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CINQUIESME LIEU
Kècessairet
maximes.
l'ordrerequis à re-muer le bes-tial.
Ce sont les pellicules de leurs despouille-mens et leurs charongnes mortes, mesléesparmi la lictière , faicte du résidu de lafeuille qui sent le vert, d’où provient toutela puanteur qu’on treuve dans les cham-bres : non de ces nobles animaux, lesquelsd’eux - mesures ne sentent rien, non pasmesme leur fiente, non j>lus que sablon,ayans de leur naturel autant en détesta-tion l’ordure et l’infection, qu’ils aimentles bonnes senteurs. Moyennant l’ordresusdict, non seulement gouvernera-on cegentil bcstail avec profit, ains en sera sonhabitation rendue plaisante : et sentantbon, comme boutique deperfumier, seratreuvée d’agréable séjour pour les per-sonnes honnestes. Aussi est - ce pourgentils-hommes et damoiselles , que cesexcellens animaux travaillent.
Que donques le gouverneur de nos verspense à estre diligent en sa charge : qu’ilne laisse inconsidérément visiter son bes-tail à tous venans , avec trop de liberté ,de peur que par fraude , ne leur mes-avienne : qu’il tienne le logis net : qu’iln’espargne les perfums , pour opportu-nément les employer : qu’il soit scrupu-leux à la fueille, pour n’en donner au bes-tail, que de parfaictement bonne: à cestecause , qu’il commande aux amasseurs ,de ne se mettre jamais en oeuvre sansavoir lavé les mains, et y tienne l’oeil :qu’il laisse plustost avoir faim à son bes-tail, que par impatience , le paistre defueille mal qualifiée.
En ostant la lictière , tout-d’une-mainest remué le bcstail de place en autre , àson grand contentement. Pour cela com-modément faire à l’un des bouts de chacunestaudis , sera laissée certaine place pourmettre les vers , qu’on prendra joignant
icelle, en autant d’estendue de table , la-quelle par ce moyen se trouvant vuide ,recevra les vers de la partie voisine 5 etainsi des suivantes, dont tout le contenuen l’estaudis , se descouvrira et recou-vrira alternativement, par portions ; àla manière que pour sécher le foin au pré,on le renverse, le plain remplissant levuide. Ainsi sans porter loin le bestail,sera-il doucement posé près de son giste,et ce sera sans aucunement le toucher ,de peur de l’offencer pour sa délicatesse,si à l’instant qu’on le voudra changer deplace en autre , on lui donne à manger :car il ne faudra que prendre les fueillesesquelles aussi tost se seront attachés lesvers, pour les enlever, et sans les reposeren aucun lieu, les loger tout-d’un-trait,où l’on désire. Sera besoin disposer detelle sorte les tables, que sans esbranle-ment, par pièces séparées , facilementon les puisse toutes oster et remettre enl’estaudis , pour l’aisance du nettoyer.
Car par ce moyen , tirées de l’estaudis ,comme liétes , l’une après l’autre , on lesfrappera contre le pavé, afin de les des-charger d’ordure : après on les baloyeraet espoussetera parfaictement bien.
A mesure que par l’aage, les magniaux îw
> ■ , , ». , 1 les magniaux
s accroissent et engrossissent, vont dejour à autre occupant plus de place : dont ZlZmTé,est nécessaire tenir prestes des tables de A, = er 'relais, afin de recevoir ceux que séparerésde la presse et les mettre tous à leur aise,pour ensemble fructifier très-bien. Carc’est chose bien expérimentée , que peude magniaux nourris au large , rendenlplus de soye, que grand nombre à l’es-troict. Ferés frotter les tables, avant qu’y Etremettre les vers, avec du vinaigre , ou talu , m . tcd’autre vin , et avec des herbes odorifé- duvm > e,c -
rantes,