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Tome II.
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DU THEATRE D AGRICULTURE.

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vrages intitulés : Art et Pratique de VArt defaire éclore en toutes saisons des oiseaux do-mestiques de toutes espèces, etc. Paris , Impri-merie Royale, 1749 et 17 5 1 , 3 vol. in-12,avec figures.

Méthode de Copineau .

Celui qui nous parolt avoir travaillé le pre-mier sur cet objet, avec le plus dintelligence etde sagacité, est labbé Copineau, auteur de lou-vrage ayant pour titre : Ornithotrophie artifi-cielle. Paris , 1780, in-12 , avec figures. Il est,après les prêtres égyptiens , celui qui a le mieuxconnu les principes de lart, et qui pouvoit leconduire plus rapidement à sa perfection , si lescirconstances eussent favorisé ses efforts. Soncouvoir est sur-tout très-ingénieux; il consisteen un bâtiment rond, dont le faite est une voûtepercée de quatre fenêtres triangulaires , chacuneouvrant à volonté, à laide dune corde passéedans une poulie ; lentrée de ce couvoir est fer-mée de deux portes vitrées , lune intérieure ,lautre extérieure ; toutes deux , ainsi que lesfenêtres, sont garnies de bandes de peau da-gneau : sur la dernière porte vient se rabattreune portière formée dune grosse étoffe de laine.Lextérieur de ce petit bâtiment, jusquaux troisquarts de sa hauteur , est aussi revêtu de cou-vertures de laine ; dans lintérieur sont dispo-sées des tablettes circulaires sur lesquelles sontrangés les œufs , qui peuvent y tenir au nombrede huit mille ; il y a dans lentre-deux de chaquetablette, pour y distribuer de lair, quatretuyaux opposés entreux , et qui ouvrent etferment au dehors. Dans une pièce inférieure àcelle de ce couvoir, est construit un fourneaudans lequel plonge de deux pieds ( soixante-six centimètres) la base dune colonne de cuivreremplie deau chauffée au degré convenable parle feu du fourneau ; cette colonne perce le plan-cher du couvoir, sélève dans son intérieur ,dont elle occupe le centre , et sort par le faîte.

La chaleur que donne cette colonne deau ,est plus constante et plus régulière que cellequon avoit obtenue jusqualors. Il la dirige en-core par des thermomètres ; il la modère dans lapartie supérieure du couvoir , en introduisant,au besoin , lair extérieur , par les fenêtres et

par les tuyaux de lentre-deux des tablettes.Cette chaleur , dans la partie basse, elle tendà être moindre , est conservée par léjraisseur dumur , par létoffe de laine dont il est couvert ;enfin , pour la rendre moins desséchante , il alattention de mettre dans le couvoir , de leau,dont la vapeur , appréciée par un excellent hy-dromètre de son invention , rend la chaleuraussi humide que celle qui sexhale dune poulecouvante.

Méthode de Dubois.

Ses procédés sont très-simples , exigent peude frais , et peuvent être mis en jnatique danstoutes sortes de locaux.

Un petit cabinet semblable à une pièce dentre-sol de dix pieds (trois mètres trente centimè-tres ) de longueur , sur six pieds ( deux mètres )de largeur, dont le plafond est fort bas, fait lofficedu couvoir ; une porte de grandeur ordinaire ,couverte par une vieille tapisserie, sert dentréeà cette pièce , qui est éclairée par une petite fe-nêtre garnie dun châssis , avec quatre grandscarreaux de vitre.

Au milieu du cabinet est un poêle de fonte ,dont le tuyau sélève perpendiculairement , etva échauffer la pièce qui est au-dessus ; linté-rieur du poêle est rempli , dans la partie supé-rieure , de grosses boules dargile, destinées àconserver la chaleur ; et pour en rompre la vi-vacité à lextérieur, le poêle est recouvert detuiles courbes.

Toutes les cinq à six heures, deux livres (unkilogramme) de charbon quon met dans lepoêle , suffisent pour élever la température audegré convenable.

Des tringles de fer fixées au plafond , et dis-posées de manière quelles forment autant derayons divergens autour du poêle , supportentdes corbeilles dosier dans lesquelles sont placésles œufs ; chacune en contient trois cent : ellessont suspendues au moyen de cordes réunies àun crochet de fer , qui permet de les placer sui-tes tringles à différentes distances du poêle ;chaque corbeille porte la date du jour a com-mencé lincubation. Ce nest quau bout dequatre ou cinq jours quon enlève les œufs infé-conds. Des thermomètres placés dans difie-