DU THEATRE D’ AGRICULTURE.
1 65
vrages intitulés : Art et Pratique de VArt defaire éclore en toutes saisons des oiseaux do-mestiques de toutes espèces, etc. Paris , Impri-merie Royale, 1749 et 17 5 1 , 3 vol. in-12,avec figures.
Méthode de Copineau .
Celui qui nous parolt avoir travaillé le pre-mier sur cet objet, avec le plus d’intelligence etde sagacité, est l’abbé Copineau, auteur de l’ou-vrage ayant pour titre : Ornithotrophie artifi-cielle. Paris , 1780, in-12 , avec figures. Il est,après les prêtres égyptiens , celui qui a le mieuxconnu les principes de l’art, et qui pouvoit leconduire plus rapidement à sa perfection , si lescirconstances eussent favorisé ses efforts. Soncouvoir est sur-tout très-ingénieux; il consisteen un bâtiment rond, dont le faite est une voûtepercée de quatre fenêtres triangulaires , chacuneouvrant à volonté, à l’aide d’une corde passéedans une poulie ; l’entrée de ce couvoir est fer-mée de deux portes vitrées , l’une intérieure ,l’autre extérieure ; toutes deux , ainsi que lesfenêtres, sont garnies de bandes de peau d’a-gneau : sur la dernière porte vient se rabattreune portière formée d’une grosse étoffe de laine.L’extérieur de ce petit bâtiment, jusqu’aux troisquarts de sa hauteur , est aussi revêtu de cou-vertures de laine ; dans l’intérieur sont dispo-sées des tablettes circulaires sur lesquelles sontrangés les œufs , qui peuvent y tenir au nombrede huit mille ; il y a dans l’entre-deux de chaquetablette, pour y distribuer de l’air, quatretuyaux opposés entr’eux , et qui ouvrent etferment au dehors. Dans une pièce inférieure àcelle de ce couvoir, est construit un fourneaudans lequel plonge de deux pieds ( soixante-six centimètres) la base d’une colonne de cuivreremplie d’eau chauffée au degré convenable parle feu du fourneau ; cette colonne perce le plan-cher du couvoir, s’élève dans son intérieur ,dont elle occupe le centre , et sort par le faîte.
La chaleur que donne cette colonne d’eau ,est plus constante et plus régulière que cellequ’on avoit obtenue jusqu’alors. Il la dirige en-core par des thermomètres ; il la modère dans lapartie supérieure du couvoir , en introduisant,au besoin , l’air extérieur , par les fenêtres et
par les tuyaux de l’entre-deux des tablettes.Cette chaleur , dans la partie basse, où elle tendà être moindre , est conservée par l’éjraisseur dumur , par l’étoffe de laine dont il est couvert ;enfin , pour la rendre moins desséchante , il al’attention de mettre dans le couvoir , de l’eau,dont la vapeur , appréciée par un excellent hy-dromètre de son invention , rend la chaleuraussi humide que celle qui s’exhale d’une poulecouvante.
Méthode de Dubois.
Ses procédés sont très-simples , exigent peude frais , et peuvent être mis en jnatique danstoutes sortes de locaux.
Un petit cabinet semblable à une pièce d’entre-sol de dix pieds (trois mètres trente centimè-tres ) de longueur , sur six pieds ( deux mètres )de largeur, dont le plafond est fort bas, fait l’officedu couvoir ; une porte de grandeur ordinaire ,couverte par une vieille tapisserie, sert d’entréeà cette pièce , qui est éclairée par une petite fe-nêtre garnie d’un châssis , avec quatre grandscarreaux de vitre.
Au milieu du cabinet est un poêle de fonte ,dont le tuyau s’élève perpendiculairement , etva échauffer la pièce qui est au-dessus ; l’inté-rieur du poêle est rempli , dans la partie supé-rieure , de grosses boules d’argile, destinées àconserver la chaleur ; et pour en rompre la vi-vacité à l’extérieur, le poêle est recouvert detuiles courbes.
Toutes les cinq à six heures, deux livres (unkilogramme) de charbon qu’on met dans lepoêle , suffisent pour élever la température audegré convenable.
Des tringles de fer fixées au plafond , et dis-posées de manière qu’elles forment autant derayons divergens autour du poêle , supportentdes corbeilles d’osier dans lesquelles sont placésles œufs ; chacune en contient trois cent : ellessont suspendues au moyen de cordes réunies àun crochet de fer , qui permet de les placer sui-tes tringles à différentes distances du poêle ;chaque corbeille porte la date du jour où a com-mencé l’incubation. Ce n’est qu’au bout dequatre ou cinq jours qu’on enlève les œufs infé-conds. Des thermomètres placés dans difie-