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Tome II.
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CINQUIESME LIEU

manière susdicte, le rapport desquels,pour petit quil soit, payera le labourage,dont lerés en cest endroit ce que désirés,cest assavoir, tiendrés en guerest lesQud,gmim pieds de vos arbres. De tous les grains ,

à mettre tout 1 , '

les meurien CCblX qui le plus constamment sourirent

pour moins -ij» . , * 1

dépens t importunité des meuners , sont lesavoines et les petits pois , mesme estantcontraint de les trépigner pour la cueil-lète de la f ueille, grand mal ne leur peut-on faire 5 à cause que lherbe de ces blés setreuve tardive lors de leffueillement desarbres, nayant encores faict grand advan-cement, mesme se relève-elle aucune-ment, layant abbattue par terre. Chosequi ne peut estre, ne des fromens, ne desseigles, ne des orges , quà telle cause neconvient loger en la meurière, que parcontrainte. Or de ne rien semer à la meu-rière, et pas moins en labourer le fonds,pour le bien des meuriers , ce seroit tropfaire de despence : laquelle sespargneTumer par la voie susdicte. Le fumer de ces

les meuriers. -, . . , i i

arbres est aussi requis, s entend de ceuxque la maigreur du fonds tient en lan-gueur, lesquels par tel traictement, se-ront aidés à continuer leur service : fautede quoi faire, défaudront devant le temps.La/ueiiie Lexpérience monstre , la fueille des vieux

des vieux . , f t 1

meuriers , meuriers, estre plus profitable et sainelonnt ' aux vers, que celle des jeunes : pourveuquils ne soyent tumbés en extreme déca-dence , ains que retenans de leur anciennevigueur, ayent encores quelques restes deforce : communiquans telle qualité, avecla vigne, qui meilleur vin rend, vieille ,que jeune. Et comme la vigne commenceà porter bon vin après les sept ou liuictpremiers ans de son planter ; aussi lesmeuriers en mesme aage , ouvrent laporte à leur asseuré revenu , si que de

en hors , lon ne peut faillir den tirer leservice espéré. Plusieurs, néantmoins, q U ujne s arrestent aujour-d nui a ce terme ;employans sans délai toute sorte de fueille,mesme des plus jeunes meuriers, estansencores en la bastardière, avant leur re-placement. Mais cest avec plus dincer-titude de bonne issue, que de celle crois-sant en arbres ja advancés selon le pluscommun usage.

Après quaurés despouillé les arbres de Esmuud.r

, / *11 i p , les meuriers t

leur iueille, aussi tost les ieres esmun- quand etder , en leur couppant tout ce quy sera commcn'treuvé de cassé et estors de la tempestede leffueillement ; afin quils se puissentremettre à rejetter, ce que sans cela nepourroient-ils jamais bien faire , mesmequen langueur. Les derniers amasseursde fueille , donques, seront suivis piedà pied dun couple dhommes , qui ainsiaccommoderont les meuriers , desquelscoupperont le bois mort, les branches es-corcées, estorses et esclatées: aussi lescimes de toutes les autres en quelque partde larbre quelles soyent, en haut ou èscostés, pour contraindre les arbres à serevestir, et sur ce nouveau ject, produirepour lannée daprès , abondance defueille , tendre et délicate. Et soit ou enamassant la fueille, soit ou en esmundantles arbres , il se faut soigner de les des-pouiller entièrement sans leur laisser au-cune fueille : de peur de destourner leurlibre reject, observation, que la pratiquenousaapprinse despuis naguières, contrela coustume qui estoit de ne toucher aubourgeon , cuidant jrar donner accrois-sement aux arbres, mais lefïect sen voidtout au rebours. Moyennant tel ordre, netarderont-ils à repousser très-vigoureuse-ment : si quils se renfueilleront de telle

sorte,