Band 
Tome II. IIe. Partie.
Seite
544
JPEG-Download
 

544

SEPTIESME LIEU

dre comme dessus, en le reschauffanttoutes les fois quil vous plaira vous en

Froid, servir. Le froid se compose des poudresci-dessus notées, et en semblable propor-tion , aussi subtilement sassées. On lesdestrempe dans de lhuile de nois , maisfort clairement, les meslant ensemble àforce de battre et remuer avec une spa-tule de bois. Sur quoi on ad-jouste quel-que peu de fines estoiqipes de chanvre,couppées menu , et un peu davantage degraisse de bouc ou de chèvre, crue ,hachée subtilement, quon incorpore toutensemble fort proprement. Après, est cemeslinge ainsi clair, à raison de labon-dance dhuile , endurci avec de la chauxneufve fusée sans eau , et blutée commefine fleur de farine, en y mettant peu àpeu , battant et remuant tous-jours , jus-quà ce que le ciment ne tienne plus , nià la terrine ni à la spatule, non pas mesmeaux mains, ains que sans en estre embar-bouillé , on le puisse manier, commecire ou paste douce et glissante. A tellecause aussi est appelle , ciment de paste,comme lautre , de fonte , pour sa qualitérefondante toutes les fois quon sen veutservir.

Pourrès Reprenons le cours de nostre fontaine.'7e' tr L/on- Si pour vostre bastiment, leau de la fon-ZtJZ ta i ne vous accommode , vous-vous eno"pZlôaLr P ourr és servir , en la faisant couler parles tuiaux ja posés : quoi-que cela soitfreschement, sans crainte daucune tare ,pourveu que la vuidange noffènce lédi-fice , ce quaccommoderas en la destour-nant. Et ne doubtés que les cimens nerésistent à leau dès-incontinent estreposés , mesme le froid , quoi-que tardifà sécher. Touchant le chaud cest sansdoubte quil se treuve en sa perfection de

bonté , dès-incontinent estre posé , pourson naturel soudain à sendurcir. Ainsi,*si bon vous semble, vous-vous ferés suivreà leau , pour la fabrique de la fontaine,jusquà perfection dœuvre. Noterés quela porte de la mère sera posée un pied etdemi plus hautement que le niveau dupremier tuiau faict dans la pierre , par leau sescoule , et demi-pied au-des-sous, fera-on le trou duquel ja jai parlé,pour vuider au besoin, ou leau sur-abon-_ dante , ou lordinaire ne pouvant coulerpar son chemin préparé , pour les des-tourbiers survenans. Ce trou est appellé, tarromlarron , comme desrobant leau , très-nécessaire en cest endroit, retenant deruine la mère , laquelle seroit en dangerde crever par trop deau, sans telle issue.

De quarante en quarante toises, y aura te,une autre maisonnette de trois ou quatre ° u repos °' rupieds en quarreure, bastie de semblablematière, et en la forme de la mère , ainsicomme elle, voustée et couverte de pierresplattes. Telle maisonnette est appellée ,serve ou reposoir, à cause de leau de lafontaine qui sy arreste , pour le profitdu conduict. Ces reposoirs sont inventéspour, sans trop de despence, raccoustrerlaqueduct lors quil en a besoin. Carquand il avient que la fontaine sarreste,on va visiter les serves commenceant à laplus prochaine de la mère, est prins avisde lendroit auquel le mal est caché, pour yremédier, sans estre contraint de débastirpar trop de canal, comme sans telle ad-dresse , allant incertainement, convien-drait faire. En la serve leau de la fon-taine entre dun costé , et sen sort dunautre par une pierre persée, qui la vuidedans un tuiau, laquelle est grillée dune| boiste de plomb, comme celle de la mère.

La