DU THEATRE D’AGRICULTURE.
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lesesmunder.
monter trop tost, leur pied n’en restastfoible, à la ruine de la plante. Maispassé ce terme-là, l’arbre ja fortifié , ensera le tronc curé, et en suite nettementtenu : comme aussi seront eslaguées sesbranches , deschargeant l’arbre du su-Comment perflu. Diversement on esmunde ces ar-bres-ci, selon leurs diverses fins. Si cesont arbres dont l’on désire foire hautefustaie, à fine force de nettoyer on lesfera allonger, sous toutes - fois, le na-turel de la plante et la presse du lieu. Side chauffage, de quelque espèce que cesoit, en laissant les branches, et que lesarbres soyent posés au large, on se sa-tisfera : et ainsi tirerés de vos arbres leservice espéré.
Non plus que les fruictiers, ces arbressauvaiges ne peuvent beaucoup advancersans culture. Pour laquelle cause, nousles cultiverons diligemment durant leurspremières années, et jusqu’à ce, qu’a-grandis , ils oppriment toutes herbes etplantes contrarians à leur accroissement.Le moyen de parvenir à telle culture avecespargne, est celui mesrne des fruictiers,représenté en plusieurs sortes, commedes jardinages , des grains , des vignes :aucuns desquels l’on employera en cestendroit selon que le prieux s’accordera,pour avoir tost plaisir des forests. Lavertu de la culture se manifestant, nonseulement aux bois des arbres sauvaiges ,ains à leurs fruicts : mesmement auxglands, qui en plus grande abondance etplus grosses sortent des chesnes du labou-
Eit rtècet-mire de lescultiver.
rage
que des forests agrestes.
De Tarrou -
Encores que les arrousemens ne soyentnécessaires, ni ès taillis , ni ès forests ,pour le naturel de leurs arbres , si leurservent-ils de grand ornement, voire et
d’accroist, quand ils sont opportunémentarrousés : n’attaignans jamais en parfaictegrandeur , les plantes endurant la soifau cours de leur vie , ains seulementcelles , qui, par bon tempérament, sontentretenues. Qui aura donques son ter-roir tant félice, que de le pouvoir arrou-ser à volonté, en cest endroit se servirade l’eau, la faisant découler auprès des ar-bres, par petits canaux à ce appropriés,lors que par la sécheresse de la saison,toutes plantes désirent l’humeur. Nonen autre temps les forés boire, ne jamaispermettras l’eau croupir ès pieds des ar-bres , de peur d’en pourrir les racines.Ne forés aussi ceste faute, que d’arrouserles vieilles forests n’ayans accoustumél’eau, pour le danger d’en faire mourirses arbres, cuidant les bien traicter enforceant leur nourriture : avis, que parma propre expérience , vous puis hardi-ment donner: ains seulement abbruverésles arbres que dès leur jeunesse auréseslevés par tel traictement.
CHAPITRE X.Les Arbres aquatiques.
Pour l’utilité de son divers service, etson facile accroissement, le bois aquatiqueest fort recerché. C’est aussi là où l’onrecourt, pour , plustost que d’ailleurs ,estre secouru de chauffage : car, moyen-nant l’eau, dans peu de temps se rendentles arbres aquatiques, propres à ce ser-vice. En appuis de vignes, en gentil-lesses des jardins , en cercles pour vais-seaux à vin, en poultres, soliveaux, ais,