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Tome I.
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DU THÉÂTRE D AGRICULTURE.

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éclairé, loin de les regarder comme parfaits ,doit sans cesse soccuper à les perfectionner.

La Société dAgriculture du département dela Seine a senti la nécessité de faire concourirla science de lagriculture et de la méchaniquepour le perfectionnement de la charrue. Deuxrapports lui ont été présentés à ce sujet par leC. François (de Neufchâteau) , au nom duneCommission spéciale , composée des CC. Cha-bert, Lasteyrie , Motard , et du rapporteur.Ces rapports sont imprimés ; ils ont été suivisde lannonce dun concours solemnel, dont la-mélioration de la construction de la charrue estlobjet, et dont le programme a été rendu pu-blic. Cette question importante sera donc trai-tée avec le soin quelle mérite. On peut voirlimportance que les étrangers y attachent, parles lettres que MM. le duc de Bedford, Ar­ thur Young , et lord Sommerville, ont adressées,sur ce sujet , au C. François (de Neufchâteau),et qui ont été imprimées dans les Annales delAgriculture françoise , par le C. Tessier,tome XIII. (Y. et H.)

Page ne, (10) Lon a beaucoup écrit, et lon écrit en-

/fgnTs core aujourdhui, sur la préférence à accorder aux

bœufs sur les chevaux, et vice versa, sans quonait vu beaucoup de convertis de part et dautre.Chacun paroît tenir exclusivement aux bestiauxquil a dabord adoptés ; et sil sest opéré quel-que révolution en ce genre , je crois quelle aété plutôt favorable aux chevaux quaux bœufs,dont le nombre employé à la charrue et auxcharrois, paroît diminuer insensiblement enFrance comme en Angleterre. Quoiquil soitbien constant quils sont plus patiens, plusposés , et moins susceptibles de se rebuter desobstacles que les chevaux ; que leur entretienest plus économique , sous tous les rapports , etquils présentent, en cas daccidens et dans leurvieillesse , une ressource que noffrent pas leschevaux ; quoique lexemple de Lisbonne ,les bœufs font encore aujourdhui tous les char-rois , comme ils les faisoient autrefois dans Paris et presque par-tout, prouve quils sont très-propres à cet exercice , sur-tout dans les paysmontueux et difficiles; etquoiquà force de soinson soit même parvenu à accélérer leur marche

Théâtre dAgriculture , Tome I.

naturellement lente , il paroît que la vitesse dela marche des chevaux , si utile à lépoque dessemailles et de la moisson , et dans plusieursautres opérations qui exigent de la célérité ,la emporté généralement sur les avantages nom-breux et incontestables que présente lemploides boeufs. (Y.)

(11) On ne fait pas généralement assez dat- Page "L

tention aux graves iuconvéniens résultans de

lemploi prématuré des animaux au travail ; et

il est incontestable que , par la même raison quebeaucoup de races sabâtardissent, parce que lesindividus sont employés à la multiplication delespèce, avant lâge convenable, beaucoup aussisont ruinés, parce quon les soumet, trop jeunesencore, et sans graduation, à des travaux pé-nibles qui exigent lentier développement desforces musculaires. Cest ainsi quen voulanthâter ses jouissances , lhomme inconsidéré lesrecule et les détruit souvent. (Y.)

(12) Lusage pratiqué en Savoie , du temps Pageu 4,

dOlivier de Serres , et encore ailleurs aujour-

dhui , de faire tirer les bœufs par la tête et

par le col, paroît généralement répandu enPortugal , , selon le rapport du lord Som-merville, qui en donne la description , on na-dapte point deux jougs en ces deux endroits ,comme en Savoie , mais un seul autour duquelon fixe une longue courroie , qui enveloppe etassujettit la base des cornes , et qui vient se rat-tacher aujoug, après avoir passé sous le col. (Y.)

(1 3 ) Il est probable que lauteur veut parler Page'<*.ici de la dépense relative à chaque espèce dani-

maux, eu égard à la qualité de la nourriture , etnon à la quantité, qui ne présente certainementpas les différences dont il fait mention. (Y.)

(14) On voit, par les conditions quexige ici lagcwï,Olivier de Serres , parles précautions quil con- colonne 1,

.,1 1 > ligne xo.

seule , et par les mconvemens qu il ne peut sedissimuler, combien cette pratique , de fairetravailler les vaches , qui a encore lieu au-jourdhui dans quelques parties peu aisées de laFrance , présente généralement peu davan-tages ; elle na souvent pas dautre cause que lamodicité des facultés pécuniaires de ceux quiont recours à cette triste ressource. ( Y).

Y