DU T II É A T E. E D’ AGRICULTURE.
sible , avec exquise recerclie , comme ila esté dict.
r.n q,ui Le temps de mettre les pépins en terre ,« comment est le mesme des semences des iromens,s " n “' ayans cela de commun , que de profiterbieneslans semés en beau jour, non froid,ne pluvieux, ne venteux , la lune estanten decours. Le lieu de la pépinière seradesparti en planches et quarreaux, tantlongs qu’on voudra , mais seulementlarges de quatre à cinq pieds , afin quepar tel estroicissement, des costés l’onpuisse attaindre avec la main jusqu’aumilieu de la planche , pour sarcler, cu-rer , cultiver les nouvelles plantes et ar-brisseaux provenans des semences, sansles fouler aux pieds, comme l’on seroitcontraint de faire , marchant dessus, jmrle trop de largeur de la planche. Les pé-pins seront semés assés rarement et uni-ment , puis l’on les couvrira de deuxdoigts de terre, qu’on y criblera par des-sus , afin que sans presse , les arbrisseauxen rejioussent à volonté. Les espèces se-ront séparées par quarreaux, à ce quedistinctement l’on voie les poiriers, pom-miers , cormiers , pour les cultiver selonleurs naturels. Si telles semences sontfaictes en Septembre ou en Octobre, sor-tiront de terre dans l’hyver : pour des in-jures duquel les engarder, sera besoinleur faire par dessus quelque légère cou-verture avec des paux , j^erches, etpailles 5 par ce moyen, à l’arrivée duprintemps , se trouveront les jeunes ar-brisseaux avoir grand avantage par des-sus les autres , qui semés à l’issue del’hyver , ne feront lors que naistre : etpartant plus tardifs, ne les pourront at-taindre de tout l’esté. Donques mieux vau-dra s’advancer que reculer, en ceste ac-
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tion , si la saison le porte et favorise l’en-treprinse. Levés qu’en soyent de terre lesjettons, aussi tost curieusement les sar-clera-on , pour gaiement et sans destour-bier, les faire croistre : y retournant àtoutes les fois qu’ils en auront besoin ,sans souffrir qu’herbe aucune par-croissequand-et eux. Seront aussi, et pour lamesme cause , beschés , ce qui leur ser-vira , en outre , à leur esgayer la terrepour l’allongement des racines : mais cesera en y allant retenu, à ce que par tropprofonder en ce commencement, les ra-cines n’en fussent offencées : ainsi fai-sant , s’advanceront sans destourbier,profitans toute la substance de la terre.
Se faudra abstenir de coupper aux ar- Les nrbris-brisseaux aucun rejetton, pendant qu’ils "'ZZ ’Z/t'sont en la pépinière, ains les laissera-on ” ie " tcur, ‘ encroistre à leur gré, attendant de les cureren temps convenable, leurs troncs estansaffermis. Ce traictement les advancerade tant, que dans la mesme année del’ensemencement, se rendront propres àestre remués en la bastardière, pour làs’achever de faire , pourvcu qu’on lestienne arrousés durant les grandes cha-leurs de l’esté , desquelles ne pourraientsortir sans le secours de l’eau. Voilà quantauxpepins, d’autres espèces ne s’en treu-vans que de poires , de pommes , decormes ou sorbes, si on ne veut mettreen ce reng le meurier, ce cpie toutes-foisne me semble à propos , veu que de telarbre est traicté avec les sauvaiges : etque pour la grande abondance requisepour la soye , l’on ne le resserre dans leverger , ains en compose-on des foreststoutes entières.
Les noiaux et fruicts , pour en avoir r> '
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des arbres, seront semés en mesme temps pins j seront
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