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Tome II.
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CINQUIESME LIEU

rage i-icolonne IIligne dern.

clier de manger cette matière elle - même enaussi grande quantité ; ceux-, au contraire ,sont enveloppés dune membrane molle , plusou moins épaisse et solide , semblable à du par-chemin, qui annonce le défaut de cette matièrecrétacée, et indique le besoin quen a la volaille ;ceux-ci sont connus sous les noms d 'œufs har-des (*). Enfin , on en trouve deux lun danslautre, et tous deux bien conformés , ou plus oumoins incomplets; quelquefois un œuf a deuxjaunes , et produit, lorsquil est couvé , despoulets également monstrueux, ou il en manquetotalement, etc. , etc. ( H . )

Le moyen de plonger les œufs dans leau, pourjuger sils sont bons à manger et à couver, nestrien moins que certain , car tous les œufs de mabasse-cour, qui vont constamment au fond deleau , sont cependant des œufs clairs. La pro-position de les laisser séjourner un moment dansleau froide, préalablement à la couvaison , pourles mettre tous à la même température , ne pa-raît pas plus fondée. Il suffit cpiils soient uneheure environ dans le même milieu , pouréclorreensemble : la différence dépend plutôt de lé-poque ils ont été pondus. Je crois bien quunœuf, assez léger pour surnager, ne serait propreni à la couvaison , ni aux usages quon en faitdans la cuisine et dans les arts. (jP.)

(20) Malgré ce quont dit Olivier de Serres etquelques autres , on a droit dêtre étonné de cequon recommande toujours , comme une cir-constance nécessaire au succès de la couvaison ,de mettre les œufs en nombre impair , et de ceque beaucoup dauteurs aient insisté sur cette

(*)Dil-on des œufs hardés ou ardés, et d vientlorigine ou létymologie de ces mots,quon ne trouvenulle part?

Vient-elle de arder, briller, du latin ardere, dlon a fait le vieux verbe ardre ou ardoir, et d nousavons conservé ardent, parce que lon prétend queles poules qui pondent ces œufs sont trop échauffées?

Vient-elle de hardelle, ancien mot, qui signifioitjeune fille; parce que lon dit que les jeunes poulessont plus sujètes à faire des œufs hardés ?

U Encyclopédie (Economique dIverdon, impriméeen 1771 , appelle ces œufs hérdras (voyez tome XIII,page 58 ). {H.)

précaution , sans appuyer leur opinion daucunfait positif. Cest un préjugé que jai cherché àcombattre avec les armes de lexpérience : pen-dant deux ans jai eu soin que les œufs soumis àla couvaison , fussent constamment en nombrepair , et ils 11en sont pas moins venus à bien;jai aussi acquis la preuve, contre lopinion desAnciens , que les phases de la lune étoient in-différentes pour le succès de cette opération.

On ne peut nier , sans doute , les effets duneforte action électrique sur les œufs en incuba-tion ; mais il arrive souvent que la poule , ef-frayée par un coup de tonnerre, les abandonne,les laisse refroidir ; alors les poussins périssentpar cette cause , plutôt que par la commotion.On prétend que de la féraille placée sous le nid,en préserve la couvée : Rozier même a fait quel-ques expériences qui semblent prouver que cemoyen 11est pas à négliger ; il serait utile dexa-miner de nouveau jusquà quel point il est effi-cace. Mais il suffit que la fermière sache quele nombre des œufs quil faut donner à la cou-veuse doit seulement varier en raison de la gros-seur et de lampleur de ses ailes , et, comme ledit notre auteur, relativement aussi à la tempé-rature de la saison. (P.)

(21) Toutes les fois quon se livre au com-merce dœufs frais et à léducation des poulets ,il faut bien nécessairement recourir aux moyensles plus propres pour obtenir ces deux produitsdans la saison ils ont la plus grande valeur.La température du local lon tient les poules ,est le premier de ces moyens : on profite , pourcet effet, du voisinage dun four, dune étuve ,ou de la cuisine, de lintérieur des écuries et desétables , pour accélérer la couvaison. On sait queles ménagères du pays dAuge font jucher leurspoules sur le massif du four , et les font couverdessous , dans des niches pratiquées exprès; parce moyen, elles ont des poulets assez gras dèsle commencement dAvril (Germinal). Mais latempérature du local ne suffit pas , il est encorenécessaire que les aliinens quon leur admi-nistre soient chauds et cuits. La chaleur a unesi grande influence sur la ponte , que Rozier avu une pauvre femme, qui, nayant quune seulepoule, avoit soin, le soir , lorsquelle se juchoit,

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