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SIXIESME LIEU
herbes cuites, etc. , ne se replante point: l’autre(poiréeà carde, ou bette-carde), cultivée pourses larges côtes qui se mangent fricassées commecelles du cardon, a besoin , au contraire , dela transplantation. Pour qu’elle fasse de fortestouffes, et que ses côtes deviennent larges etsucculentes , il lui faut beaucoup de place , etdes arrosemens , quand l’été est sec.
L’auteur vient de dire plus haut , que lepersil , l’oseille , et autres menues herbes, dé-voient être transplantés pour faire graine; lesjardiniers ne prennent ce soin pour presqu’au-cune de ces plantes , et il ne paroit pas qu’il soitnécessaire. (V.)
p age a 5 ., ( 41 ) Ce que dit là Olivier de Serres , de la dif-
colonne I } c , . .. , , , ,
ligne *6. xerence du persil seine en croissant ou en de-cours , peut fournir aux curieux une occasionfacile de s’assurer de la réalité de l’influence dela lune en pareille matière. A Paris , le persilpérit par les gelées très - rigoureuses , s’il n’estcouvert. On connoît plusieurs variétés de persil,dont une à feuilles frisées , très-jolie ; une autreà grosses racines, qui est cultivée en grand dansquelques pays , pour aider à la nourriture desmoutons pendant l’hiver. ( V .)
idem , ( 4 . 2 ) L’oseille vient parfaitement de graine, à
/igné 5 . ’ l’exception de l’espèce blonde à grandes feuilles,
dite oscille vierge } qui ne produit point de se-mence , ou très-rarement. Celle-ci se multipliepar ses pieds éclatés. L’oseille ordinaire des jar-dins se sème en place , et ne se replante pas ;elle monte la seconde année, et il est ordinairede la renouveler alors , quoiqu’elle pût vivreplus long - temps, la jeune étant meilleure etplus productive. On ne devroit avoir recours àcelle des champs , qu’au défaut absolu d’unerace cultivée , qui est toujours préférable. Cellede Belleville, près Paris , est fort belle, etrenommée. (V-)
idem, (43) La graine de pimprenelle cultivée sera“ prélérable à celle que l’on ramasseroit dans leschamps. Il est plus usité de la semer en placeque de la replanter ; son emploi est ordinaire-ment en bordures.
On sait cpie la pimprenelle est une des bonnesplantes à cultiver en prairies artificielles, sur lesterreins maigres et secs. ( T 7 ".)
(44) La bourrache n’est plante potagère que Page =5.,
par ses-fleurs , qui s’employent en fourniture 11 '
de salade. Comme elle vient tout aussi bien se-mée en place que transplantée , la première mé-thode est plus usitée ; elle doit être couverte
dans les fortes gelées. {V.)
(45) Le pourpier blond , et sur-tout le doré , idem,l’emportent infiniment sur le vert, et méritent Ugne 33 ‘seuls d’être cultivés. On peut les récolter très-francs et beaux , sans les replanter ; on éviteraseulement que quelque pied de vert , venu lànaturellement, ne fleurisse à côté d’eux. ( V .)
(46) Le targon, estragon (artemisia dracun - rage =5»,culus ) ; le coq , menthe-coq ( tanacetum balsa- “j“"””. 'mita)-, le baume (mentha saliva ) ; la trique-madame {sedum rejlexum) , et la chreste-ma-
rine ( salicornia herbacea ) , se multiplient plusordinairement et mieux de pieds éclatés , ou deboutures , que de semence.
L’acbe est le céleri (apiumgraveolens dulce ).
C’est du petit céleri employé pour fournitures desalades qu’il est question ici; il paroit qu’on necultivoit pas alors la grande variété à côtespleines. Quoique le pied-d’alouette (delphiniumajacis ) soit rangé ici au nombre des fournitures ,il est d’un très-petit usage : on met quelquefoisses fleurs sur la salade , avec celles de capu-cine , de bourrache , etc. ; mais on doit éviter dese servir de ses feuilles, cette plante apparte-nant à une famille suspecte , celle des renon-culacées.
Il paroit fort difficile de déterminer quelleplante Olivier de Serres a voulu désigner sousle nom de senemonde j on trouve bien dansBauhin , dans Clusius, et dans d’autres auteursanciens , plusieurs plantes sous le nom de sa-namunda, duquel il semble bien probable quesenemonde soit dérivé; mais ces plantes appar-tiennent toutes aux genres daphne, passerina ,ou à d’autres dans lesquels nous ne connoissonsaucune plante mangeable. (V-)
( 47 ) La chicorée blanchit parfaitement sans Idem,
être enterrée , il suffit de la lier sur place quand J
elle a le cœur suffisamment garni ; et je ne sache
pas que nulle part les jardiniers s'y prennentaujourd’hui d’une autre manière. Olivier de