DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.
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publiées postérieurement par J. Liebaut. C’estdans cet ouvrage qu’on lit qu’il faut planter larue , le basilic , etc., en jurant et les chargeantde malédictions , pour que ces plantes croissentplus belles 5 que la fréquente odeur du basilicengendre des scorpions dans le cerveau; que lafemme qui tient dans sa main une racine de ba-silic et une plume d’hirondelle , engendre in-continent et sans douleurs ; que celle qui a mal-versé de son corps , meurt en touchant la rue ;que la roquette , pour être bonne , doit êtrecueillie de la main gauche ; que l’estragon vientde la graine de lin piqué dans un oignon rouge ,et autres sottises de ce genre , dont quelques-unes , comme l’observe M. Grégoire, se sontpropagées jusque dans les éditions des Maisonsrustiques qu’on a publiées de nos jours. (Voyezson Essai historique sur l’état de l’Agriculture en Europe , etc., en tête du premier volume ,pages cxxvj et cxxvij.) (.JL.')
(9°) Quoique le marcottage soit un moyende multiplication très-employé pour les œillets(dianthus cariophyllus ), et le seul qui conviennepour perpétuer telle variété à laquelle on tient,ou celles qui étant entièrement pleines ne don-nent pas de graine , cependant la voie du semisn’est aucunement à mépriser ; c’est par elle quel’on obtient ces innombrables variétés qui ren-dent si agréable une collection d’œillets ; elle aencore l’avantage de rajeunir les plantes , cellesque l’on a multipliées pendant une longue suitede générations par la marcotte finissant pars’user. Aussi les amateurs , et sur-tout les Fla mands et les Hollandois, qui se distinguent dansla culture de cette fleur , sèment-ils tous les ans.La graine doit avoir été recueillie sur des plantesde choix , c’est-à-dire sur celles dont les fleurssont doubles et bien panachées , ou au moinsd’une bonne couleur vive. On la sème en Ger-minal (Avril) en pots ou terrines. Six semainesenviron après la levée , on repique les jeunespilants ordinairement en pleine terre ; enfin , auprintemps suivant, on les met en place , soit enpleine terre , soit chacun dans un pot.
Le marcottage a lieu un peu avant et pendantla floraison; on attend ce dernier moment pourles œillets provenus de graine , afin de ne mul-
tiplier que les bonnes variétés. Je ne parleraipas de la manière de le faire , qui est connue detous les jardiniers. Si les plantes ont été soignéeset les marcottes assidûment arrosées , celles-ciseront bonnes à sevrer au bout de quatre à cinqsemaines, ou pieu de pflus. On les repflanteraalors , observant (sur-tout si ce sont des variétéspirécieuses ) de leur donner , piour passer l’hiver,une terre pflus légère que celle dans laquelle oules pflanteroit au puintempis. Le terreau de marcde raisin , bien consommé , mélangé dans lapropiortion d’un tiers environ avec une terredouce et substantielle, convient singulièrementaux œillets.
Ce sont ordinairement les vieux pfleds qui re-montent, et donnent des fleurs en hiver , quandon les tient abrités ; mais on doit choisir de pré-férence , pour cela , certaines variétés qui ontplus particulièrement cette pr opriété.
La greffe des œillets sur eux-mêmes piaroit,si non impiossible, au moins difficile à exécuter,et seroit, dans tous les cas, d’une fort petiteutilité. Quand à celle de la même plante sur lelaurier, la buglose , etc. , il n’est p>as besoinde dire que c’est un pur préjugé, qui n’a aucuneespièce de fondement. Le seul moyen d’obtenirdes œillets de couleurs très - variées est de se-mer , comme nous l’avons dit pflus haut.
Les autres fleurs , du même genre que l’œilletdes fleuristes , cultivées dans les jardins , sontl’œillet mignardise ( dianthusfimbriatus ) , dontil y a pflusieurs jolies variétés ; l’œillet de poète,ou bouquet parfait (dianthus barba tus ) , celuide la Chine ( dianthus Chinensis ) , et celui d’Es pagne ( dianthus Hispanicus ) , appelé , dansquelques Départemens , œillet de Paris .
L’œillet d’Inde (tagetes patula ) appartientà une autre famille de pilantes. Il y a certaine-ment exagération dans les qualités nuisibles queLiebaut attribue à son odeur. ( V- )
(91) On voit qu’ Olivier de Serres a entendu ,sous le nom de violier, les giroflées vivaces, sa-voir : la jaune (cheiranthus cheiri ) , et les dif-férentes variétés de la giroflée des jardins , ditegrande espèce (cheiranthus incanus). On doity'ajouter la carantaine (cheiranthus annuus) ,qui 11’est pas moins agréable que les deux autres
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