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SIXIESME LIEU
les escussons , tant proprement qu’onpourra, et encores qu’ils ne joignent par-faitement de tous costés le bout de l’es-corce de l’arbre ( comme ès autres frui-tiers cela est nécessaire),n’importe, estansceux-ci plus faciles à reprendre qu’aucunsautres entes. Deux ou trois escussonsmettra-on à chacune branche, et davan-tage selon sa grosseur, non perpendicu-lairement l’un sur l’autre , ains en envi-ronnant la branche des costés en tour-noyant. Par dessus lesquels, quatre doigtsou demi-pied , enlevera-on clc l’escorcede la branche, une courroie large de deuxdoigts , environnant l’arbre en ceinture,pour aucunement arrester la substance dutronc, à l’avantage des entes, sans dutout l’oster aux branches , à ce qu’ellesachèvent de nourrir les olives dont lesfleurs font démonstration : et que casavenant que les entes ne prennent, lesarbres demeurent encores entiers, soit oupour les réenter par-après, soit ou pourles laisser en leur premier estât , si bonvous semble. Ainsi sans grand hazard,l’on attend les entes avoir bourgeonné ,lesquels posséderont entièrement l’arbre,quand au bout d’un an les branches ciéesen la partie ja escorcée , toute la nour-riture du tronc sera laissée pour eux.Toute s-fois , si on ne se soucie du fruictde ceste année-là, ce sera en plus grandeasseurance de la reprinse et advancementdes entes , si tout-d’une-main en entantles arbres , l’on les descharge de leursbranches , en les étestant entièrement ;car par ce moyen, aurés l’utilité requisede ceste nourriture , en ce qu’aucunepartie de la vigueur de l’arbre ne seperdra , ains toute parviendra au profitdes entes.
Sans abuser de la patience des oliviers, co mment 1
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on les cultivera soigneusement, afin de <>u,i m , T <,ur y
leur faire produire du fruict en abondance, I
selon qu’il se recognoist, à veue d’oeil ,leur rapport manifester la diligence deleur maistre. Voire requièrent-ils gou-vernement particulier, pour la particu-larité de leur naturel : ce qui me dispensede n’en renvoyer ailleurs le discours, c’estassavoir , au général des autres arbres ,ains d’en traicter en cest endroit. La cul-ture qu’ils désirent est d’estre profondé-ment deschaussés , sinon chacun an, àtout le moins de deux ou trois l’un : etaprès avoir couppé des racines tout cequi paroistra à descouvert, réemplir lafosse de bon fumier meslé avec de la terredu fonds, en réunissant le plant sans relè-vement , comme aucuns ignorans font,cuidans bien besongner, qui en emmon-cellant la terre au pied des arbres , enfont tarir les racines. D’autant que lesracines cerchans la terre mouvée et en-graissée , se logent en la superficie , etse treuvans au-dessus de la monticule durelèvement, vuides d’humeur, en tempsde sécheresse défaillent, au détriment del’arbre, qui à la longue en périt. Le restedu champ sera tenu labouré, afin que lesherbes ne s’y logent. Et à ce que la des-pence sorte du fonds mesme, sur iceluiseront semés des légumes ou des blés, quipayans la culture , l’olivete s'entretiendrad’elle-mesme. De deux en deux ans onchargera le fonds de l’olivete à la manièredes autres labourages , pour avoir tantplus de loisir de le guerester, pour lerendre tant plus capable à ce service.
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Les oliviers s accordent en ceci , avec hai „ er /.„*•.
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plusieurs autres arbres, que de ne pro- ter f ruictqueduire indifféremment tous les ans du fj‘ ux ani
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