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CINQUIESME LIEU
Petcher tlPente,ur dela garenne.
bien gouvernée et entretenue, rappor-tera par communes années, les deux censdouzaines de connins et davantage.
O
Revenant à la cloison. Si le lieu et l’eaufavorisent l’entreprinse , nous la feronsd’eau vive , pour du tout parvenir où dé-sirons : car , pourveu que le fossé soitfaict ainsi qu’il ajipartient et sera mons-tré , l’eau estant dedans , les connins nela pourront nullement traverser. D’ail-leurs , ce sera dresser la garenne et lepesclier tout ensemble , mettant du pois-son dans le fossé, où très-bien se nour-rira et multipliera : dont le mesnage ensera d’autant plus à priser que mieuxtout-d’une-main, l’on se sera accommodéde connins et de poissons , suivant cestantique commandement,
La réparation aura double visage,
Si tu. te yeux monstrer entendu en mesnage.
Sera aussi cliose plaisante, de voir lesconnins estre assiégés par les poissons.Les connins traverseront bien l’eau ànage, mais d’icelle ne pourront ressortir,si la rive extérieure du fossé , au respectde la garenne, est un peu relevée et droic-tement taillée à plomb : car les conninsestans mouillés, ne peuvent presquesrienramonter en haut. Par quoi, sera besoinfaçonner diversement les deux bords dufossé ; assavoir, celui joignant la garenne,en douce pente, sans relèvement aucun :et l’autre , de telle sorte qu’il aie rivagetaillé de la hauteur d’un couple de pieds.Dont aviendra, que les connins cuidansse sauver en nageant, seront contraints
s’en retourner d’où ils viennent,
par
le
rencontre de la rive taillée sur leur issue,quand mouillés ne pourront gravir le borddu fossé pour en sortir. Tailler droicte-ment les deux bords du fossé , seroit cau-
ser la mort certaine aux connins, d’autantque saultans dans l’eau , comme ordinai-rement ils font en jouant, quelque bassequ’elle soit, s’y noyeroient pour n’enpouvoir ressortir. Comme au contraire ,auroient-ils la porte ouverte pour s’en-fuir si les deux rives estoient en doucepente : ainsi ne faudroit pour ruiner lagarenne dès son origine, que faillir enl’un ou en l’autre endroit. Sex - a besoin te-nir réparées les ruines qui aviennent à cebord de fossé droictement taillé, dont laterre par sa propre pesanteur s’esbouled’elle-mesme de jour à autre ; sur tout autemps des gelées, afin que parles breschess’y faisans à telle occasion, les connins netreuvent la porte des champs pour s’en-fuir. Et à ce que cela ne soit tous-jours àrecommencer, sera bon d’ypourveoiruneseule fois en bordant l’extérieur du fosséd’une muraille de maçonnerie pour tenirferme en tel endroit : ou tant ne voulantdespendre, en y plantant des oziers prèsà jn'ès l’un de l’autre, à ce qu’entre-liésensemble, retiennent la terre de s’avalleret descheoir.
Si le fossé n’est large, que de dix ou Largeur*douze pieds, ce sera en vain qu on le tera : dufeK j« r .d’autant que de telle mesure, les conninsle traverseront aisément en un sault, àtoutes les fois qu’il leur prendra l’envie degaigner les champs : et les poissons ne s’ypourront commodément nourrir, s’il n’ya d’eau, cinq ou six pieds. Pour donquesservir à l’un et à l’autre usage, est de be-soin donner au fossé, dix-liuict ou vingtpieds de largeur, et six ou sept de pro-fondeur. A laquelle mesure ne s’arres-tera-on toutes-fois , si on ne craint ladespence de l’oeuvre , ne l’enrploi de laterre, puis que trop grand ne pourroit
estre