DU THÉÂTRE D’ AGRICULTURE. 463
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il me paroît plus difficile de former une conjec-ture. Seroit-ce la pervenche des bois (vincamajor et -vinca minor) , ou le grand liseron desIndes à fleur bleue ( convolvulus purpureus ),ou enfin toute autre chose? Je ne crois pas indis-pensable de déterminer cela , et peut-être fau-droit-il de très-longues recherches pour y par-venir.
Outre les jasmins blanc et jaune communs( jasminum officinale et jasminum fruticans )qui ornent les bosquets , les murs et les ton-nelles , on cultive en orangerie et tout le mondeconnoit les jasmins d’Espagne ( jasminum gran-di flor um ) , jonquille ( odoratissimum ) et desAçores ( Azoricum ) , arbrisseaux aussi agréa-bles par la beauté de leurs fleurs que par leurodeur. Je renverrai , pour leur culture , auBotaniste Cultivateur, que j’ai cité dans lanote précédente. (V.)
(5y) Dans le nord de la France , le romarin( rosmarinus officinalis ) n’est pas tout-à-fait depleine terre; il périt dans les très-fortes gelées ;c’est pourquoi on doit le planter à l’expositiondu midi, et même le couvrir dans les grandsfroids. On peut aussi le cultiver en pot, commearbrisseau d’orangerie ; il prend toutes les formescpie l’on veut lui donner, et fait de très-joliesboules. Ajoutez à ces différences dans le traite-ment, celle de la saison des boutures qui, dansle nord , doivent être faites au printemps
Il y a une variété à feuilles panachées , assezdélicate et peu constante. ( E- )
(58) Le myrte commun ( myrtus commuais )a de nombreuses variétés. Il est probable quecelle désignée par Olivier de Serres , sous le nomde myrte noir, est la variété à petites feuillescourtes , nombreuses et très-rapprochées , quiest en effet d’un vert plus foncé que les autres.On peut remarquer aussi quelque différence dansla nuance des fleurs, qui sont d’un blanc plusou moins net, mais je ne sache pas qu’elle variejusqu’au jaune.
Cet arbrisseau ne résiste guères en pleineterre au-delà du quarante-septième degré delatitude , si ce n’est dans le voisinage de la meroù on le cultive ainsi, environ deux degrés plusau nord. Il n’en est pas moins recherché dans
tous les lieux où on ne peut le cultiver quecomme arbrisseau d’orangerie.
Outre les moyens de multiplication indiquéspar l’auteur , on emploie avec succès celui desmarcottes, sur-tout pour le myrte à fleur dou-ble , qui réussit moins bien de bouture que lesautres. Si on emploie la semence (pour lesmyrtes à fleur simple), il faut la recouvrirtrès-peu ; on risquerait qu’elle ne levât pas enl’enterrant à deux doigts de profondeur.
Indépendamment des différentes variétés dumyrte commun , cultivées dans toute la France ,on a dans les serres plusieurs espèces du mêmegenre, toutes intéressantes, mais dont ce n’estpas ici le lieu de parler. (V.)
(5<j) Le caroubier (ceratonia siliqua ) ne sup-porte pas l’air froid ; dans le nord de la France ,il ne peutêtre cultivé qu’en orangerie ; et commeil n’y acquiert qu’une hauteur médiocre (*) , etn’y porte ni fleurs ni fruits , il y présente peud’intérêt.
Les fruits du caroubier sont extrêmementsucrés, et leur pulpe fort nourrissante. Dans plu-sieurs jiays méridionaux , et sur-tout dans leroyaume de Valence , une partie des habitansen nourrissent eux et leurs chevaux. On retirede ces fruits un sirop abondant, cpie l’on n’a pu ,jusqu’à présent , parvenir à cristalliser : enfinM. Proust, professeur de chimie à Madrid ,dans des expériences récentes , en a extrait del’eau-de-vie , dans la proportion de près d’unquart. ( Bulletin de la Société d’encoura-gement pour l’Industrie nationale , Nivôsean XIII). (V.)
( 60 ) Il est plus avantageux de multiplier laSabine (juniperus sabina) de marcottes que deboutures , parce qu’on a plus promptement despieds forts. Elle peut aussi venir de semence,mais cette voie est longue. Outre les deux va-riétés à feuille de cyprès et à feuille de tamarin,il y en a une panachée, qui est plus délicate. ( V.)
(*) On en voit cependant un dans ia belle collectionde M. Cels , k Mont-Rouge, qui a plus de trois mètres(dix pieds) de haut; niais il est rare d'en trouverd’aussi forts dans les orangeries, ou au moins leur faut-il bien des années.
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