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Q UATHIESME LIEU
Page 56a,colonne I,ligne 1 .
Idem,colonne II,ligne *8.
fection rhumatismale , un refroidissement d’au-tant plus sensible, qu’ils sortent d’un viscèreoù ils ont eu plus chaud ; leurs articulationspliées se roidissent et ne peuvent plus s’étendre,quelquefois même ces animaux meurent s’ils nesont secourus à temps 5 on doit les ôter de dessusterre , les envelopper dans des couvertures oudans de la litière sèche, ouïes mettre près de leursmères , dont la chaleur naturelle est le meilleurremède. Cette espèce d’affection est appelée lagoutte, dans quelques endroits, et sans doutec’est de cela dont Olivier de Serres entend par-ler ici.
Si les agneaux restent trop long-temps à labergerie , sur-tout si elle est humide , le mêmeeffetalieu; d’une autre part, la chaleur du fumier,qu’on y laisse , en général, séjourner trop long-temps , et sur lequel ils sont continuellementcouchés, les engourdit et les échauffe. Le conseilque donne ici notre auteur , ne peut donc êtreque très-avantageux , non seulement sous lesrapports que nous venons d’indiquer , mais en-core sous celui de l’exercice , qui ne peut faireque beaucoup de bien à ces jeunes animaux.
( T. et II.)
(1 4 1) Cette pratique n’est que pour les paysoù l’on fait usage du lait de brebis pour les fro-mages. De temps immémorial, on trait les bre-bis, dans un grand nombre deDépartemens oùles pâturages n’étant pas assez abondans pournourrir des vaches, et les chèvres étant sujètesà des inconvéniens , on ne peut avoir un laitageabondant que par le moyen d’un nombreux trou-peau de brebis. Il seroit possible que , dans unautre système , les choses changeassent. Si ony établissoit des pâtures artificielles ; si , à desraces communes et à laine grossière , on substi-tuoit une race à laine fine, et par conséquent plusprécieuse, peut-être seroit-il plus avantageux dene plus traire les brebis , et d’avoir dans chaqueexploitation quelques vaches à lait. En attendantces changemens, il faut suivre la pratique en-seignée par Olivier de Serres . ( T.)
( 142 ) Rien n’est plus sage que cette manièrede conduire aux champs un troupeau ; elle estindispensable dans une bonne économie , lors-
qu’on n’a pas de chiens ; mais l’emploi de chiensbien dressés est d’une grande commodité. Dansles pays méridionaux de la France , hors ceuxde montagnes , on ne fait pas usage de ces ani-maux , dont l’extrême intelligence est mise àprofit dans les Départemens du nord. Déjà quel-ques propriétaires du midi se procurent de larace des chiens connus sous le nom de chiensde bergers; peu-à-peu on en sentira par-toutl’utilité, et la multiplication de cette excellenterace sera encore un bien que le nord de laFrance aura fait au midi, et qu’on devra enpartie à l’Etablissement de Rambouillet . ( T.)
(i 43) Lorsqu’on approche d’un troupeau, au rage 56 s,milieu du jour , dans les temps chauds , on le ‘
voit ramassé et serré de manière qu’il occupetrès-peu d’espace ; les animaux ont tous la têtebaissée jusqu’à terre , et posée sous le ventreles uns des autres. Il est possible que ce soit uni-quement pour préserver leur tête de la chaleur,qui lui est plus particulièrement nuisible ; carce ne peut être pour l’éviter au reste du corps,qui, au contraire, nousparoît devoir s’échaufferdavantage par cette position serrée , sur-toutavant l’époque de la tonte. Daubenton prétendque les bêtes à laine ne prennent cette attitudeque pour se soustraire à une sorte de mouche quivient déposer ses œufs dans leurs naseaux, etqui donne naissance à des larves qui croissentdans les cornets du nez et dans les différenssinus du front ; ces larves sont la cause de plu-sieurs accidens , et entr’autres d’une espèce detournis dont nous parlerons dans le huitièmeLieu. (T.)
( 1 44) Voyez ce qui a été dit sur les feuillées idem,ou feuillars, dans la note (24) du troisièmeLieu, page 322 . Dans beaucoup d’endroits onconserve les branches sans les effeuiller , on lesfait sécher après les avoir coupées , et on lestient dans un lieu sec ; on les donne aux mou-tons par petits fagots. Cette méthode a de l’a-vantage sur les feuilles seules, en ce que les ani-maux mangent plus lentement, sont obligésd’arracher les feuilles, les mâchent mieux , di-gèrent plus facilement, et sont moins sujets auxempansemens ou indigestions. (H.)