SUPPLÉMENT A L’ ÉLOGE
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d’une guirlande où s’entrelassent les feuillages de l’olivier et dumûrier. Ces deux arbres sont bien choisis pour décorer ce monu-ment. On sait que c’est sur-tout à Olivier de Serres , que laFrance fut redevable de la culture du mûrier.
Sur les mausolées des guerriers, on figure des trophées d’armes.Le père des cultivateurs vouloit d’autres emblèmes : on a mis, àcôté du buste , des instrumcns d’agriculture , exécutés en fer coulé.
Tout le monument devoit être d’une grande simplicité, pourêtre vraiment dans le genre de l’homme respectable qu’on vouloithonorer, et de l’art dont il a donné des modèles et des leçons.L’artiste distingué qui en étoit chargé (M. Chinard '), a conservésoigneusement ce caractère, non moins approprié au site pourlequel il a travaillé. Le monument ne pouvoit donc recevoir quedes ornemens absolument indispensables ; mais cette sévérité mêmele rendra plus recommandable.
Le 8 Thermidor de l’an XII (27 Juillet 1804)7 ÛL de laBoissière , ancien magistrat, président et juge de paix de l’arron-dissement de Villeneuve-de-Berg , plaça, dans une cavité pratiquéeau milieu de la première pierre du fût de l’obélisque , deuxmédailles, l’une d’argent et l’autre de grand bronze, qui portoientl’effigie et le nom du Premier Consul .
M. de la Boissière est un de ceux qui ont le plus contribué àressusciter la mémoire du cultivateur du Pradel. Depuis près detrente ans , il n’a cessé de rappeler cet illustre agronome à sesconcitoyens , presque aussi étonnés de sa subite renommée , queles Siciliens le furent, quand l’orateur romain découvrit, à leursyeux , le tombeau d’ Archimède , caché sous les ruines et lesronces de Syracuse .
Dès le 20 Messidor an II ( 8 Juillet 1794)? M. de la. Boissièreémit, dans un discours public , le vœu qui s’accomplit enfin.Avant la révolution , il avoit conduit au Pradel le voyageuranglois, M. Arthur Young . Nous avons rap2ielé cette circons-