Et à filer.
T.teslr.rJei mcurierttous les ans.
l'aillisde meuricrt,
i5o CINQUIESME LIEU
escorces , que les grosses et fortes. Reti-rées de l’eau, à l’approche du soir serontestendues sur l’herbe de la prairie , sil’avés à commodité ; où ailleurs exposéesà l’aer, ayant délié leurs faisseaux, poury demeurer toute la nuict, afin d’y boireles rozécs du matin : puis devant que lesoleil frajqie, seront eminoncellées jtisquesau retour de la vesprée : lors remises auserain, de là retirées au lever du soleil,comme dessus , continuant cela dix oudouze jours à la manière des lins, et ensomme , jusqu’à ce que cognoistrés lamatière estre suffisamment rouie, parl’espreuve qu’en ferés, desséchant et bat-tant une poignée de chacune des troissortes d’escorces , remettant au seraincelles qui ne seront assés appareillées , eten retirant les autres, comme le reco-gnoistrés à l’œil.
Il a esté veu ci-devant, que pour avoirprofit de la nourriture des vers-à-soye,à moins de deux à trois mil pieds d’arbres,la meurière ne se doit entreprendre : etque pour la bien gouverner , afin d’entirer long service, requiert d’estre chastréechacun an , de la dixiesine ou douziesmepartie; par ainsi, peuvent estre étestéstous les ans , de deux cens cinquante , àtrois cens meuriers , qui rendront tous-jours, de trois à quatre cens charges debois et davantage. A laquelle quantité,s’ad-joustant ce qu’on oste des arbres in-continent les avoir effueillés , en les es-mundant et eslaguant, y aura abondancede brancheage, et par conséquent, abon-dance d’escorces chacune année, d’oùsortira beaucoup d’ouvrage de diversessortes selon les assortissemens requis.
Mais encorcs ne s’arrestera-là nostre’ mesnager, ains se dressera-il des taillis
de meuriers blancs , pour en coupper ,bassement, la moitié chacun an , à tellecause divisant en deux ses taillis , dontil tirera le brancheage, délicat et jeune,duquel l’escorce se rendra propre à fairedes exquises et desliées toiles. Et serontces taillis-ci, non seulement utiles à four-nir chacune année abondance de nouvelleescorce , ains du fagotage à brusler : desperches pour treillis aux jardins et à fairedes cercles pour les tonneaux et barrils ,à ce choisissant les plus grosses branches.Aussi, à donner de la fueille pour nourrirles vers-à-soye , la cueillant aux endroitsdes arbres les plus soleillés et esventés.Et jjour comble de bon mesnage, à nour-rir nombre infini de connins , pourveuque les taillis soyent fermés pour ga-renne, à la manière enseignée ci-devant.Ainsi seront quatre notables commoditésque le père-de-famille tirera de ses taillis :ausqucls pour le dégast que les conninsy pourvoient faire , rongeans en hyver lespieds des meuriers, comme ils font toutessortes de plantes , peu exceptées, ne lais-sera de se meubler de tant profitable bes-tail. Car pour corriger aucunement telvice , aidant au vivre des connins, nefaut que semer de l’avoine en certainesplaces et grandes allées, qu’à telle cause,aura laissées vuides dans les taillis , oùles connins se repaistront durant les froi-dures, d’autant espargn ans les meuriers:pour le support desquels, en outre, ferajetter aux connins , des despouilles dujardin , du foin, des rameaux de vigne etautres drogueries , en hyver lors que lesneges contraignent ce bestail de s’atta-cher aux arbres , par faute d’autre man-geaille. Encores pour cinquiesme com-modité , j’ad-jousterai ici , que la fueille
Leurs
avantages.
Fn ce Lieu,cliap. xt.