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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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lesesmunder.

monter trop tost, leur pied nen restastfoible, à la ruine de la plante. Maispassé ce terme-, larbre ja fortifié , ensera le tronc curé, et en suite nettementtenu : comme aussi seront eslaguées sesbranches , deschargeant larbre du su-Comment perflu. Diversement on esmunde ces ar-bres-ci, selon leurs diverses fins. Si cesont arbres dont lon désire foire hautefustaie, à fine force de nettoyer on lesfera allonger, sous toutes - fois, le na-turel de la plante et la presse du lieu. Side chauffage, de quelque espèce que cesoit, en laissant les branches, et que lesarbres soyent posés au large, on se sa-tisfera : et ainsi tirerés de vos arbres leservice espéré.

Non plus que les fruictiers, ces arbressauvaiges ne peuvent beaucoup advancersans culture. Pour laquelle cause, nousles cultiverons diligemment durant leurspremières années, et jusquà ce, qua-grandis , ils oppriment toutes herbes etplantes contrarians à leur accroissement.Le moyen de parvenir à telle culture avecespargne, est celui mesrne des fruictiers,représenté en plusieurs sortes, commedes jardinages , des grains , des vignes :aucuns desquels lon employera en cestendroit selon que le prieux saccordera,pour avoir tost plaisir des forests. Lavertu de la culture se manifestant, nonseulement aux bois des arbres sauvaiges ,ains à leurs fruicts : mesmement auxglands, qui en plus grande abondance etplus grosses sortent des chesnes du labou-

Eit rtècet-mire de lescultiver.

rage

que des forests agrestes.

De Tarrou -

Encores que les arrousemens ne soyentnécessaires, ni ès taillis , ni ès forests ,pour le naturel de leurs arbres , si leurservent-ils de grand ornement, voire et

daccroist, quand ils sont opportunémentarrousés : nattaignans jamais en parfaictegrandeur , les plantes endurant la soifau cours de leur vie , ains seulementcelles , qui, par bon tempérament, sontentretenues. Qui aura donques son ter-roir tant félice, que de le pouvoir arrou-ser à volonté, en cest endroit se servirade leau, la faisant découler auprès des ar-bres, par petits canaux à ce appropriés,lors que par la sécheresse de la saison,toutes plantes désirent lhumeur. Nonen autre temps les forés boire, ne jamaispermettras leau croupir ès pieds des ar-bres , de peur den pourrir les racines.Ne forés aussi ceste faute, que darrouserles vieilles forests nayans accoustuméleau, pour le danger den faire mourirses arbres, cuidant les bien traicter enforceant leur nourriture : avis, que parma propre expérience , vous puis hardi-ment donner: ains seulement abbruverésles arbres que dès leur jeunesse auréseslevés par tel traictement.

CHAPITRE X.Les Arbres aquatiques.

Pour lutilité de son divers service, etson facile accroissement, le bois aquatiqueest fort recerché. Cest aussi lonrecourt, pour , plustost que dailleurs ,estre secouru de chauffage : car, moyen-nant leau, dans peu de temps se rendentles arbres aquatiques, propres à ce ser-vice. En appuis de vignes, en gentil-lesses des jardins , en cercles pour vais-seaux à vin, en poultres, soliveaux, ais,