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Tome II.
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DU THÉÂTRE DAGRICULTURE.

Zi'olit ie.r huitte chesne.

Aime lefiguier et lavigne.

Opinion an-cienne tou-chant Voli-vier.

la teste , à la manière des autres arbres,afin de les faire beaucoup rejet ter. Désiredestre curieusement rembouclié de terre,de peur de lesvent, quil craint fort : àquoi avisant de près, lors quon le plante,comme à la maistrise de ce mesnage, laterre est escartée si bien de tous costés ,que vuide aucun ny reste ; et tant àprofit est foulée avec les pieds, voire enla battant avec un battoir, que laer ne levent ny puissent entrer. Sera bon, enrabaissant la tei're des bords de la fosse,lors quon la réemplit , tout-dune-mainmesler du fumier parmi la terre , pour leplaisir que cest arbre prend destre en-graissé : car quel que soit le fumier, estreceu de lolivier, mieux, toutes-fois ,tant plus vieil et pourri se treuve : lesgras terriers leur estans aussi très-agréa-bles. Lolivier ne sera planté près ducbesne , ni en fosse de laquelle lon auratiré le cbesne , à cause de linimitié na-turelle qui est entre ces deux plantes,dont lolivier languit et périt. Cela na-vient du voisinage du figuier, ni de celuide la vigne, par-entre lesquels se com-porte-il assés bien. Le meilleur, toutes-fois , est de ne démentir le nom de loli-vete, en ny meslant aucun arbre dautreespèce } ains la composant des seuls oli-viers, les plus remarquables en fertilité.En la disposition de lolivete , ceci estnotable , estant le pays importuné declialeur, de la jdanter à laspect du sep-tentrion ; et si de froidure , du coslé demidi, afin dadoucir aucunement tellesintempéries. Columelle napprouve lo-pinion de plusieurs de son temps, quitiennent lolivier nestre fertil, ou semourir, estant esloigné trente lieues dela mer. En Provence et Languedoc cela

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est manifeste , que labondance des oli-viers se treuve enfermée dans pareille es-pace de terroir. Il est vrai que de siècleà autre se recule-on heureusement de lamer , faisant fructifier ces arbres-ci endivers lieux , pour leur froidure estimés,le temps passé , impropres à leur ac-croissement, pratiquant la maxime : quebeaucoup de bonnes choses se per-dent , par faute de les recercher.

Après le planter convient parler delenter. Plusieurs ne se donnent tellepeine, laissans produire à leurs oliviersfruict selon leur naturel, sans artifice ,ce qui souventes - fois rencontre bien :mais pour bonne quen soit la race , tous-jours meilleure se rend-elle par enter, etpour la qualité et pour la quantité dufruict. Le vrai enter de lolivier est surlui-mesme , en vain sestans aucuns ef-forcés daffranchir les oleastres, commeaussi cest abus de cuider insérer loliviersur autre arbre , ne de lui faire recevoiraucun fruicticr. Le seul mois de Mai enest la saison ; lescusson la seule manière jet le poinct le meilleur pour la reprinsedes entes ( sans observation daucunelune) est quand les sujets sont en fleur :terme quil faut prendre par les cheveux,sans le laisser passer. Mais cest pour leregard des arbres ja avenus, dont laageles rend caj>ables de florir : car des plusjeunes ne convient attendre telles ad-dresses , ains de les enter dès la secondeannée de leur replantement. Lincision sefaict en quarré, selon la figure de cestelettre grecque El, dont ci - devant jaiparlé : et ce , ès endroits les plus unis etsolides des principales branches , nex-cédans sur terre guières plus que la hau-teur dun homme. seront appliqués

La manièrede Venter*