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SEPTIESME LIEU
meilleure volonté, et de plus de faculté àproduire abondance de bois, pour tostT-eimturiert rendre service. Entre tous les sauvaiges ,
et coudriers \ • i i -i .
croissent tost. a ceci les plus propres sont les meunersblancs, après les coudriers, pour arbres deleur taille. De ces deux plantes , commepour avant-coureuses, en attendant d’em-ployer les autres espèces d’arbres sauvai-ges , sera dressé un taillis, lequel posé enbon fonds, planté et cultivé en son com-mencement, comme sera monstré , danspeu d’années satisfera à vostre intention.Distint fions Ceci sera pour maxime , fondée sur laraison , que plus de bois produisentles arbres , et plus longuement vivent :plus aussi de nourriture requièrent-ils.A quoi est ad-jousté, que ceux qui tardcroissent, tard meurent ou défaillent.Partant, ce sont ceux-là qu’il convientloger ès meilleurs fonds : aux autres seradonné quartier , à mesure que plus ap-procheront ou reculeront des qualités sus-dites. Les chesnes , chastagniers ,ormes , sapins ,pins , hestres ou fous-teaux , charmes, et érables , sont lesarbres qui, sous ceste loi, seront posés èsplus féconds terroirs , parce qu’ils abon-dent plus en bois, et plus durent que lesautres espèces. Sur tous lesquels , leschesnes emportent le prix, mesme enlongueur de vie , laquelle les Ancienstiennent estre, communément, de troiscens ans : assavoir, cent à croistre, centen estât, et cent à descheoir j ce qu’ai-sément se croid, par leur monstrueusegrandeur , dont l’accroist n’a peu estre,qu’à la longue, veu qu’il se pousse assésDiscours du lentement chacun an. Les chastagniersIhcZgnUrl n’attaignent ce terme-là, ni aussi leurbois n’est à comparer en bonté , pour lechauffage, à celui des chesnes : ne ces-
tui-ci, pour la charpenterie , au bois dechastagnier, ainsi en telle qualité se com-pensans l’un l’autre. Mais non enfruict,les chastagnes surpassans d’autant lesglands , qu’il y a de différence entre lanourriture des hommes à celle des bestes.
L’un et l’autre arbre veulent le bon ter-roir. Le chastagnier toutes-fois se contentede moins que le chesne, profitant assésbien en terroir sablonneux, pourveu qu’ily ait de l’humidité : et les deux veulentque le climat tienne un peu plus du froid,que du chaud, qui est leur naturelle situa-tion (1 5 ). Les pins , sapins , hestres ou Des pins,fouste aux, dicts aussi faux, et les char- sap,m ’mes, sont arbres de montaigne froide, oùils parviennent non seulement en grande,ains en merveilleuse hauteur : dont ne sefaut esbahir , si estans contraintementposés en quartier chaud, ils demeurentpetits avec peu d’accroissement ; exceptésles pins, qui par bénéfice de la Nature,s’advancent très-bien , sous quel aer quece soit,froid, tempéré, chaud : comme lespinettes de la Provence et du Langue-doc , près de la mer Méditerranée , mesmecelles d’Aigue-mortes, le preuvent suffi-samment ( 16 ). Les meuriers, coudriers, r> c , ray-onnes ,fresnes , et érables , s’édifient ffé,assés bien ès moyennes terres , et lieuxtempérés de froidure et de chaleur : dont,tant pour telle louable qualité, que pourleur volontaire accroissement, par dessustous autres, seront choisis pour estre em-ployés à peupler les nouvelles forests ettaillis , y ad-joustant les chastagniers ,pour leur ployable naturel. Desquels ar-bres, généralement encores, fera-on cestesubdivision , qu’ès endroits plus froids ethumides, soyent mis les chastagniers ,ormes, fresnes, et érables $ ès plus chauds