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tance frappante , dans notre Éloge d’OniviER (tome I, pagexxviij).Nous devons dire encore, qu’aussitût que le Prospectus du monu-ment à ériger à Olivier de Serres eut été imprimé, le mêmeArthur Young , du fond de l’Angleterre, s’empressa de fairepasser à M. de la Boissière, le tribut que lui imposoit son estimeprofonde pour notre Columelle. Cette autre circonstance est digned’être également conservée.
Enfin, ce monument à Olivier de Serres a reçu , en quelquemanière, une teinte locale ; car sa construction ne devoit ajipelcrque des citoyens de l’Ardèclie , et n’exiger également que desmatériaux qu’on pût recueillir sur les lieux. Tout le monument estconstruit avec du marbre du pays : la couleur grise de ce marbreva du foncé au clair , avec des taches blanches ; la dureté en estextrême , et ce qui prouve qu’il résiste à l’intempérie des saisons ,c’est l’état où subsistent d’anciennes pierres milliaires , trouvéesprès de Villeneuve , et qui, au bout de tant de siècles, sontparfaitement conservées.
L’intérêt que les habitans doivent prendre à la gloire de celuiqu’ils sont fiers de croire leur compatriote , et à la conservationdu monument qui le rappelle , avoit pu faire présumer qu’il seroitgardé avec soin par la seule estime publique ; cependant il a parusage de l’environner d’une grille qui jirévienne les accidens.
Nous avons dit, en commençant, que Villeneuve étoit la patrieprésumée de l’agriculteur du Pradel : il donne également le nomde sa patrie au bourg Saint - Andéol , et à Villeneuve - de - Berg .Quelques traditions annoncent qu’il étoit de la première de cesvilles , où il y a encore des particuliers de son nom ; mais on a dûse décider par la raison suivante : Villeneuve-de-Bergest en posses-sion de se dire exclusivement la patrie d’OmviER ; il y avoit unemaison, laquelle existe encore , et bâtie en pierres de taille. LePradel, où il a pratiqué tout ce qu’il a écrit, ce domaine célèbre,est près de Villeneuve. M. Caffarelli auroit bien désiré qu’on pût