SEPTIESME LIEU
Avis deCaton.
j4ubf.au jpeuplier ,tremble.
Aune.
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et à autres usages de bastiment, s’appro-prient aussi ces arbres : voire c’est sansfin qu’on en tire des commodités, commed’une source, sortant tous-joursbois aprèsbois, quand fréquemment couppé , lesarbres ne cessent de rejecter. Entre lesprincipaux revenus de la terre, Catoncouche le bois aquatique, qu’il commandede bien gouverner, mesme le saule ousaulx, au tailler , comme en l’article leplus requis de sa culture.
Cinq sortes principales d’arbres aqua-tiques y a-il, saules,peupliers, aunes,bouleau, oziers. Les diversités dessaules , se remarquent à la couleur , au-cuns estans blancs, les autres tendans surle rouge et tané , en leurs f ueilles ; quantau bois , n’y ayant grande différence.En trois espèces est divisé 1 e peuplier ,distinctes par ces mots latins , populusalba , nigra , et lybica ; et en françoisappellés , aubeau ( 35 ) , peuplier, ettremble (cestui-ci, dict aussi, niespe( niespen- boom ), en aucuns endroitsde la Gaule Belgique), se discernans parleurs couleurs et grandeurs. Ce qu’onl’appelle tremble, vient du continuelmouvement de sa fueille ; causé, tant desa figure poinctue, fendant l’aer, que dela longueur de la queue d’icelle, bien-queielle qualité se voye aussi en celle desautres peupliers 3 ayans la fueille cotton-née d’un costé , mais plus les uns queles autres. Tous lesquels arbres montenthautement, si à ce on les ployé, plustoutes-fois l’aubeau et le tremble, que nile peuplier ni le saule. Autant qu’autrearbre aquatique , s’allonge Y aune , end’aucuns endroits appellée, verne : aussic’est toute la conformité qu’elle a aveceux, estant singulière en toutes autres
choses, excepté à produire des chat-tons qu’elle communique avec le saule.Ressemble au coudrier en fueilles, et àrejecter abondamment du pied. Son boisde nouveau couppé, est rouge , se blan-chissant à l’aer tost après. Est fort pro-pre à supporter les édifices dans l’eau,où il est de perpétuelle durée, s’y en durcis-sant comme pierre : moyennant qu’il ydemeure continuellement sans plus sentirl’aer, auquel se pourrit dans peu de temps.
De l’escorce de cest arbre , les chapelierset tanneurs se servent à taindre leur ou-vrage en couleur noire. Le bouleau se Souw.maintient en modérée hauteur. Il s’é-difie et joignant les eaux , et un peu es-loigné d’icelles, ainsi que le peuplier :duquel, selon aucuns, il est espèce, ap-pellé betula , en latin. Des jettons debouleau, se servoient les anciens consulsRomains, en leurs fasces, c’est à dire,petits faisceaux de verges, qu’ils fai soientporter devant eux; signe de souveraineté,par le tesmoignage de Pline.
Quant aux oziers, ils peuvent estre Oziers.logés , et entre les arbres , et entre lesarbustes aquatiques , pour les diversesgrandeurs de leurs bois , selon leurs es-pèces , qui sont sans nombre. Y en ayantde plusieurs corps *de grands, de moyens,de petits : de plusieurs couleurs, de noirs,blancs, jaunes, dorés, rouges, tannés,verts : de doux et flexibles, les uns plusque les autres : de francs et de bastards.
Le vège, tamaris (36), saules bastards, Vège, ta-et autres arbustes aquatiques que la terre mar ' hproduict selon le naturel de son fonds, deson aer, et de ses eaux , seront couchésen ce roolle , estans de sympathie avecles précédentes plantes. De tous ces ar-bustes-ci, tire-on beaucoup de service