DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.
Zi'olit ie.r huitte chesne.
Aime lefiguier et lavigne.
Opinion an-cienne tou-chant Voli-vier.
la teste , à la manière des autres arbres,afin de les faire beaucoup rejet ter. Désired’estre curieusement rembouclié de terre,de peur de l’esvent, qu’il craint fort : àquoi avisant de près, lors qu’on le plante,comme à la maistrise de ce mesnage, laterre est escartée si bien de tous costés ,que vuide aucun n’y reste ; et tant àprofit est foulée avec les pieds, voire enla battant avec un battoir, que l’aer ne levent n’y puissent entrer. Sera bon, enrabaissant la tei're des bords de la fosse,lors qu’on la réemplit , tout-d’une-mainmesler du fumier parmi la terre , pour leplaisir que cest arbre prend d’estre en-graissé : car quel que soit le fumier, estreceu de l’olivier, mieux, toutes-fois ,tant plus vieil et pourri se treuve : lesgras terriers leur estans aussi très-agréa-bles. L’olivier ne sera planté près ducbesne , ni en fosse de laquelle l’on auratiré le cbesne , à cause de l’inimitié na-turelle qui est entre ces deux plantes,dont l’olivier languit et périt. Cela n’a-vient du voisinage du figuier, ni de celuide la vigne, par-entre lesquels se com-porte-il assés bien. Le meilleur, toutes-fois , est de ne démentir le nom de l’oli-vete, en n’y meslant aucun arbre d’autreespèce } ains la composant des seuls oli-viers, les plus remarquables en fertilité.En la disposition de l’olivete , ceci estnotable , estant le pays importuné declialeur, de la jdanter à l’aspect du sep-tentrion ; et si de froidure , du coslé demidi, afin d’adoucir aucunement tellesintempéries. Columelle n’approuve l’o-pinion de plusieurs de son temps, quitiennent l’olivier n’estre fertil, ou semourir, estant esloigné trente lieues dela mer. En Provence et Languedoc cela
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est manifeste , que l’abondance des oli-viers se treuve enfermée dans pareille es-pace de terroir. Il est vrai que de siècleà autre se recule-on heureusement de lamer , faisant fructifier ces arbres-ci endivers lieux , pour leur froidure estimés,le temps passé , impropres à leur ac-croissement, pratiquant la maxime : quebeaucoup de bonnes choses se per-dent , par faute de les recercher.
Après le planter convient parler del’enter. Plusieurs ne se donnent tellepeine, laissans produire à leurs oliviersfruict selon leur naturel, sans artifice ,ce qui souventes - fois rencontre bien :mais pour bonne qu’en soit la race , tous-jours meilleure se rend-elle par enter, etpour la qualité et pour la quantité dufruict. Le vrai enter de l’olivier est surlui-mesme , en vain s’estans aucuns ef-forcés d’affranchir les oleastres, commeaussi c’est abus de cuider insérer l’oliviersur autre arbre , ne de lui faire recevoiraucun fruicticr. Le seul mois de Mai enest la saison ; l’escusson la seule manière jet le poinct le meilleur pour la reprinsedes entes ( sans observation d’aucunelune) est quand les sujets sont en fleur :terme qu’il faut prendre par les cheveux,sans le laisser passer. Mais c’est pour leregard des arbres ja avenus, dont l’aageles rend caj>ables de florir : car des plusjeunes ne convient attendre telles ad-dresses , ains de les enter dès la secondeannée de leur replantement. L’incision sefaict en quarré, selon la figure de cestelettre grecque El, dont ci - devant j’aiparlé : et ce , ès endroits les plus unis etsolides des principales branches , n’ex-cédans sur terre guières plus que la hau-teur d’un homme. Là seront appliqués
La manièrede Venter*