SIXIESME LIEU
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rissent quelquefois par les gelées, sur-tout dansles terreins frais et très-bons, où elles poussenttrop vigoureusement et trop tard. On devradonc ne les planter que dans les terres sècheset légères , et même il sera prudent d’en avoirquelques pieds en pots , que l’on rentrera l’hi-ver dans l’orangerie ou sous un châssis. ( P.)
(82) Ce que l’auteur nomme ici deux espèces ,ne sont que des variétés du thym commun ( thy-mus vulgaris). Les botanistes en reconnoissentplusieurs autres, entre lesquelles celle à feuillespanachées est recommandable pour le joli effetqu’elle produit en bordures. (U.)
• ( 83 ) Il paroit qu’il est ici question d’une sar-
' riette vivace , qui est sans doute la satureiamontana, d’après ce que dit Olivier de Serres de la multiplication par les rejets. L’espèce laplus propre aux bordures , et la seule qui puisseservira cet usage dans toute la France , est lasarriette commune ( satureia hortensis ) , quiest annuelle , et ne se multiplie autrement quepar ses semences. ( P.)
( 84 ) L’assertion que le serpolet ( thymusserpillum ) désire l’eau toute l’année semble aumoins exagérée , puisqu’il croît naturellement,aussi bien que le thym , sur les lieux secs etélevés. Au reste , cette plante est peu cultivéedans les jardins , on 11’y emploie guère que savariété à odeur de citron , qui est fort agréableen bordures.
La fabregue ( thymus mastichina ) est uneassez jolie espèce de thym , formant un très-petit arbuste , qui ne peut être cultivé qu’enorangerie dans le nord de la France . ( P. )
. ( 85 ) Plusieurs espèces de menthes sont cul-
tivées dans les jardins ; le baume (mentha hor-tensis ) , la menthe des jardins (mentha genti-hs ), celle à feuille ronde ( mentha rotundifolia ),la poivrée (mentha piperita ) , etc. Il n’est pasbien nécessaire de déterminer si l’auteur a ap-pliqué le nom générique plutôt à une de ces es-pèces qu’aux autres , toutes ayant de grandsrapports, quant à leur culture et à leurs pro-priétés. La menthe poivrée exige plus particu-lièrement que les autres un terrein frais ; lesgrandes sécheresses la font souvent périr.
Le pouliot est aussi une menthe ( menthapulegium ). ( P. )
(86) On a déjà eu occasion de répéter plu- Page 284,sieurs fois dans les notes précédentes , cju’une £ 11 ‘plante ne peut pas se changer en une autre. Icil’auteur ne présente cette erreur que comme uneopinion des Anciens , sans donner à entendre
qu’il la partage avec eux.
Non seulement le printemps est préférable àl’automne et à l’hiver pour le semis du basilic( ocymum basilicum ), mais encore, dans unegrande partie de la France , ce semis doit êtrefait sur couche , cette plante étant sensible aufroid. (P.)
(87) Le fenouil d’Italie à gros grains, dont
les semences sont un objet de commerce assez 1 ’
considérable, est une variété du fenouil commun( anethum fœniculum). Il est croyable que cetautre de Barbarie , dont parle Olivier de Serres ,est également une variété de la même espèce ,quoicpte le défaut de description ne permettepas de prononcer là-dessus très-positivement,malgré ce qu’en dit Pline, livre XX , cha-pitre XXIII. ( V. )
(88) Il n’y a point de mandragore mâle etfe- idem,
nielle, puisque les fleurs de cette plante (a trop a ’
mandragora) sont hermaphrodites. C’est unedénomination vulgaire que les Anciens appli-quoient improprement à beaucoup de plantes ,donnant ordinairement le nom de mâles auxvariétés de la même espèce dont les fruitsétoient les plus gros. (P.)
CHAPITRE XII.
(89) L’Agriculture et Maison rustique de f '/?» =87.AI. Charles Estif.nne , docteur en médecine ; 11 ’
parachevée prémièrement, puis augmentée par *
AI. Iean Lieb aut , docteur en médecine. Paris ,Du-Puys, \ 5 jo. in-4 0 . , livre II, chapitre 86 ,folio 84 , recto.
Tout ce qui est relatif aux vertus des plantes,dans cette Alaison rustique, ne se trouve pointdans les éditions publiées sous le nom de C. Es-tienne seulement ; il y a été ajouté dans celles