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SIXIESME LIEU
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(61) Je dois faire mention de quelques lilasautres que le commun , qui sont cultivés et mé-ritent de l’être. Ce sont : la variété à fleur blanchedu commun ; le lilas de Perse, violet, blanc ,et à feuille découpée; le lilas Varia, qui tientson nom de M. Varia, directeur du Jardin bo-tanique de Rouen , qui l’a , dit-on , obtenu dessemences du lilas de Perse à feuille découpée.Cette variété , qui tient le milieu entre le lilascommun et celui de Perse , est remarquable parla beauté, l’élégance , et la couleur de ses co-rymbes très-nombreux.
Toutes ces espèces et variétés se multiplient,ainsi que le commun , par leurs drageons enra-cinés , ou par les marcottes. On peut les greffersur le troëne pour en faire des boules. ( V .)
(62) Le seringa ( philadelphus ) se multiplieaussi par les drageons enracinés , que ses piedsproduisent en grand nombre.
Le seriaga iaodore ( philadelphus iaodorus)commence à se répandre dans les jardins ; sesfleurs deux ou trois fois plus grandes que cellesdu commun, et d’un très-beau blanc mat, doi-vent le faire rechercher; il est d’ailleurs très-rustique , et d’une multiplication facile. (U.)
(63) Dans un climat plus froid que celui oùécrivoit notre auteur , on doit différer de semerla graine de cyprès ( cupressus sempervireas)jusqu’en Germinal (Avril). Ce semis peut sefaire en terrines ou en pleine terre ; si c’est enterrines , on rentrera celles-ci l’hiver suivantdans l’orangerie ; si c’est en pleine terre, oncouvrira légèrement le jeune plant avec de lalitière ou des feuilles sèches , pour l’abriter desgelées. On peut replanter, dès le printemps sui-vant, ou attendre à la fin de la seconde année ;mais on ne doit pas passer ce terme, parce quela reprise deviendroit douteuse , et que , d’ail-leurs , les jeunes arbres , devenus trop forts pourle peu d’espace qu’ils auroient, se nuiroient lesuns aux autres. La saison de cette transplanta-tion , ainsi que celle de tous les arbres résineux,est le mois de Ventôse et de Germinal ( Marset Avril). Elle aura lieu en pots ou en pleineterre , suivant que l’on jugera nécessaire ouinutile d’abriter encore les cyprès pendant quel-ques années.
La dénomination de mâle et femelle donnéeaux deux variétés pyramidale et horisontale ducyprès, est impropre; cet arbre étant monoïque ,chaque individu , soit de l’une , soit de l’autrevariété , porte des fleurs mâles et des fleurs fe-melles , et par conséquent produit des semences.
On ne peut s’étonner que dans un temps où labotanique étoit encore dans le chaos, des erreursde ce genre eussent lieu ; mais aujourd’hui queles sexes sont aussi évidemment reconnus dansles végétaux qu’ils le sont dans les animaux, onregrette d’entendre dire encore tous les jours,cyprès mâle et cyprès femelle.
Le genre cyprès renferme plusieurs autresespèces, dont une sur-tout, le cyprès à feuilled’acacia (cupressus dis tic a ) , mérite notre at-tention. Cet arbre, d’un beau port , d’un feuil-lage léger et charmant, couvre , en Amérique ,d’immenses étendues de terreins marécageux.
Son tronc y acquiert une grosseur considérable ,et son bois liant, léger, et presqu’incorrup-tible , y sert à une infinité d’usages. Nous pou-vons espérer , d’après le succès de plusieursbeaux individus qui existent en France , et en-tr’autres lieux , dans le parc de Rambouillet ,qu’il se naturalisera un jour sur notre sol, etqu’il nous servira à utiliser des terres analoguesà celles où la nature le fait croître en Amé rique . (U.)
(64) Dans le laurier franc ( laurus aobilis ), f ".?<• a ' 6il y a en effet des individus mâles et des indi- l8 .vidus femelles , ou femelles et hermaphrodites ;mais ce sont ces derniers qui portent les se-mences, et non pas les mâles, comme le ditOlivier de Serres . S’il est nécessaire de planterdans le même lieu des sujets de l’un et de l’autresexe , c’est pour le seul intérêt de la fructifica-tion , non pour celui de l’accroissement, à quoicela ne fait rien.
Dans nos Départemens septentrionaux lelaurier souffre en pleine terre , y périt même ,si on ne l’empaille dans les gelées un peu fortes ;c’est pourquoi on doit l’élever en pots , et ne lemettre en place qu’au bout de quelques années.
Il convient de mettre la graine en terre aussitôtqu’on a pu la recevoir , parce qu’elle est très-sujette à rancir. Dans le nord , ce semis doit