DU THÉÂTRE D’ AGRICULTURE.
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ment serfouer, sarcler, arrouser et es-Moyen ai - munder. Tout de mesme traicterés ces/aire tou en- meuners-ci : pour lesquels tost laire ad-IZ't'lrdiir!* vancer, le vrai secret consiste au logeren la bastardière, et au coupper de leursrameaux en leur commencement. C’est,de les poser au large pour s’accroistre àl’aise, et de s’abstenir de les curer avantqu’estre fort engrossis du pied. Et cepen-dant , leur roigner de la cime de toutesles branches, quelques deux doigts : no-Ctd m tamment, ne faillir de coupper le maistrenotebu. ^ s j x QU se pj pieds de terre , ne souf-
frant de s’en monter plus hautement :car par ce moyen, la substance en ré-trogradant , s’employera à nourrir letronc : laquelle laissée à volonté , inuti-lement , se convertiroit en bois, que par-après aussi faudroit coupper en plantantl’arbre , pour la dernière fois. De ceLieu v, planter aussi, a esté veu comment l’on aC hap. xr. ^ s >y con j u i re . et q ue ll e terre le père-de-famille doit employer en ses meurières ,j’ai monstré estre celle jugée la plus pro-pre pour le vignoble.
Des semences Toute autre semence d’arbres sau-
trmfZ".' vaiges, est grosse, excepté celle des cor-miers , des ormes, et de quelques autres.Car ce sontchastagnes, glands etnoiaux,qu’on met en terre, au raion ouvert ouà la fiche, comme a esté dict. Pour lagrandeur de ces semences-ci, on ne re-muera les arbrisseaux en la bastardière ,si ainsi on se résoud, ains ce sera en lapépinière mesme, qu’on achèvera de leseslever jusqu’au poinct d’estre propres àestre logés ; pourveu qu’on les sème assésau large et raisonnablement profond ,comment pour prendre bon fondement. Ceste pro-terre.° fondeur sera d’environ demi-pied : et àce que la semence ne soit estouffée par la
pesanteur de la terre, le raion ne seraachevé de remplir , qu’au préallable lesjettons ne soyent sortis à l’aer, et lors enles chaussans , cela se fera commodé-ment (19). Les branches enracinables se- Comment
, 1 1 | > x faire enrnci-
ront posées en la bastardière , comme ner les bran-celles des ffuictiers, et de mesme gouver- c fè p f,nées pour en avoir des arbres : par lequelmoyen, et le précédent des semences,aurés grande quantité d’arbres de plu-sieurs espèces, pour remplir vos forcstset taillis, dont pourrés choisir le plantqualifié ainsi qu’il appartient, sans estrecontraint d’employer un seul arbre quine vous aggrée, tant en abonderés :voire pour rendre vostre provision ines-puisable, comme fontaine perenne, siprovignés les arbres provignables à l’u-sage d’aucuns du verger. La distinction Distinguerdes races et espèces des arbres, et en lapépinière et en la bastardière , est néces- a . rhr “saire pour leur advancement : chacunse treuvant mieux avec son semblable ,que s’ils estoient confusément meslingés.
Aussi distinctement maniera - on à la Et diverse-
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serpe les arbres sauvaiges, c est assavoir, duirc àen tenant curé le pied de ceux qu’on des- 'f”,"tine en la forest : et bien peu toucher auxautres pour le taillis , lesquels n’ayansbesoin que de brancheage, suffit qu’onleur laisse du tronc , seulement pour sor-tir de terre : dont ils s’advancent d’au-tant plus, que moins de temps ils em-ployent à se rendre replantables , au res-pect de ceux de la forest, qui ne peuvent,qu’avec le temps , avoir le tige tel que debesoin.
Après avoir appresté la matière desbois , convient l’employer. En deux ma-nières principalles cela se faict, comme aesté touché, en taillis et en foresls. Pour