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Tome II.
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CINQUIESME LIEU

Kècessairet

maximes.

l'ordrerequis à re-muer le bes-tial.

Ce sont les pellicules de leurs despouille-mens et leurs charongnes mortes, mesléesparmi la lictière , faicte du résidu de lafeuille qui sent le vert, d provient toutela puanteur quon treuve dans les cham-bres : non de ces nobles animaux, lesquelsdeux - mesures ne sentent rien, non pasmesme leur fiente, non j>lus que sablon,ayans de leur naturel autant en détesta-tion lordure et linfection, quils aimentles bonnes senteurs. Moyennant lordresusdict, non seulement gouvernera-on cegentil bcstail avec profit, ains en sera sonhabitation rendue plaisante : et sentantbon, comme boutique deperfumier, seratreuvée dagréable séjour pour les per-sonnes honnestes. Aussi est - ce pourgentils-hommes et damoiselles , que cesexcellens animaux travaillent.

Que donques le gouverneur de nos verspense à estre diligent en sa charge : quilne laisse inconsidérément visiter son bes-tail à tous venans , avec trop de liberté ,de peur que par fraude , ne leur mes-avienne : quil tienne le logis net : quilnespargne les perfums , pour opportu-nément les employer : quil soit scrupu-leux à la fueille, pour nen donner au bes-tail, que de parfaictement bonne: à cestecause , quil commande aux amasseurs ,de ne se mettre jamais en oeuvre sansavoir lavé les mains, et y tienne loeil :quil laisse plustost avoir faim à son bes-tail, que par impatience , le paistre defueille mal qualifiée.

En ostant la lictière , tout-dune-mainest remué le bcstail de place en autre , àson grand contentement. Pour cela com-modément faire à lun des bouts de chacunestaudis , sera laissée certaine place pourmettre les vers , quon prendra joignant

icelle, en autant destendue de table , la-quelle par ce moyen se trouvant vuide ,recevra les vers de la partie voisine 5 etainsi des suivantes, dont tout le contenuen lestaudis , se descouvrira et recou-vrira alternativement, par portions ; àla manière que pour sécher le foin au pré,on le renverse, le plain remplissant levuide. Ainsi sans porter loin le bestail,sera-il doucement posé près de son giste,et ce sera sans aucunement le toucher ,de peur de loffencer pour sa délicatesse,si à linstant quon le voudra changer deplace en autre , on lui donne à manger :car il ne faudra que prendre les fueillesesquelles aussi tost se seront attachés lesvers, pour les enlever, et sans les reposeren aucun lieu, les loger tout-dun-trait, lon désire. Sera besoin disposer detelle sorte les tables, que sans esbranle-ment, par pièces séparées , facilementon les puisse toutes oster et remettre enlestaudis , pour laisance du nettoyer.

Car par ce moyen , tirées de lestaudis ,comme liétes , lune après lautre , on lesfrappera contre le pavé, afin de les des-charger dordure : après on les baloyeraet espoussetera parfaictement bien.

A mesure que par laage, les magniaux îw

> , , ». , 1 les magniaux

s accroissent et engrossissent, vont dejour à autre occupant plus de place : dont ZlZmTé,est nécessaire tenir prestes des tables de A, = er 'relais, afin de recevoir ceux que séparerésde la presse et les mettre tous à leur aise,pour ensemble fructifier très-bien. Carcest chose bien expérimentée , que peude magniaux nourris au large , rendenlplus de soye, que grand nombre à les-troict. Ferés frotter les tables, avant quy Etremettre les vers, avec du vinaigre , ou talu , m . tcdautre vin , et avec des herbes odorifé- duvm > e,c -

rantes,