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SIXIESME LIEU
Jardinages, contenant des secrets et des inven-tions incognues à tous ceux qui jusqu’ à présentse sont meslès d’escrire sur cette matière, avecun Traicté d’Astrologie, propre pour toutessortes de personnes, et particulièrement pourceux qui s’occupent à la culture des Jardins ,parut en i 652 , à Paris , chez Charles de Sercy,in-4°. j avec 22 planches, représentant desdessins et plans de parterre , bosquets , laby-rinthes , portiques et palissades , inventés parlui et par ses fils, André, Jacques et Noël , quitravailloient sous lui, et qui rappellent de nosjours des frères plus chers encore à l’agricul-ture et à la botanique.
Cet ouvrage fut réimprimé plusieurs fois àParis , in- 4 °- et in-12 , et traduit à Stokholm età Londres , in-folio. Comme l’auteur n’étoitpoint nommé dans le titre de la premièreédition , on le trouve quelquefois annoncésous l’anonyme, et les traductions sous le nomà'André Mollet, l’un de ses fils, dont le nomest au bas de plusieurs planches, et qui a publié,en 1 65 q , une Manière pour élever des melons.
Le Théâtre des Plans et Jardinages estpeut-être le premier ouvrage dans lequel on aitcherché à faire l’application de la météorologie,qu’il appelle astrologie , aux travaux du jardi-nage , d’une manière plus étendue et plus rai-sonnée qu’on ne l’avoit fait jusqu’alors. Outreles anecdotes que j’ai déjà rapportées , on lit en-core, dans cet ouvrage , qu’il y avoit derrièreSaint-Thomas du Louvre , à Paris , près l’hôtelde Matignon, où demeuroit C. Mollet, unebelle et grande place, dans laquelle il avoit élevédes mûriers blancs , dont les émondages seule-ment lui servirent à nourrir des vers-à-soie, quilui donnèrent, l’an 1606 , douze livres de soie ,aussi belle que celle d’Italie , qu’il vendit quatreécus la livre (environ 40 francs d’aujourd’hui) ,à M. Sainctot, l’un des notables bourgeois deParis , et marchand de soie 5 que, vers 1600,M. de Buhi, ambassadeur de France en Hol-lande , nous apporta le pois sans cosse, oumange-tout, etc. {H.)
( 11 3 ) Quoique le plant enraciné soit de beau-coup préférable aux boutures , cependant si onen manquoit, on pourroit employer celles-ci
avec succès, sur-tout dans les bons terreins unpeu frais. Si on veut se servir de la semence, ilfaut cueillir les capsules un peu avant qu’elless’ouvrent naturellement, parce que les semencess’en échappent avec élasticité : il vaut beaucoupmieux la confier à la terre, immédiatementaprès l’avoir recueillie , que d’attendre en Plu-viôse (Février) ou en Ventôse ( Mars ). ( K. )
(114) Outre l’ouvrage de C. Mollet dont j’aiparlé dans la note (112), ci-devant, page 47 5 , ilen a encore paru dans le même temps et posté-rieurement quelques autres sur le même sujet,parmi lesquels je dois indiquer seulement ceuxqui ont été copiés par tous les autres.
Traité du Jardinage selon les raisons de lanature et de l’art, ensemble divers desseins departerres, pelouzes , bosquets, et autres ome-mens servans d l’embellissement des Jardins ;par Jacques Boyceau , cscuyer sieur de la Ba-rauderie , intendant des Jardins du roi. Pans,van Lochom , i 638 , grand in-folio.
Le Jardinier Hollandois, par J. van derGroen , jardinier de M. le prince d’Orange ,avec environ 200 modèles de parterres à fleurset autres , labirinthes , pavillons , ouvragestrellissés et maillez de lattes , et de quadransou horloges solaires. Amsterdam , M. Door-nick, 1669, in-4°.
La Théorie et la Pratique du Jardinage , oùl’on traite à fond des beaux Jardins de plai-sance et de propreté, contenant plusieurs planset dispositions générales de Jardins , nouveauxdesseins de parterres, de bosquets, de boulin-grins, labyrinthes, salles, galeries, portiques etcabinets de treillages, terrasses, escaliers, etc.Paris , Mariette, 1709 , in- 4 °. Cet ouvrage, pu-blié par A. Leblond, et dont Desallier d’Ar-genville a revu les dernières éditions , exposeles principes de le Nostre.
J. le P autre, G alimard, Panseron, et quel-ques autres ont écrit aussi sur l’architecture ré-gulière des jardins ; mais , ainsi qu’on l’a observédans la note (111), cette partie de l’agricultured’agrément a fait de grands progrès , et le genrelibre , qui écarte la monotonie , paroît avoir étégénéralement adopté ; il seroit trop long de faireconnoître ici les principaux ouvrages sur cet
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