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Tome II.
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DU THÉÂTRE D AGRICULTURE.

tirera la fueille le plus doucement quonpourra, et avec le moins de perte desConvientia- aibres quil sera possible. Les amasseursavant que de fueille laveront les mains avant que latoucher à la touc }j er ? et l a reposeront en sacs bien nets,

aiin quelle ne joigne à aucune saleté.

Mai Moins quand on les tond, souffrent lesla fuciiiequi arbres, que quand on les eiiueille autre-goùlerJ ment : toutes-fois pour retenu quon yaille, cest tous-jours avec leur intérest,dont finalement ils périssent, ravalansdannée à autre , la valeur de leur fueilleà mesure quils deschéent de force. Cequi est la cause principale que les nourri-tures des vers ne sont tous-jours de mesinerapport, les unes que les autres, ne pou-vant autre que bonne fueille , nourrirheureusement ce bestail. Or bonne 11epeut estre celle qui vient darbre mal gou-verné , en leffueillant ; ains seulementcelle dont larbre ayant esté bien mes-nagé durant les précédentes années, de-meure vigoureux. Par ainsi se trompentceux, qui sans regarder de près à ceci ,senfoncent en ce négoce. De procèdentles plus fféquens défauts de ces te nourri-ture, et non du naturel de loeuvre : commescrupuleusement , voire superstitieuse-ment et fantastiquement, plusieurs du vul-gaire ignorant tiennent ne pouvoir deuxannées de suite bien rencontrer , pourquelque occulte imperfection quils esti-ment estre en ce bestail, quaucuns don-nent, sans aucune raison, au logis ne seprenans garde des choses susdictes. Afindonques dasseurer ce mesnage, pour unpréallable lon avisera aux meuriers, enles logeant et conduisant comme jai dict.serait bon Et passant plus outre , davoir si grandetru^frï,, quantité de ces arbres, que si possibleIZfun^ est, la seule moitié suffise pour vostre

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nourriture, quon effueillera pendant quelautre sapprestera pour lannée prochai-neme nt suivante. Ainsi à limitation des la-bourages , alternativement, par années,la meurière partie en deux, servira etchornniera ) dont les arbres se maintien-dront en bon poinct, pour abondammentfournir de bonne lueille par plusieurs gé-nérations : tant pour nestre les arbrestourm entés en leurs branches , que , parce loisir leurs racines pouvoir estre culti-vées sans despence. Dautant que les fraisdu labourage sortiront des grains quonsemera au fonds de la partie chommante( restans de limportunité des meuriers )laquelle seule lon chargera de blé, lais-sant lautre vuide de semence lannée deleffuelllement des meuriers , pour tantplus à laise cueillir la fueille des arbres,sans fouler le blé ; comme sans tel ordrelon feroit en le trépignant, par ce moyen,tirant le digne rapport et des arbres et dufonds. En outre, ceste notable commo- Commo-dité sy ad-jouste, que lors que par heu- «««*!, T.reuse nourriture , la fueille destinée pourvosmagniaux, défaut, comme cela avientquelques-fois, avec desplaisir et regret deles voir périr de faim 5 les vers sont oppor-tunément secourus de f ueille quon prendsur les meuriers de relais, par-ci par- ,en plusieurs arbres et en divers endroits,sans les incommoder, en telle quantitéquil est requis pour la perfection de len-treprinse. Et encores que sous les meu-riers, toutes sortes de semences ayent àsouffrir , par les importunes racines etbranche s de ces arbres , ainsi qua estédict 5 si est - ce que moindre en sera laperte , que moins lon trépignera les blésy estans j comme francs de telle tempeste,demeureront ceux qui seront logés en la