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Tome II. IIe. Partie.
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SEPT.TES ME LIEU

sans vous amuser par esplanades à ac-commoder tous tels défauts, ains faictes-lui passer par dessus, vostre fontaine ,qui coulera en tel endroit, aussi bienquailleurs. Par linstrument appelle,chante-pleure, leau ramonte tant quonveut j mais cela ne se peut faire autre-ment , quà telle condition , que leau nese peut arrester en endroit, plus haut quejustement linstrument la prend, ainsest rendue en mesme plan , ou plus bas :demeurant, pendant quelle ramonte ,enfermée dans linstrument ; dont telleinvention ne peut servir à ramonter leaudun puits ou dautre bas endroit, pourles arrousemens : ains seulement à re-muer une liqueur dun vaisseau à lautre,pour, sans peine , du plain se transvaserau vuide , et très-commodément en cestendroit de la fontaine. La chante-pleurenest autre chose que deux tuiaux des-tain , ou dautre matière , desgale lon-gueur et grosseur , telles quon veut,joincts ensemble , faisans deux branchesde telle figure que ceste lettre grecque A.Pour le faire jouer, lon met de leau danslune de ses branches, puis layant es-touppée , pour garder que leau ne ses-panche, lautre branche est mise plongerdun bout dans un seau plain deau: aprèsest destouppée la branche remplie deau,regardant en hors , pour la vuider ; ceque faisant, leau en sortant attire à ellecelle du seau passant par la branche, qui,vuide , y avoit esté plongée : et ce parla vertu du vent enclos , sans autre mys-tère , dont toute leau en est espuisée.Ainsi accommode-on la chante-pleure ànostre fontaine, mais cest en grand vo-lume : cest instrument servant de modelleen cest endroit. Il ne faut que continuer

la fabrique de la fontaine en la manièrecommencée, passant les tuiaux par dessusle rocher, quelque haut quil soit, à lacharge de laisser un trou , comme unbondon de tonneau, aufaiste et plus hautendroit du rocher, pour dicelui remplirdeau la partie des tuiaux vers la descenteet cours de la fontaine, pour attirer leaude la fontaine séjournant en lautre partieprès du rocher. Et à ce quutilement lonse puisse servir de telle invention, serade besoin faire une serve joignant le ro-cher du costé de lissue de leau , et lorsquil conviendra se mettre en oeuvre , letrou de lissue de leau dans la serve,serafermé : puis par le trou estant sur le ro-cher, on remplira deau avec des vazes etentonnoirs , la partie du canal attenanteà la serve , qui sera retenue , par laboucheure du trou. Après , très-curieu-sement , sera fermé le trou du rocher,et si bien , quaucun aer nen respire,finalement ouvert celui de la serve, pourvuider leau mise en ceste partie-, quien sen allant en bas le chemin de la fon-taine , attirera lautre eau séjournanteprès du rocher , venant de la source.Ainsi par le vent enclos , comme se voiden la chante-pleure , une eau tire lautresans intervalle, ayant une fois prins sontrain. Pourveu que le trou du haut de-meure tous-jours fermé , et quau canalenvelopant le rocher, montant et descen-dant ny aie aucune respiration. Car ses-ventant , pour peu que ce soit, la fon-taine cessera tout à faict aussi tost decourir : à quoi seulement aura-on à tenirloeil, pour le respect de ce passage.

Avec plus de raison ramonte leaupoussée par celle qui descend, quelle nedescend attirant à soi celle qui monte.

Discoum surle montrer etdescendrre deVeau.