DU THÉÂTRE D’ AGRICULTURE.
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Plane. XIV.
rianch. XV.
cabinet rond, porté par des pilastres, ousans iceux, si on le prend petit, en celan’y ayant aucune sujection 5 restent douzetoises et demie de chacun costé , faisans,les deux, vingt-cinq toises pour le terrainet logis des herbes ; sur lequel l’on monte,tournoyant en volute l’entour de la mon-taignete , de la main gauche à la droicte,jusques au sommet, où se treuve la placeronde, de ladicte mesure de vingt toises.Les chemins sont de quinze pieds delarge, dont les quatre prins pour les jar-dinets , restent onze de passage et pour-menoir, comme a esté dict.
Le corps de ce jardin-ci est relevé enschenographie ou perspective. Il montejusques à la hauteur de six toises, par sixretours de la montaignete , dont le che-min l’environnant est porté par une mu-raille comme banc, haute de six pieds.L’espesseur de la muraille ne diminue au-cunement le chemin, parce qu’on marchesur icelle, dont le chemin reste de onzepieds pour l’allée, joignant lequel les jar-dinets de quatre pieds de large sont dres-sés pour les herbes, comme a esté dict.Le chemin en tournoyant en rond lamontaignete , porte finalement à la placeronde estant au sommet d’icelle. Elle estenvironnée de parabandes et accoudoirssur des balustres cpii toutes-lois ne sepeuvent discerner à cause de la petitessedu pourtraict. Au milieu de la place sourdla fontaine, pour les arrousemens desherbes qui désirent l’eau.
Ichnographie , ou plan du jardin mé-decinal quarré,contenanten chacuneface,cinquante toises outre les quatre perrons,un à chacun angle, servans de premièremontée , qui saillent en hors , quatretoises. L’intérieur est vuide par le bas,Théâtre d.’Agriculture , Tome II.
pour servir à tenir en hyver , des oran-gers et autres arbres précieux. Il estvoûté , et les voûtes jjortées par des pil-liers équidistamment posés selon la dis-position de l’axxhitecte , et naturel del’oeuvre, pour laquelle cause et de peurde contusion, je ne les ai marqués ici. Età ce que les arbres soyent là conservésplus chaudement, une grande partie detel vuide, assavoir, les deux du septen-trion et occident , seront remplies deterre , comme il se void au dessein parles picoteurcs. On y entre par quatorzeportes , sept estans à l’aspect du midi,les autres à celui de l’orient, marquées A,par icelles tirant les arbres à l’aer aprèsles froidures. Il y a deux allées au traversdu terrain, pour issue vers le septentrionet occident, dont les portes sont tenuescloses en hyver. Les perrons marquésE, servent de montée au premier replatmarqué C, lequel et les autres aussi,ont chacun de largeur quinze pieds,dont les quatre servent de jardinets pourloger les herbes joignans les murailles ;les onze restans, sont donnés pour pour-menoir, environnans le corps du jardin àniveau, sans nulle pente. Desquels re-plats ou allées , il y en a cinq, montansde l’un à l’autre par des eschaliers auxangles, marqués D. Le dernier replatporte à la place quarrée , qui est au des-sus de la montaignete, icelle place estantde vingt-cinq toises en tous sens : au mi-lieu de laquelle y a une fontaine pourarrouser les herbes du jardin , ayansbesoin d’eau. La place pourra estrccom-plantée de pins , ou sapins, ou d’autresarbres de montaigne.
C’est le corps du jardin médecinalquarré, relevé en schenographie ou pers-
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Plane. XVI.