DU THEATRE D’ AGRICULTURE.
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Arracherle lin
L'embot-
teller.
les descliarger d’une meschante herbe, ap-pellée, goutte de lin ou pialet, en latin,cassutha (cuscuta) , qui s’entortille enleurs tiges, les suffoquant et gardant des’accroistre. Et de les tenir arrousés ayantla commodité de l’eau, à ce apropriantLieu 11 , le plan, comme j’ai monstre ès ris , pourdup. iv. j otmer p r0 p 0S £ \ J a ligneraie.
La cueillète du lin sera quand sagraine, devenue noire , manifestera lamaturité de la plante. Comme le chanvre,s’arrachera le lin, mettant à part lesplantes qui n’auront grainé, pour lesdestiner, comme le plus précieux de tellematière, à faire du filé très-blanc, sem-blable à celui de Florence, et autres ex-quises choses. En petits faisseaux le linsera embottellé, chacun botteau de plainpoing, après séché, puis battu pour enretirer la graine , à quoi conviendra dili-genter , tant pour la crainte des rats, la-quelle ils rongent savoureusement, quepour ne laisser escouler la bonne saisondu naiser ou rouir, qui est tous-jours du-l’ant les plus grandes chaleurs : en vainl’attendant après , les eaux s’eslans ra-frescliies , par l’approche de l’automne.
- En la fin de Juillet ou au commence-ment d’Aoust, mettra-on le lin dansl’eau dormante , toutes-fois claire , poury séjourner deux ou trois jours , plus oumoins, selon le naturel des lieux , passélequel temps, on l’en retire, et tout bai-gné est le lin emmoncelié et chargé d’aixet de pierres poisantes , pour s’y confireet boire son eau durant autres deux outrois jours : puis est estendu au soleil pours’y sécher, et de là estre rendu propre àaccoustrer et mettre en oeuvre. Aucunsrecognoissans telle voie obscurcir la cou-leur du lin , la faisant comme grise ; par
ou natter enVeau dov-
autre moyen le rendent très-blanc. C’est En ucou.qu’en lieu de deux ou trois jours de sé-jour en l’eau dormante , y en employentsept ou liuict, en la courante , et rienplus : car après l’avoir séché au soleil, letreuvés tel que désirés. Autres, sans au- Aiamie.cunement passer le lin par l’eau , lenaisent au seul serain. Dix ou douzenuicts le tiennent estendu à l’aer , poury boire les rozées cliéans dessus , d’où aumatin retiré avant que le soleil frappe ,est porté à couvert, là emmoncelié touthumide pour tout le jour : au l'etour dela nuict, est remis au serain : puis retirécomme dessus , ainsi continuant le termesusdict, le lin s’ennaisectemmolit autantbien que dans les eaux , et avec délica-tesse. Ce sera advancement d’oeuvre , sil’on repose le lin sur la prairie pour boirelà mieux à propos la rozée, qu’ailleurs.
Or soit, ou en la prairie, ou en autrepart, qu’on repose le lin aux fins sus-dites, seurement s’y conservera-il, sanscrainte des ravines des eaux , qui surve-nantes grosses à l’impourveu, souventes-f’ois emportent et chanvres et lins qu’ony aura mis rouir, au grand regret de lamesnagère (i63).
Le guesde ou pastel, désire l’aer tem- Ga „* „„péré, et la terre très-bonne et grasse , r a 2‘1ine pouvant vivre en la maigre et légère. urr ‘ sont
1 DO propret.
C’est pourquoi on le loge plustost èslieux de nouveau despréés, qu’en terrede commun labour, les herbages deffri-cliés causans grande substance au fonds,y provenant la graisse, par la longueurdu temps que la terre a demeuré entière.
Il est semé et couvert à la berce ou au Quand semé,soc , au commencement du printemps,après plusieurs bons labourages précé-demment faicts au fonds. Le pastel ainsiII h h 2