sieurs condamnans tel blé , nen veulentpoint eslever. Mais à cela le remède serade faire les riz si loin de la maison, quils

ne puissent incommoder les habitans parleur voisinage.

En la conclusion de ce discours généraldes semences, sera mise ceste curiosité , ';Z° r " la

7 7 semence aura

prinse de Constantin César , pour cog- bi ' n

* ^ 1 o malesparse.

noistre si la semence est esparse en terreavec juste proportion. Il ordonne impri-mer sur la terre semée et non encorescouverte, la main , tenant les doigts ou-verts, et après lavoir levée, comjiter lesgrains qui se treuveront dans sa figure ins-culpée au terrain : tenant pour bien seméle froment, sil sy en treuve, du moinscinq grains, ou au plus , sept : lorge, yen ayant de sept à neuf : et les fèves , dequatre à six ; estimant néantmoins le plusdésirable , le moyen dentre ces deuxnombres selon les espèces des blés. Les-sai monstrera la faculté de ceste espreuve,quavec peu de peine lon pourra pra-tiquer.

Toutes sortes de blés travaillent la Quels blés

. \ il î»i travaillent le

terre, a cause de leur nourriture qu ils pluila terre<en tirent : mais beaucoup plus ou moins , qi u leles uns que les autres , pour leurs diversnaturels; y en ayant mesme de si ma-lings , quils en attirent la graisse pourplusieurs années ; comme au contraire ,de si débonnaires , quils lengraissentsans moyen. Ceux- sont les orges, pois-ciches , et millets : et ceux-ci, les fèves,pois-communs, lupins, et riz, demeuransles autres indifférens. Limportunité desorges saddoucit aucunement par le fu-mier quon leur donne en lensemence-ment, dont la graisse restante aide auxfromens quonyfaict ensuite. Touchant

1 . i , . Naturel des

les ciches , s ils ne viennent gaiement en pois-niches ,vostre lieu, ne vous travaillés den semeren abondance , pour le peu de profitquils rendent en terre qui ne leur agrée,