SIXIESME LIEU
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rage 263, ( 5 i) Il n’est besoin de rien dire sur la recette
caionne /, ,] onn ( e ,, ar Columelle pour avoir des concombres
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toute l annee , en en semant dans la moelle desorties. L’autre fait rapporté par Olivier deSerres , de l’antipathie de cette plante pourl’huile , n’exige pas davantage de réfutation.
Outre les concombres, blanc , jaune et vert,longs , on en distingue une variété petite et hâ-tive pour les châssis , et une autre spécialementcultivée pour fournir des cornichons ; ses fruits ,pris jeunes, étant plus fermes , plus pleins etplus verts que ceux d’aucune autre sorte , bienque cueillis au même point.
C’est un peu l’amour du merveilleux qui aurafait donner au concombre serpent, une tète, desyeux et une bouche semblables à ceux des ser-pens ; la ressemblance ne va pas jusques-là ,mais il n’en est pas moins vrai que ce fruit pré-sente un des jeux de la Nature les plus singu-liers. ( V. )
Page 26.4, ( 52 ) Entre les nombreuses espèces et variétés
*’ d e plantes de cette famille, cultivées pour leurutilité , on doit distinguer : le gros potironjaune et le vert ; la citrouille de la Touraine etde l’Anjou , employée pour la nourriture deshommes et des bestiaux ; 1 e giraumon turban oucouronné, plus délicat que les precedens; lacourge à la violette , qui a un goût de violettetrès-prononcé , sur-tout dans les pays chauds ;le pâtisson , ou bonnet d’électeur. Beaucoupd’autres de ces fruits sont bons à manger, etparmi ceux-ci, il s’en trouve qui, dans certainscantons , sont préférés à tous les autres.
Ce sont les citrouilles deTouraine qui fournis-sent presque toutes les grosses semences froidesdu commerce. Les semences des autres espècesseroient également propres à cet usage. (U.)
Il y auroit bien d’autres choses à observer surla famille des plantes cucurbitacées ; mais cequ’on peut en dire excéderoit ici les bornesd’une note : on se propose d’en former un petittraité spécial. Ce n’est pas seulement pour leurpulpe , ou pour leurs semences, que ces plantesvolumineuses intéressent l’agriculteur ; les ci-trouilles lui offrent une ressource précieuse ,par l’augmentation d’engrais qui résulte de leurfeuillage. Il n’est pas inutile de rappeler ici ce
fait cju’on se propose de développer davantagedans le recueil que l’on annonce.
Le fait est déjà ancien. En 1766, M. Parantde Martigné , trésorier de France , présenta auBureau d’agriculture d’Alençon, 'des principesd’agriculture , où l’on trouve , parmi beaucoupde choses singulières, un moyen de fumer lesterres avec des feuilles de citrouilles.
« On a trouvé, dit-il, que les feuilles de» citrouilles avoient la qualité de l’herbe de la33 mer, cju’on nomme goémon ou varec. On33 prend ces feuilles , on les met sur le fumier ,
33 comme on fait de l’herbe de la mer, et on les33 couvre d’une couche de fumier. En quinze33 jours ces feuilles sont pourries. Pour en avoir33 une plus grande quantité , on coupe le fruit à33 mesure qu’il pousse.
33 Un arpent (demi-hectare) de terre ense-33 mencé en citrouilles, peut fertiliser six arpens33 (trois hectares) de terre , et le froment viendra33 bien où l’on aura semé les citrouilles. Il ne33 faut que du fumier de cochon pour les faire33 venir 33. (Gazette d'agriculture, année 1766 ,n°. 33 .)
Massac a cité ce fait dans son Traité desEngrais, et depuis on a su que les habitans dudépartement du Morbihan (Basse-Bretagne ),cultivent en grandies citrouilles , pour se servirde leurs feuilles au même usage, (jp. JJ. N.)
( 53 ) Les pois les meilleurs pour être semés p ag ez 6 .i,au printemps et en été, sont : celui de Clamart , ™ 11 ’le carré, celui de Marly, le sans-pareil, le gros-vert, pour purée ; les sans-parchemin ou mange-tout, le nain. On reprend , pour la dernière sai-son , le michaux, ou petit pois hâtif, qui a étéle premier semé.
Olivier de Serres nomme ici , pour la pre-mière fois , les haricots, sous le nom de fa-ziols, mais sans en rien dire de plus. Il fautcroire que la culture de ce légume, devenue au-jourd’hui si générale et si importante , étoit pieuconsidérée de son temps, puisqu’il en fait une silégère mention. Cette culture est trop connuepour qu’il soit besoin de l’indiquer 5 je mecontenterai de nommer les meilleures variétés ,parce que quelques-unes sont peut-être moinsconnues qu’elles no devroient l’être. Ce sont :