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Tome II.
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SIXIESME LIEU

les escussons , tant proprement quonpourra, et encores quils ne joignent par-faitement de tous costés le bout de les-corce de larbre ( comme ès autres frui-tiers cela est nécessaire),nimporte, estansceux-ci plus faciles à reprendre quaucunsautres entes. Deux ou trois escussonsmettra-on à chacune branche, et davan-tage selon sa grosseur, non perpendicu-lairement lun sur lautre , ains en envi-ronnant la branche des costés en tour-noyant. Par dessus lesquels, quatre doigtsou demi-pied , enlevera-on clc lescorcede la branche, une courroie large de deuxdoigts , environnant larbre en ceinture,pour aucunement arrester la substance dutronc, à lavantage des entes, sans dutout loster aux branches , à ce quellesachèvent de nourrir les olives dont lesfleurs font démonstration : et que casavenant que les entes ne prennent, lesarbres demeurent encores entiers, soit oupour les réenter par-après, soit ou pourles laisser en leur premier estât , si bonvous semble. Ainsi sans grand hazard,lon attend les entes avoir bourgeonné ,lesquels posséderont entièrement larbre,quand au bout dun an les branches ciéesen la partie ja escorcée , toute la nour-riture du tronc sera laissée pour eux.Toute s-fois , si on ne se soucie du fruictde ceste année-, ce sera en plus grandeasseurance de la reprinse et advancementdes entes , si tout-dune-main en entantles arbres , lon les descharge de leursbranches , en les étestant entièrement ;car par ce moyen, aurés lutilité requisede ceste nourriture , en ce quaucunepartie de la vigueur de larbre ne seperdra , ains toute parviendra au profitdes entes.

Sans abuser de la patience des oliviers, co mment 1

1 » i i , . r* 1 conduire les 7-

on les cultivera soigneusement, afin de <>u,i m , T <,ur y

leur faire produire du fruict en abondance, I

selon quil se recognoist, à veue doeil ,leur rapport manifester la diligence deleur maistre. Voire requièrent-ils gou-vernement particulier, pour la particu-larité de leur naturel : ce qui me dispensede nen renvoyer ailleurs le discours, cestassavoir , au général des autres arbres ,ains den traicter en cest endroit. La cul-ture quils désirent est destre profondé-ment deschaussés , sinon chacun an, àtout le moins de deux ou trois lun : etaprès avoir couppé des racines tout cequi paroistra à descouvert, réemplir lafosse de bon fumier meslé avec de la terredu fonds, en réunissant le plant sans relè-vement , comme aucuns ignorans font,cuidans bien besongner, qui en emmon-cellant la terre au pied des arbres , enfont tarir les racines. Dautant que lesracines cerchans la terre mouvée et en-graissée , se logent en la superficie , etse treuvans au-dessus de la monticule durelèvement, vuides dhumeur, en tempsde sécheresse défaillent, au détriment delarbre, qui à la longue en périt. Le restedu champ sera tenu labouré, afin que lesherbes ne sy logent. Et à ce que la des-pence sorte du fonds mesme, sur iceluiseront semés des légumes ou des blés, quipayans la culture , lolivete s'entretiendradelle-mesme. De deux en deux ans onchargera le fonds de lolivete à la manièredes autres labourages , pour avoir tantplus de loisir de le guerester, pour lerendre tant plus capable à ce service.

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Les oliviers s accordent en ceci , avec hai er /.*.

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plusieurs autres arbres, que de ne pro- ter f ruictqueduire indifféremment tous les ans du fj ux ani

fruict