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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D AGRICULTURE.

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ce reng pouvons-nous mettre le plane,arbre grand, plus cogneu en Suisse et èsquartiers dAlemagne, quen France ,pour la beauté de son umbrage, la blan-cheur de son bois , et sa facilité à par-croistre , dont il se rend recommendable.Toutes lesquelles plantes viennent ès en-droits secs, et tempérés de sécheresse etdhumidité, bien-que daer froid et chaud,toutes-fois avec requise distinction , nes-tans indifféremment tous dun mesmenaturel. Non ès aquatiques ni maresca-geux, qui sont donnés aux saules ,peuples , trembles , aubeaux, aunes ,oziers bouleaux , vèges , et sembla-bles, dicts arbres aquatiques, à la diffé-Bhtmguer rence des autres appellés secs. Ainsi par

Uiarbretpar , ,

en mou, »c, ces mots , sec et aquatique, entendrons

et aquatique. f ourn j^ ure <Jg n0S f oreS t S f taillis , SaU~

saies, ramées, et ozeraies, à ce que , sansconfusion , les disposions à propos (14).

En lédifice du verger , jai monstré ladifficulté de louvrage , pour la longueurquil y escliet, avant quen avoir conten-tement. Le mesme pouvons-nous dire dela forest et du taillis : et tout cela pro-vient du plant, qui advance ou recule cemesnage , selon quil se treuve grand oupetit. Lavis donques de lun , servirapour lautre : cest que, comme pour leverger recerchons le plus gros plant, etautrement qualifié ainsi quil appartient,sans beaucoup nous soucier du mince : demesme ferons - nous pour la forest etpour le taillis. Car défaillant le plant enqualité ou quantité requise, ce sera aussiaux semences et branches que recourronspour en avoir provision, dont dresseronsdes pépinières et bastardières , à la ma-nière ja monstrée , je vous renvoiepour en estre instruit. Cependant note-Thcâlre dAgriculture , Tome II.

Lieu VIeliap. xvif.

, que bien quau roolle des arbres, peussions ad-jouster les poiriers ,pommiers, cerisiers , pruniers , et coi-

rons

secs

gniers, aussi

bien

que

les chastagmers,

coudriers, meuriers , cormiers , et cor-nouaillers, qui communément portentfruict : si est-ce, quil ma semblé nestrebon de les édifier ès forests et taillis,parce quils appartiennent proprementaux vergers : joinct que labondance dubois quils donnent, nest tant grande ,quelle les doive faire recercher pour laforest et le taillis , ainsi quà telle cause,principalement, faict-on des autres. Maissi, par la propriété du fonds, les poiriers,pommiers, cerisiers, pruniers et coigniers,naturellement sageancent en la forest etau taillis , je suis davis de les y laisser ,

pour

la bien-séance , sans sen donner

autre peine : la diversité estant tous-joursagréable. Nest incompatible, toutes-fois,que parmi les plantes sauvaiges soyent lo-gés les chastagniers, coudriers, meurierset cormiers , non pour le respect de leurfruict, ains pour le bois quils donnenten abondance : leur faisant ces deux qua-lités- , tenir reng, et au verger, et en laforest, en se rendant de double utilité.Nestant en ce mesnage, quaccessoire ou t<foretuetparties casuelles, les fruicts que ces ar-bres donnent, dont aussi grand estât nen p * 1 < " u

7 Zj Jruict Vue-

estfaict: excepté des chastagnes, servans,et pour les hommes, et pour les bestes,telles toutes-fois, ne sortans, ni en sigrande quantité, ne si bonnes , des fo-rests, que des labourages; parce quenla forest, les chastagniers ne sont ni af-franchis ni cultivés à mode de fruictiers ,ains tenus en arbres sauvaiges. La has-tiveté , en cest endroit, est très-recom-mendable , pour choisir les arbres de

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