DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.
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et secs , les meuriers et coudriers. Parceraisonnable assortiment, jouira tost lepère-de-farnille , de son labeur : prépo-sant pour sa prochaine utilité , la hasti-veté de ces arbres-ci (notamment desmeuriers et coudriers, comme a esté dict,d’entre tous autres ceux-ci estre de meil-leure volonté ) à la future commodité de sessuccesseurs (17) : pour lesquels ne lairra,toutes-fois , selon son climat, de semeret planter des chesnes, des Les très , despins, des sapins et autres arbres tardifs,desquels lui-mesme , sous la bénédictionde Dieu , pourra voir de beaux commen-cemens.
Moyen Touchant l’article du plant des arbres
d’arbrestauvaiga .
p i ant sauvaiges secs , trois chemins y a-il pouren avoir de toutes sortes : assavoir, dereject, de semence , et de branche , quiest le semblable moyen représenté au dis-cours des fruictiers. Le reject est le pluscommun et liastif ; la semence , le plusrare et plus tardif, demeurant la brancheentre ces deux extresmes. D’ailleurs quede rejects des vieux arbres , croissans enleurs pieds ou sortons de leurs racines ,n’en prendrons-nous des nouveaux (pouradvancement d’œuvre, s’y gaignant qua-tre ou cinq années de temps), si y treuvonsle fourniment requis, en qualité et enquantité. Mais cela ne se rencontrant quetrès-rarement, faict que pour le profit etla bien-séance , recerchons ailleurs qu’èsvieilles forests, des nouveaux arbres telsqu’il appartient : lesquels de nécessité ,convient estre de pareil aage et grandeur:à ce que , par telle esgalité, la forest etle taillis, esgalement s’accroissent. Au-trement la difformité y seroit grande , etavec icelle , ceste perte, que les petitsarbres opprimés par les grands, succom-
beroient sous ce voisinage. Le taillis sup-porte mieux telle inégalité de plant, quela forest, s’y confondans les pieds desarbres, à cause de leur bassesse, n’estansen veue : où ès forests , l’une de sesbeautés est la distinction des tiges, sereprésentons d’esgale grandeur, dont né-cessairement convient ainsi disposer laforest. Des pépinières et bastardières ,sortent arbrisseaux ainsi qualifiés, et ennombre désirable, pour en faire des forestset taillis ta*.. amples qu’on veut. Tellecommodité a esté représentée ailleurs ,et la manière de dresser la pépinière etla bastardière, aussi de cultiver et ar-rouser les arbres, qui me gardera de re-toucher ceste corde. Aucuns arbres sau-vaiges , du despartement des secs, s’es-lèvent par la pépinière, et ensuite par labastardière : autres ne passent que par laseule bastardière. Ceux-là sont les arbresvenans par pépins, noiaux, et fruicts,qu’à telle cause , l’on sème en la pépi-nière , comme chesnes , chastagniers ,fousteaux , pins , sapins , ormes , cor-miers , cornouaillers, aliziers, meuriers,bouis , genèvres. Et ceux-ci, desquels labranche s’enracine sans moyen, estantfourrée en terre, provenant telle facilité,de la grosseur de la mouëlle, coudriers ,meuriers , sureaux et semblables. De lagénéralité des arbres, aucuns se treuventmieux s’édifier par rejectons enracinésprins ès pieds des vieux , que par autrevoie : lesquels, quelques minces qu’ilssoyent, seront plantés en la bastardière ,pour là s’accroistre jusqu’au poinct desouffrir le replantement en la forest ouau taillis. Le meurier et le coudrier, pourleur volontaire accroissement, s’édifientpar toutes les trois manières dont on re-B b b b 2
Lieu "VT,
liap. iTii.