DU THEATRE D’ AGRICULTURE.
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L* gouver-neur des ma-gniaux setiendra net-tement ,
sçauroit prendre garde de la despence deces précieux animaux , durant leurs troispremières sepmaines , à cause de leurjeunesse et petitesse de corps , qui lesfaict contenter de peu, et ce peu encoresprins ès endroits perdus des arbres ,comme ès pieds , ès brancliillons d’entreles bonnes brandies et ailleurs, d’où pourle prolit des arbres , aussi les faudroitcoupper. Au commencement l’onya à laf'ueille à plains mouchoirs, après avec despetits paniers, puis à tout des grands,et finalement employé - on à cest avic-tuaillement, et corbeilles et sacs , leurcroissant la mangeaille, à mesure qu’ilss’advancent en aage.
J’ai monstre combien est nécessaire lafueille estre maniée ayant les mains net-tes , pour le danger provenant de saleté.De ce poinct se prendra garde le gouver-neur de ces magnifiques animaux , pourlui-mesme estre exemple de netteté à tousceux qu’il a sous sa charge; afin qu’aucund’eux n’en approche autrement qu’il ap-partient. Le gouverneur n’oubliera deat „ n ,boire un peu de vin dès le grand matin ,
T ^°nb"u,u‘ avant que se mettre en oeuvre, à ce qu’encommuniquant l’odeur de telle liqueuraux vers , il les préserve de toute puan-teur, spécialement de la mauvaise haleinedes personnes (plus forte estant à jeunqu’après avoir mangé) que ces animauxLtsvirtne craignent beaucoup. C’est pourquoi l’en-
seront visités , -, | 1 • » ' • \
h, beaucoup tree dans leur logis n est permise a toutesr sortes de gens mdiiteremment, par laévitant le mal que la trop libre fréquen-tation apporte au bestail : ce que le vul-gaire superstitieux , sottement, attribueà l’oeil , croyant y avoir des personnesqui par leur regard , apportent mal heuraux vers ; mais c’est plustost, voire as-
Boirade bon
sera tenunettement.
seurément , le souffle de mauvaise sen-teur , qui lui cause des indispositions.
Pour lesquelles considérations , le logissera baloyé par chacun jour ; et pour letenir en bonne odeur , faudra souventarrouser le pavé avec du vinaigre, aprèsle couvrir de quelques herbes de bonnesenteur , comme de lavande , d’aspic, derosmarin , de thym, de sarriete, de ser-poulet et semblables : y ad-joustant jiar- Sera per-fois , du perfum , faict avec de l’encens,du benjouin, du storax et autres droguesodoriférantes , qu’on bruslera sur descharbons, parmi les salles, et chambres.
Seront de mesure les tables des magniaux z« »«>/«souvent nettoyées , ne souffrant que le "“X"*best ail sé j ourne longuement sur la lictière,laquelle on ostera cle trois en trois, ou dequatre en quatre jours , après la secondemue , pour du tout nettement et fresclie-ment tenir le bestail, lors mesure que leschaleurs s’approchent, dont il est inqror-tuné : jusques adonques n’estant requisd’y aller tant curieusement, pour estrela lictière durant les froidures , plustostutile que nuisible au bestail , se tenantchaudement parmi elle ; pourveu aussicpi’on n’abuse de tel relasche , y en lais-sant par trop.
A Timpourveu quelques-fois retournent Remédierdesboufîéesviolentes de froidures, contre frlZZl’attente et le cours de la saison, très- r “’nuisibles à nos vers. A ces événemens l’onremédie , en tenant curieusement closestoutes les ouvertures du logis , portes etfenestres , jusques aux moindres : et eneschauffant le dedans , avec des braizesqu’on y apporte en divers endroits (100).
La paresse du gouverneur a donné ceblasme à nos magniaux, que d’estre esti-més puants, dont plusieurs les abhorrent.