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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE. 4 7 5

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iligne pcnult.

étoit resté long-temps, et il conservoit beau-coup damis; de- elle se répandit peu-à-peudans les états voisins. (AT.)

Les chapitres XI et XII de ce sixième lieudu Théâtre ciAgriculture, ne sont pas moinsincomplets que celui des arbres et arbustes da-grément , et on sentira également limpossibilitéde les compléter dans ces notes , si on considèrecombien despèces de fleurs sont venues succes-sivement enrichir nos jardins depuis deux sièclesqu Olivier de Serres a écrit. Il na peut-être pasconnu la dixième partie des plantes dagrémentcultivées aujourdhui ; et il est évident que danslétat actuel du jardinage , cette matière ne peutplus être traitée dune manière satisfaisante quedans des ouvrages particuliers. Nous renverronsdonc à ceux que nous avons déjà cités, et aux-quels doit-être ajouté le Dictionnaire des Jar-diniers, par Miller , un des meilleurs que lonpuisse consulter. (P.)

CHAPITRE XIII.

(111) Il sest fait, depuis environ un demi-siècle , une telle révolution dans le goût des jar-dins , dans la manière de les distribuer et deles décorer, que lon trouve à peine aujourdhuiquelques restes de cet ancien genre suivi géné-ralement autrefois, et dont lauteur donne lesrègles dans ce chapitre. Ce ne sont plus ces par-terres découpés en compartimens de mille figuresdiverses , ces chiffres , ces devises, ces buis etces ifs figurés en hommes et en bêtes, etc. , toutcela a disparu pour faire place aux bosquets ,aux salles vertes , aux allées tournantes , auxrochers , aux ponts, en un mot aux jardins an-glois (*). Je nentreprendrai pas de comparer

(*) Ou plutôt aux jardins chinois, dont les Angloisont apporté le goût en Angleterre et en Europe . Aureste, si on a généralement abandonné en France cesfigures taillées avec le buis, lif, etc. , je dois direquen lan X , nous en avons vu encore un assez grandnombre , M. Parmentier et moi , dans les jardins enAngleterre, sur-tout dans les environs de Londres ,et cest dans ce pays lon trouve, moins que par-tout ailleurs , ce quon appelle en France , jardins an-glois. (i/.)

ces deux genres, de rechercher les défauts et lesbeautés de lun et de lautre , cette discussion ,sans être étrangère au sujet, mèneroit nécessai-rement trop loin , et sécarteroit du but de cesnotes. Cette matière , dailleurs , a déjà été ap-profondie dans de très-bons ouvrages, dont jene pourrois que résumer les principes, et par-ticulièrement dans la Théorie des Jardins deM. Morel, quil suffit de citer. (U.)

(112) Claude Mollet , premier jardinier desrois Henri IV et Louis XIII , prédécesseur desle Nostre et de la Quintynie, étoit un de ceshommes utiles dont on trouve bien les titresdes ouvrages dans les catalogues , mais dont au-cun dictionnaire biographique na jamais riendit, quoiquils méritassent dy tenir une place depréférence à bien dautres.

Son père, jardinier en chefau château dAnet,alors le plus beau de France , jouissoit de les-time et de la confiance du duc dAumale , sei-gneur de ce château. Il y avoit rassemblé unegrande quantité de fleurs et dherbes médici-nales les plus rares , et il ne négligeoit rienpour sen procurer , par des échanges , ou pourde largent; aussi les jardins dAnet étoient-ilsalors en grande réputation , et le jardinier con-sulté par plusieurs notables seigneurs qui luifaisoient lhonneur de le croire.

Claude Mollet marcha sur les traces de sonpère, et alla plus loin. Il fut le premier qui créaen France , en i 582 , daprès les dessins dusieur du Perac, grand architecte du roi, les par-terres à compartimens et broderies dont parleOlivier de Serres . En 1 5 ç 5 , il planta les jardinsde Saint-Germain-en-Laye , de Monceaux , etde Fontainebleau : en 1607 , il avoit déjà plantédans ceux de Fontainebleau sept mille piedsdarbres fruitiers , tant à pépin quà noyau, etil y avoit introduit quelques nouvelles espècesou variétés. Ces arbres , un demi-siècle après ,rapportaient encore grande quantité dexcellensfruits. Il avoit fait aussi, dans le jardin des Tui-leries de belles plantations de cyprès, que legrand hiver de 1608 fit périr ; ce fut alors quony substitua le buis et lif, qui résistent mieuxaux grands froids.

Son ouvrage, intitulé : Théâtre des Plans etO O o 2

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