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Tome II. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE D AGRICULTURE.

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ment serfouer, sarcler, arrouser et es-Moyen ai - munder. Tout de mesme traicterés ces/aire tou en- meuners-ci : pour lesquels tost laire ad-IZ't'lrdiir!* vancer, le vrai secret consiste au logeren la bastardière, et au coupper de leursrameaux en leur commencement. Cest,de les poser au large pour saccroistre àlaise, et de sabstenir de les curer avantquestre fort engrossis du pied. Et cepen-dant , leur roigner de la cime de toutesles branches, quelques deux doigts : no-Ctd m tamment, ne faillir de coupper le maistrenotebu. ^ s j x QU se pj pieds de terre , ne souf-

frant de sen monter plus hautement :car par ce moyen, la substance en ré-trogradant , semployera à nourrir letronc : laquelle laissée à volonté , inuti-lement , se convertiroit en bois, que par-après aussi faudroit coupper en plantantlarbre , pour la dernière fois. De ceLieu v, planter aussi, a esté veu comment lon aC hap. xr. ^ s >y con j u i re . et q ue ll e terre le père-de-famille doit employer en ses meurières ,jai monstré estre celle jugée la plus pro-pre pour le vignoble.

Des semences Toute autre semence darbres sau-

trmfZ".' vaiges, est grosse, excepté celle des cor-miers , des ormes, et de quelques autres.Car ce sontchastagnes, glands etnoiaux,quon met en terre, au raion ouvert ouà la fiche, comme a esté dict. Pour lagrandeur de ces semences-ci, on ne re-muera les arbrisseaux en la bastardière ,si ainsi on se résoud, ains ce sera en lapépinière mesme, quon achèvera de leseslever jusquau poinct destre propres àestre logés ; pourveu quon les sème assésau large et raisonnablement profond ,comment pour prendre bon fondement. Ceste pro-terre.° fondeur sera denviron demi-pied : et àce que la semence ne soit estouffée par la

pesanteur de la terre, le raion ne seraachevé de remplir , quau préallable lesjettons ne soyent sortis à laer, et lors enles chaussans , cela se fera commodé-ment (19). Les branches enracinables se- Comment

, 1 1 | > x faire enrnci-

ront posées en la bastardière , comme ner les bran-celles des ffuictiers, et de mesme gouver- c p f,nées pour en avoir des arbres : par lequelmoyen, et le précédent des semences,aurés grande quantité darbres de plu-sieurs espèces, pour remplir vos forcstset taillis, dont pourrés choisir le plantqualifié ainsi quil appartient, sans estrecontraint demployer un seul arbre quine vous aggrée, tant en abonderés :voire pour rendre vostre provision ines-puisable, comme fontaine perenne, siprovignés les arbres provignables à lu-sage daucuns du verger. La distinction Distinguerdes races et espèces des arbres, et en lapépinière et en la bastardière , est néces- a . rhrsaire pour leur advancement : chacunse treuvant mieux avec son semblable ,que sils estoient confusément meslingés.

Aussi distinctement maniera - on à la Et diverse-

11 > . ment les cou-

serpe les arbres sauvaiges, c est assavoir, duirc àen tenant curé le pied de ceux quon des- 'f,"tine en la forest : et bien peu toucher auxautres pour le taillis , lesquels nayansbesoin que de brancheage, suffit quonleur laisse du tronc , seulement pour sor-tir de terre : dont ils sadvancent dau-tant plus, que moins de temps ils em-ployent à se rendre replantables , au res-pect de ceux de la forest, qui ne peuvent,quavec le temps , avoir le tige tel que debesoin.

Après avoir appresté la matière desbois , convient lemployer. En deux ma-nières principalles cela se faict, comme aesté touché, en taillis et en foresls. Pour